Grève de la faim: 16ième jour

En Hors-Château, le 13 février 2008

José,Au seizième jour - seize jours de trop - de la grève de la faim qui est une façon pour le plus faible de prendre le dessus moral sur la loi du plus fort, j’estime qu’il est temps de te dire que j’espère avoir ta réponse à ma demande au plus tard le jeudi 14 février 2008 à 22.00 heures.

J’en reste là pour ne pas t’inquiéter outre mesure parce que je sais que, à présent, tu as des préoccupations bien plus importantes. Tu dois penser, par exemple,  à Louis GENET, mon ex-conseil ‘ECOLO’, qui aurait été très affecté, très touché quand je l’ai viré le 5 juin 1996 pour m’occuper moi-même, le 7 juin et devant la Chambre du Conseil, de ce qui me regardait de très prés.

Si je fais allusion ici à Louis GENET, c’est parce que je crois que tu conviendras sans doute avec moi que nul ne pouvait résumer l’histoire du ‘Hors-Château’, comme tu l’as résumée par deux petites phrases, en apparence banales, que tu as effectivement lancées sur les pavés lors ta rencontre avec les citoyens le 7 février courant devant la porte de ton parti : "Louis GENET a été très affecté, très touché quand Mustafa l’a viré. Et Mustafa a été blanchi grâce à Louis GENET". En sachant que tu ne craints aucune contradiction, je dirais que je suis heureux d’avoir été blanchi devant les tribunaux par un avocat que j’ai viré.

J’estime cependant que, pour être plus précis, tu aurais pu expliquer aussi quand Louis GENET est venu te trouver pour se plaindre et exprimer son chagrin (voir la liste des faits à reconnaître), comme le ferait un pervers accompli qui affecte les dehors de sentiments qu’il n’éprouve pas. Et si cet avocat a pour habitude de faire rapport à ses camarades ‘ECOLO’ concernant les dossiers judiciaires qui lui sont confiés par ceux qui lui font confiance, ainsi que des relations qu’il entretien avec ses clients, comme le ferait l’épicier ou le concierge du coin.

De fait, pour comprendre l’histoire du ‘Hors-Château que tu as construite dès le départ avec Louis GENET et Thierry DETINNE, et que tu as fait raconter par Thierry DETINNE, seul, il faut savoir que Louis GENET est un individu qui a fini, dès le 26 juin 1995, par ne plus contrôler ni les causes ni les conséquences de ses propres agissements, et ce, à force de se rendre complice des agissements d’autrui dont il ne maîtrisait ni pouvait maîtriser les causes et les conséquences.

Puis, persuadé de pouvoir assurer ses arrières en toutes circonstances, il a pris l’ascenseur, dès le 5 juin 1996, avec le mensonge et ‘la psychiatrie’ en croyant ne jamais être rattrapé par la vérité qui montait par les escaliers. Il a sans cesse poussé l’ignominie au-delà de ses frontières, sans jamais adoucir - et c’est fondamental - sa fierté, ou son ego, de vil manipulateur.

Et ‘Hors-Château’ était pour lui, et notamment pour les magistrats et auxiliaires concernés du Parquet de Liège, une occasion en or pour un règlement de compte définitif. Là aussi, Louis GENET  qui croyait rester dans les coulisses sans jamais être découvert, a fini par ne plus pouvoir contrôler ni les causes ni les conséquences de ses agissements. In fine, la seule porte de sortie pour lui, pour les magistrats concernés, comme pour toi et tes acolytes, José, était l’utilisation de la psychiatrie comme l’instrument de terreur, d’oppression, d’intimidation et de menace.

En conclusion, ce que vous avez fait en Hors-Château, durant trois ans et demi, est grave quelque ce soit le point de vue. Mais ce qui est plus grave encore, c’est que vous l’avez fait en étant persuadés que cela passerait comme une lettre à la poste, et que je n’accèderais jamais à la vérité. Ce qui revenait à ignorer, ou à sous-estimer, ma détermination quant il s’agit de la défense des principes fondamentaux sur lesquels aucune concession n’est possible.

Avec la même détermination, je te souhaite bon courage,

Mustafa Üner SARI

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N.B. : Après ta rencontre avec les citoyens, un journaliste est venu me trouver pour un entretien. Il m’a d’abord posé une question hors micro, avant de revenir sur l’essentiel : "Monsieur DARAS dit que vous êtes un parano qui croit que tout le monde lui en veut. Q’en pensez-vous ?" Je lui ai répondu que je le suis et fier de l’être, et ce, avant de lui demander si tu n’as toujours pas d’autres arguments qui pourraient s’inspirer d’autres sources que du fond putride de la poubelle de l’histoire stalinienne. Il m’a répondu que tu n’as pas voulu réagir à chaud …

 

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