Lettre ouverte aux écolos concernés...

 

Lettre ouverte

A Mesdames, Messieurs José DARAS, Thierry DETIENNE, Louis GENET, Bernard WESPHAEL, Jacky MORAEL, Muriel GERKENS

 Madame, Messieurs, 

Ce dont je souhaite vous entretenir ici, en premier lieu, est lié à ma constitution de partie civile, le 26 janvier 2001, devant Madame la Juge d’instruction Danièle REYNDERS. ‘En quoi cela nous concerne-t-il ?’, me diriez-vous. Précisément, c’est cette question que je soulèverai après avoir exposé les faits suivants : 

Les faits 

Au terme de sa prétendue instruction du dossier relative à cette constitution de partie civile, Madame la Juge estimait - dans son ordonnance de soit communiqué prise le 4 septembre 2002 -, que l’enquête échappait à sa compétence, avant de constater : 

 " A ce stade de l’enquête, le dossier n° de notice 52.99.99/01 concerne des magistrats : Madame A. THILY, Madame A. SPRIESTERBACH, Monsieur P. WILMART, Monsieur SCHOLTES, Madame SCHAAPS, un sieur DETAILLE à mieux identifier, et des mandataires politiques : Messieurs JAMART et MOHR, Monsieur José DARAS, Monsieur Thierry DETIENNE, Madame Muriel GERKENS, Monsieur Bernard WESPHAEL." (Je souligne). 

Puis, elle communiquait les pièces de la procédure à charge de GENET Louis, DUTILLEUX Philippe et PINTO Emmanuel, à Madame le Procureur du Roi pour être par elle requis ce qu’il appartiendra. (Je souligne). 

Puis, ce dossier d’instruction été transmis au Parquet général, lequel l’a classé sans suite le 18 novembre 2004. 

La première question 

Connaissez-vous le motif pour lequel Madame la juge considérait, à l’époque, que vous étiez concernés par ce dossier judiciaire ? Sinon, estimez-vous qu’il s’agissait là, peut-être, d’une erreur d’appréciation de la part du Juge, que vous ne voyez vraiment pas en quoi vous seriez concernés, et que vous n’avez ni le devoir moral de reconnaître quoi que ce soit, ni l’obligation légale d’en rendre compte à qui que ce soit ?

Quatre autres questions

Pour que vous puissiez répondre à cette première question d’une manière objective, il faut, je crois, que vous ayez sous les yeux la réponse aux quatre questions suivantes :

a. Il s’agit, d’abord, d’une question posée à Monsieur Cédric VISART de BOCARME dans la lettre ci-jointe que j’ai lui adressée le 12 avril 2007.

Je précise que Madame la Ministre de la Justice, seule, a l’habilité légale pour donner à vos parlementaires fédéraux la réponse à cette question, ainsi que les réponses aux trois questions posées à Madame la Ministre, elle même, et que je rappelle ci-dessous.  Précision que j’estime utile en pensant à l’alibi fétiche du ‘principe de la séparation des pouvoirs dont vous revendiquez’, parfois, ‘le respect strict dans votre travail politique quotidien’.

Concernant ce dernier point, il est impératif, pour vous tous, de relire votre courrier collectif que le lampiste Thierry Detienne, seul, avait signé avant de me la transmettre le 15 juillet 1998. Et de vous souvenir ainsi des événements auxquels a donné lieu cette lettre en Hors-Château, et auxquels je me suis opposé durant trois ans et demi.

b.  Il s’agit, ensuite, de trois questions posées à Madame la Ministre de la Justice dans la lettre ci-jointe (voir pages 6 et 7), que je lui ai adressée le 20 décembre 2006.

En deuxième lieu, je souhaite vous entretenir de ce qui suit : 

Les faits

Faute de pouvoir exposer ici les tenants et les aboutissants d’une longue histoire, celle du Hors-Château, je me contente de vous rappeler ce courrier confidentiel que Monsieur Jean- Maurice DEHOUSSE, ex-bourgmestre de la Ville de Liège, avait adressé, le 11 janvier 1999, à son cher Jacky MORAEL, ex-Secrétaire fédéral de votre parti :

"Mon cher Jacky,

Tu trouveras en annexe, à titre exceptionnel, copie de la note que je viens d'adresser au Secrétaire Communal au sujet de l'affaire dont nous avons parlé.

Bien évidemment, le rapport en question peut être consulté par toi à mon Bureau, pour autant que tu le souhaites et que tu en fasses la demande par téléphone auprès de Mme GREISCH (04/221.80.92).

Au plaisir de te revoir, je te prie de croire, mon cher Jacky, en l'assurance de mes sentiments cordiaux.

Le Bourgmestre, Jean-Maurice DEHOUSSE."

Annexes :

"Note à M. Philippe ROUSSELLE, Secrétaire communal

Objet : dossier Mustafa SARI

Réf. : B/NVSC/9904/aa/7052.

1. En date du 16 décembre, j'interrogeais M. le Commissaire de Police en Chef sur les conditions d'occupation de la voie publique par le sieur Mustafa SARI (BNVP/98224, copie en annexe I).

2. Ce dernier vient de me transmettre un dossier daté du 29 décembre et qui provient des inspecteurs DECHARNEUX et DEMARTEAU (rapport non codé, copie en annexe II).

3. Ce rapport ne manque ni de charme ni de piquant, pour ne rien dire de sa poésie, mais il me paraît tenir peu compte des préoccupations juridiques.

4. Je vous prie donc de vouloir bien faire étudier la situation sous l'angle juridique, et en particulier sous celui de la nouvelle loi sur le harcèlement.

5. Indépendamment du bien ou du mal fondé de ses reproches aux parlementaires écolos, je trouve en effet qu'il n'est pas normal qu'une situation de ce genre persiste, en particulier puisqu'il s'agit d'un citoyen qui n'est du reste pas Liégeois.

6. S'ils étaient cent ou mille, que ferait-on ?

7. Je souhaite une réponse avant la fin du mois.

D'avance, je vous remercie de votre collaboration.

Le Bourgmestre, Jean-Maurice DEHOUSSE."

 

La deuxième question

Quels étaient, selon vous, ‘mes reproches aux parlementaires écolos’ auxquels faisait allusion le Bourgmestre, et savez-vous aujourd’hui ce que vous feriez demain si ‘les citoyens qui ne sont du reste pas Liégeois, étaient cent ou mille’, compte tenu du fait que le seul principe d’éthique politique auquel vous reconnaissez une vertu, en discours comme en fait, c’est le « rapport de force », et ce, « indépendamment du bien ou du mal fondé » de toute opposition ?

En troisième lieu, je souhaite revenir sur l’un de votre slogan sectaire célèbre : ‘Comme l’objectivité n’existe pas, soyons heureux avec notre subjectivité.’ 

Les faits

Dans sa lettre du 23 septembre 2006, Bernard Wesphael m’écrivait : "Concernant le courrier du 13 janvier 2004 dont nous avons aujourd’hui eu l’occasion de discuter, je te confirme qu’à l’époque pour des raisons que je n’ai pas à juger il n’y a pas eu consensus sur le contenu de la lettre dont question." (Vous trouverez en annexe la copie dudit courrier du 13 janvier 2004) 

La troisième question 

Qui parmi vous aurait contesté les faits reconnus dans ce courrier du 13 janvier - faits établis sur base des preuves matérielles irréfutables -, et selon les contestataires, quelle serait la version subjective de ces mêmes faits ? 

Conclusion

Ici et maintenant, et avec la détermination qui est la mienne, j’exige les réponses aux trois questions qui vous sont posées dans la présente, ainsi que les réponses aux questions qui sont posées à Monsieur le Procureur Général dans ma lettre du 12 avril 2007, et à Madame la Ministre de la Justice dans ma lettre de 20 décembre 2006.

 

Liège, le 19 avril 2007

Mustafa Üner SARI


Les commentaires sont fermés.