Rappel au Ministère de la Justice

 

Madame STEIJNS

Ministère de la Justice

Service contentieux et avis juridiques

Boulevard de Waterloo, 115

1000 Bruxelles

 

 

Liège, le 29 mars 2010

 

Madame,


Par la présente, je prends acte de l'impossibilité pour vous, comme vous me le disiez lors de notre communication téléphonique de ce 23 mars, de me transmettre un simple accusé de réception du courrier que j'ai adressé le 3 juin 2009 à Monsieur le Ministre de la Justice. Parce que le traitement de ce courrier serait, selon vous donc, bloqué au Cabinet. Alors que vous n'avez cessé - sans le moindre scrupule, durant des mois et lors de nos innombrables communications téléphoniques - de me promettre l'envoi sans délai de ce même accusé de réception.

 

 

L'abus

 

En agissant ainsi, vous semblez oublier à votre tour le fait que, poussés au-delà d’une certaine limite, la tromperie, la falsification, la prévarication, le mensonge produisent des résultats contraires au but recherché. Que cette limite est atteinte dangereusement là où la frontière qui sépare la vérité du mensonge est rendue invisible ; là où le vrai et le faux deviennent indiscernables ; et là où les questions relatives à la recherche de la vérité sont transformées en problèmes de pouvoir et de rapport de force.

 

La preuve en est que, si nous sommes arrivés au point de non retour où nous nous trouvons aujourd'hui, c'est parce que la falsification, la tromperie, la prévarication, le mensonge ont toujours été considérés par les autorités concernées comme des moyens parfaitement justifiés : la fin justifie les moyens. Ils ont été employés comme moyens ‘légitimes’ de parvenir à la réalisation d'objectifs jamais avoués, et ont fait partie de l’histoire aussi loin que l'on remonte dans le passé.

 

Dans l’élaboration et l’exécution d'agissements hors-la-loi et contraires au droit auxquels j’ai sans cesse dû faire face, la négation délibérée de la réalité - la capacité de mentir - et la possibilité de modifier les faits - celle d’agir - ont été intimement liées, car elles procédèrent l’une comme l’autre de la même source : l’abus de pouvoir.

 

 

L'impossible résignation face à l'abus

 

A présent, puis-je vous prier, Madame, d'informer Monsieur le Ministre, ou les membres concernés de son Cabinet, de ce qu'il m'appartient désormais de tenter de débloquer le traitement de ce dossier qui m'empoisonne la vie et l'existence depuis bientôt quinze ans. 'Quand et comment ?', me direz-vous. Au moment venu et par tous les moyens que j'estimerai légitimes. Et vous en serez inévitablement informés par les événements. La résignation par lassitude et par usure du temps n'est donc pas la maladie dont je mourrai, comme vous semblez le croire. Ce qui m'amène à vous faire part des réflexions qui suivent.

 

 

   La résistance non-violente

 

Durant de longues années, je me suis posé la question de savoir quelle était, dans une démocratie, la place de la résistance non violente, résistance que j'ai assumée durant ces mêmes années dans des conditions qui dépassent l'entendement. Et je me suis sans cesse demandé pourquoi elle était souvent perçue comme un moyen de pression "non justifié"… Parfois légitime, me disais-je, cette perception vient de ce que, notamment, la place de la résistance est plus difficile à penser dans le cadre d'un régime démocratique que dans le cadre d'un régime autoritaire ou totalitaire.

 

Non pas que la résistance pose problème dans le cadre des régimes démocratiques puisque l'Etat de droit pourrait précisément y être défini comme celui qui garantit la gestion non-violente du pouvoir. Mais cette ‘adéquation théorique’ entre la démocratie et l'Etat de droit, questionne la ‘légitimité’ même de toute résistance : en principe, dans un Etat de droit, chacun est soumis au droit et tenu par lui, le pouvoir judiciaire ayant pour rôle  fondamental de pacifier les conflits par le droit et non par la pression, le chantage ou la loi du plus fort. En outre, le principe de séparation des pouvoirs garantit que les trois pouvoirs - exécutif, législatif et judiciaire - soient distincts et donc se limitent mutuellement.

 

Mais force m'a été de constater qu'à l’ombre de ces principes, de ces règles ou de ces normes, dont l’Etat de droit suppose une application 'réelle' et 'indifférenciée', des représentants tant du pouvoir judiciaire que du ministère public abandonnent leurs attributions juridictionnelles ou judiciaires et collaborent avec des représentants des autres pouvoirs pour des raisons extrajudiciaires, dans la convergence d'intérêts divergents. Ils prennent alors distance par rapport au droit, ils s'écartent de la légalité, et substituent à la recherche de la vérité une problématique de pouvoir, en bravant toutes les lois positives mais en n'agissant jamais sans prendre pour guide la loi, et en faisant exister un ordre pervers où la violence, qui résulte d’un rapport de force archaïque et élémentaire, fait loi.

 

Ce qui conduit inévitablement dans une impasse totalitaire redoutable, une zone de non-droit, où règne en maître l’impunité totale en faveur des 'privilégiés', à savoir les représentants concernés de la puissance publique - dont des magistrats et des mandataires politiques, notamment - qui, en principe, sont pourtant soumis eux aussi au droit, et tenus par lui.

 

Le droit est mort, vive la loi du plus fort

 

L’extraordinaire perversion que traduisent ces agissements a pour but ultime, me semble-t-il, de proclamer le droit mort, et de faire de telle sorte que personne ne fasse plus confiance à cette obligation d’une importance capitale : la soumission au droit. Faire de telle sorte que nous oubliions que depuis le temps des Lumières, c’est-à-dire depuis l’essor de l’Etat de droit, le respect de la loi et du droit ne soit plus l’expression arbitraire de la volonté de qui que ce soit, que nul n’ait désormais de pouvoir qu'en vertu du droit, et que chacun parmi nous soit soumis à l'obligation de respecter une loi qui le précède.

 

Pour que nous oubliions que le principe de séparation des pouvoirs venu, lui aussi, du siècle des Lumières, soit le principe fondateur de notre démocratie moderne : "il faut que le pouvoir arrête le pouvoir" (Montesquieu). Principe tragiquement détourné par la confusion des pouvoirs, confusion dont découle ‘l’estompement des normes’ et des règles les plus élémentaires de la morale publique, consubstantielle à la démocratie et à l’Etat de droit démocratique.

 

J’estime, quant à moi, qu’il s’agit là de principes universels qui excluent toute concession de quelque ordre que ce soit. Principes dont découle l’une des règles fondamentales du droit, qui veut qu’un droit qui ne se traduise pas par des obligations précises envers le titulaire du droit, et dans le respect de la loi, ne puisse plus être qu’une duperie mentale, ou le principe fondateur d’une république bananière et non d’un Etat de droit démocratique - dans lequel je crois pourtant vivre, ici et maintenant.

 

 

La résistance par tous les moyens légitimes

 

D’où précisément la question fondamentale de savoir dans quelles circonstances précises la résistance - quelle qu'elle soit - devient nécessaire et légitime dans le cadre d'un régime démocratique régi par un Etat de droit. Elle l’est certainement, me semble-t-il aujourd'hui, lorsque le pouvoir devient abusif, et lorsque la démocratie bascule dans l'autocratie ou l'autoritarisme.

 

On en revient alors à l'héritage de la révolution française et de sa réflexion sur le ‘droit à la résistance’, que je résume ici par cette formule de Mirabeau : "Quand l'autorité devient arbitraire et oppressive ; quand elle attente aux  propriétés pour la protection desquelles elle fut instituée ; quand elle rompt le contrat qui lui assura des droits et la limita, la résistance est un devoir et ne peut s'appeler révolte".

 

J’ai en effet la faiblesse de croire que se battre au sein d'un régime démocratique contre l’abus de pouvoir et l’arbitraire, et pour le respect de la loi et du droit, notamment, revient à se préserver contre la montée de l'autoritarisme et à préserver la pérennité de la démocratie et de l’Etat de droit démocratique. En n’ayant en mains, comme arme, qu’un ‘non’ qui dit ‘oui’ et la force de ses convictions, sans le moindre souci de plaire à qui que ce soit ni pour quoi que ce soit, et ce en tendant l'oreille à Socrate qui disait : "Mieux vaudrait me servir d'une lyre dissonante et mal accordée, diriger un chœur mal réglé, ou me trouver en désaccord ou en opposition avec tout le monde, que de l'être avec moi-même, étant un, et de me contredire." (Platon, Gorgias).

 

 

'non' à un ordre pervers où la violence, qui résulte d’un rapport de force archaïque et élémentaire, fait loi

 

 

'OUI' à l'exigence légitime du respect du droit et de la loi dans un Etat de droit, loi et droit que vous ne respectez pas

 

 

 

Parfaitement conscient d'être "en un endroit d'où l'on ne voit plus la lumière de l'entrée, et où la lumière de la fin est si imperceptible que le regard doit sans cesse la chercher et la reperd sans cesse, où le début et la fin ne sont même pas assurés", je vous prie de croire, Madame, en ma détermination intacte,

 

 

Mustafa Üner SARI

 

 

 

Gsm : 0496 688 410

E-mail : ms.sari@gmail.com

Commentaires


  • Chèr(e) Bloggueur(e),

    Nous nous excusons pour s’avoir permis la présence dans vos commentaires ; nous sommes ici, en fait, pour vous relater certains graves événements qui, nous sommes sûrs, vous concernent...

    Parce que, si un bandit tire de fusil contre un bijoutier pour s’en approprier de son or, en Belgique, c’est presque une scène habituelle ; mais quand il le fait sponsorisée par le bourgmestre (en notre cas, Demeyer, le maire de Liège ) il faut avouer que c’est inquiétant…

    Quand un autre bandit, venus illégalement de l’est d’Europe pour braquer, sous la protection de bourgmestre, s’amuse, nez plein de la came, en donnant les coups de poing au visage des dames âgées qui se promènent dans les rues, cela concerne la sécurité de tous…

    Comme d’ailleurs le fait que les juifs sionistes (donc, tout la classe politique belge ) ont décidés de précipiter notre société dans une guerre civile, qui devrait faire partie d’une guerre globale, avec l’utilisation des bombes atomiques en Proche Orient…

    Les sionistes, pour cacher ceci et leur totale domination sur le peuple chrétien, - entre tout les autres déloyautés -, nous imposent aussi une offre culturelle « anesthésique »…

    Nous pensons que le texte qui suive concerne aussi votre situation économique car il preuve l’existence d’une partie de la population, notamment, les juifs sionistes, qui est exempte de tout les obligations fiscales, et qui, en plus, est en manœuvre pour s’en approprier de tout les autres biens meubles et immeubles de reste de la population…


    Voila pourquoi nous invitons tous ceux qui sont curieux de connaître les détailles de leur complot, - et peut-être d’y « résister » -, de visiter d’abord ce petit film re-vi-sion-iste :

    http://www.youtube.com/watch?v=3PzLjMVdZfk

    Et, puis, notre blog :

    http://arminc.blogger.ba/

    P.S.
    Ceux qui préfèrent l’esthétique (nous pensons à ceux qui font les remarques de quelques fautes orthographique ; ) plutôt que l’étique, peuvent s’abstenir de cliquer. A chacun son truc…


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