• Suite réservée à la "réponse" de De Clerck

      Monsieur Stefaan DE CLERCK

       Ministre de la Justice

      Liège, le 17 décembre 2010 

      Monsieur le Ministre, 

        Concerne : votre référence "PV 13/PL 1928/BB" 

        J'accuse bonne réception de votre courrier daté du 7 décembre 2010 en réponse à ma lettre du 3 juin 2009. Je vous en remercie. 

        Je suis désolé de vous dire que, dans votre courrier, je n'ai pu trouver les réponses aux deux questions que je me suis permis de vous poser dans ma lettre susmentionnée du 3 juin 2009. Eu égard à cet élément fondamental et à la gravité extrême de la situation, il m'apparaît plus qu'utile de poursuivre la correspondance avec vous à ce sujet. Et ce, afin d'en finir à très court terme et par tous les moyens que j'estimerai légitimes pour exiger jusqu'au bout, et sans la moindre concession, le respect du droit que vous ne respectez pas. 

        1. En ce qui concerne ma première question, voudriez-vous bien m'indiquer clairement le courrier dans lequel Monsieur le Procureur général près la Cour de Cassation, ou l'un de vos prédécesseurs, m'aurait apporté la réponse à cette question. Réponse dans laquelle je lirai, par exemple, la date à laquelle vous avez transmis ma requête aux autorités compétentes et la date à laquelle vous avez reçu la réponse de ces mêmes autorités. Cette dernière date devant nécessairement être ultérieure au 9 avril 1998, car c'est bien le 9 avril 1998 que vous disiez vous voir contraint d'attendre ladite réponse des autorités avant de m'informer plus amplement.  

        2.  En ce qui concerne ma deuxième question, voudriez-vous bien me dire clairement à quelle date votre prédécesseur avait-il transmis ma requête à Monsieur le Procureur général près la Cour de Cassation, et à quelle date avait-il reçu la réponse de celui-ci ?

         

        Je réserve la copie de la présente, pour information, à votre collaborateur Monsieur Benjamin HERMAN. 

        Espérant vous lire au plus tard le 11 janvier 2011, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments respectueux,

     

    Mustafa Sari


  • "Réponse" du ministre...

     

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  • Une lettre, une de plus comme on dit

    Monsieur Benjamin HERMAN

    Conseiller au Cabinet du Ministre

    Ministère de la Justice

    Boulevard de Waterloo, 115

    1000 Bruxelles

     Liège, le 9 décembre 2010

     Monsieur,

     Concerne : L'interminable "traitement" de mon courrier du 3 juin 2009.

     Comme je vous l'ai promis dans mon courriel du 30 novembre dernier resté sans réponse, j'ai l'honneur de vous confirmer que, le mardi 21 décembre 2010 à 10h00, je viendrai vous rejoindre au ministère de la justice en vous priant de me transmettre la réponse à mon courrier cité sous rubrique.

     Et je ne quitterai les lieux qu'avec ladite réponse en main afin d'exiger, une fois encore et avec la détermination qui est la mienne, le respect des règles les plus élémentaires du droit que vous ne respectez pas.

     Quant à ma promesse de  vous raconter brièvement l'histoire hallucinante écrite par Mesdames Batena BAFOLO, Hélène STIJNS et vous-même - et ce, durant un an et demi - autour d'une réponse à un courrier somme toute banal, j'ai  préféré ici m'en abstenir par crainte de vomir sur le clavier ma profonde indignation, pour ne pas dire ma révolte pour le moins légitime.

     Indignation et révolte que tout homme digne de cette appellation peut éprouver face aux incessantes manœuvres de falsifications, de tromperies, de prévarication et de mensonges. Manœuvres auxquelles je suis forcé à faire face depuis plus de quinze ans, et qui, par ailleurs, ont toujours été considérées par les autorités concernées, tant politiques que judiciaires, comme des moyens parfaitement justifiés. Ils ont été employés comme moyens ‘légitimes’ de parvenir à la réalisation d'objectifs jamais avoués, et ont fait partie de l’histoire, aussi loin que l'on remonte dans le passé.

     L’abus de pouvoir, le rapport de force et la limite

     De fait, dans l'élaboration et l'exécution hors-la-loi et contraire au droit de ces manœuvres, la négation délibérée de la réalité - la capacité de mentir - et la possibilité de modifier les faits - celle d’agir - ont été intimement liées, car elles procédèrent l’une comme l’autre de la même source : l’abus de pouvoir.

     Mais poussées au-delà d’une certaine limite, ces manœuvres hors-la-loi et contraires au droit produisent des résultats contraires au but recherché. Cette limite est atteinte dangereusement là où la frontière qui sépare la vérité du mensonge est rendue invisible ; là où le vrai et le faux deviennent indiscernables ; et là où les questions relatives à la recherche de la vérité sont transformées en problèmes de pouvoir et de rapport de force archaïque et élémentaire en faisant exister un ordre pervers où la violence fait loi.

     Un exemple

     Lors de notre entretien téléphonique du 14 octobre dernier, vous m'aviez dit que vous aviez pris le temps de vous informer, que vous aviez traité mon courrier susmentionné, que vous y aviez répondu, que la réponse était soumise à la signature du Ministre, et que j'allais sans doute la recevoir au début de la semaine du 18 octobre.

     Puis, plus rien et vous êtes devenu injoignable jusqu'au 22 novembre 2010, date à laquelle vous me disiez, lors de notre communication téléphonique de ce même jour, que la réponse promise était retournée à l'administration parce qu'il fallait y apporter des rectifications (ou des changements), et que vous alliez répondre ce jour même, ou le lendemain au plus tard, à mes courriels des 8 et 18 novembre …. Nenni !!!!

     Questions

     Connaissez-vous vous-même la vraie raison qui motive vos agissements entourant le traitement de mon courrier, comme si vous traitiez 'une affaire d'Etat' frappée du sceau du secret d'Etat ? Vous parait-il normal qu'une réponse à un courrier d'une simplicité déconcertante - réponse que vous dites avoir élaborée durant un an et demi, et après vous être dûment informé - ait encore besoin de rectifications ? Si oui, jusque quand ?

     En espérant que le 21 décembre 2010 ne soit pas trop tôt pour répondre à un courrier daté du 3 juin 2009, je vous prie de recevoir, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués,

     Mustafa Üner SARI