Etrange affaire...qui n'aurait rien à voir ave les autres dossiers ? On ne saura pas: affaire classée.

 

Madame V.CAHAY

Substitut du Procureur du Roi

Liège, le  25 janvier 2007

Votre Réf. : LI 49.LA.174444 -05

 

Madame le Procureur du Roi,

Concernant le dossier dont mention sous rubrique, je souhaite vous dire, une fois encore, que j’ai porté plainte, il y a un an et demi, pour être informé du véritable motif des agissements pour le moins inquiétants de deux truands au col blanc.

Par votre courrier du 1er décembre 2006, vous me faisiez savoir que vous aviez décidé de clôturer le dossier par une décision de classement sans suite pour motif de « charge insuffisante ».

Après moult démarches, j’ai pu enfin consulter le dossier. A la lecture de celui-ci, quel ne fut pas mon étonnement. Ce qui m’oblige à vous rappeler ici le déroulement des événements qui m’a amené à déposer la dite plainte, en vous donnant ainsi l’occasion de confronter mes dires à ceux des personnes visées.

Les faits

Venant de Louvain-la-Neuve, je suis arrivé, le soir du 12 décembre 2005, chez Monsieur Vincent ROBEYNS, sis rue Joseph Remy, 12 à 4000-Liège, où se situe également mon ‘adresse de référence’ étant donné que je n’ai pas actuellement un domicile fixe.

Le lendemain, soit le 13 décembre 2006 vers 12.50 heures, alors que je travaillais - en pyjama, je le précise - pour terminer un travail urgent que je devais présenter dans l’après midi à Louvain-la-Neuve pour un séminaire, j’ai entendu frapper à la porte, car chez Monsieur ROBEYNS, il n’y a pas de sonnette.

J’ai ouvert la porte et je me suis trouvé face à un individu qui me demandait si Mustafa Sari, soit moi-même, habitait bien à cette adresse. Lorsque je lui ai répondu que la personne qu’il cherchait était bien moi, il eut l’air étonné et désemparé, et il voulut partir de suite en me précisant néanmoins qu’il était fonctionnaire au service de la population de la Ville de Liège (ça ne s’invente pas !), et qu’il était venu vérifier si j’habitais bien à cette adresse. Avant d’ajouter, sur mon insistance (je résume) :

« Il y a quelqu’un qui fait des boulettes en usant de votre identité, et j’ai voulu vérifier si vous habitiez bien ici. Soyez rassuré, il n’y a rien de grave. S’il y avait quelque chose de grave, vous comprendrez que c’est la police qui viendrait vous trouver et non pas moi. » (ça ne s’invente pas !)

Malgré mon insistance encore, il n’a pas voulu décliner son identité, et il est parti.

J’ai alors demandé à Monsieur Vincent ROBEYNS, qui écoutait notre conversation à la fenêtre du premier étage située juste au-dessus de la porte, de relever discrètement la plaque da la voiture utilisée par l’individu concerné. Ce qui fut fait.

Je me suis alors immédiatement rendu à la Mairie du Thier-à-Liège, et j’ai expliqué les agissements de l’individu à la préposée de la Mairie qui m’a reçu, et que je peux identifier s’il le fallait. Celle-ci m’a demandé de repasser la voir le lendemain en me disant qu’elle allait vérifier si la plaque de la voiture correspondait bien à celle d’un véhicule de la Ville, et si le service de la population de la Ville avait effectivement envoyé quelqu’un à mon adresse de référence pour une raison quelconque.

Comme convenu, le lendemain, soit le 14 décembre 2005, je me suis rendu à la Mairie, et la préposée concernée m’a fait part de son étonnement en me disant que tout ce que cet individu m’avait raconté était faux, et qu’il fallait que j’aille déposer plainte à la police pour qu’une enquête soit menée afin de savoir ce qui se cache derrière les agissements pour le moins bizarres de cet individu.

Pour le surplus, voir ma plainte du 14 décembre.

Par la suite, j’ai pu identifier par mes propres moyens, comme je l’ai expliqué dans ma déclaration du 3 novembre 2005 - voir le P.V. rédigé ce jour à la police - le propriétaire et le locataire (le nommé THIRION) de la voiture utilisée par l’individu qui s’est présenté chez Monsieur ROBEYNS.

Ce qui importait à ce stade de la procédure, c’était de savoir la vraie raison des agissements téléguidés par Monsieur THIRION.

Lorsque je me suis rendu chez ce dernier, le 2 novembre 2005 à 17.30 heures accompagné de Monsieur Erdinç CAKTI, sis Place Vieille Montagne à 4000 Liège - voir le P.V. du 3.11.2005 -, il m’a demandé de lui téléphoner le lendemain pour qu’il puisse savoir de quel dossier il s’agissait. Dossier dont il serait chargé du traitement en sa qualité de détective privé : ce qu’il n’est pas depuis belle lurette parce que sa carte lui a été retirée par le Ministère de l’Intérieur suite à ses innombrables ennuis judiciaires, notamment.

Et quand je lui ai téléphoné le lendemain, il m’a dit qu’il s’agissait d’un dossier concernant la récupération d’une créance, qui lui aurait été transmis par la banque DEXIA (ça ne s’invente pas !). Je me suis immédiatement rendu à l’agence de la banque  - rue des Mineurs à Liège - et j’ai expliqué la situation à Monsieur Jean-Pierre HUPKENS, devenu récemment Echevin de la Culture. Ce dernier m’a confirmé, après recherche, que ce que Monsieur THIRION m’avait raconté était totalement faux.

Il ne me restait plus qu’à attendre l’aboutissement de votre enquête.

Conclusion

Il ne fait aucun doute que Monsieur THIRION, tout comme son comparse, ment comme il respire, et suscitent ainsi l’inquiétude. Et il ment tant pour ce qui concerne les faits dénoncés, que pour ce qui concerne son statut de détective privé et la prétendue faillite de sa société, notamment.

Quant à moi, je ne sais toujours pas quel est le motif réel des agissements de ces individus. Oui mais me diriez-vous, il s’agirait du traitement par Monsieur THIRION d’un dossier identifié par ce dernier dans sa déclaration comme étant cette fois « le dossier interbrew » et non « le dossier DEXIA », comme c’était le cas auparavant. 

Quant à vous, Madame le Procureur du Roi, avez-vous compris vraiment de quel dossier, de quelle société, et de quoi il s’agit au juste ? En quoi serais-je concerné ? Pourquoi n’avez-vous pas éprouvé le moindre désir de vérifier l’exactitude des dires de Monsieur THIRION et de son comparse, ou les miens, puisqu’ils se contredisent totalement ? N’estimiez-vous pas qu’il y avait là quelque chose de ‘puant’, et qu’il valait mieux ne pas lever le couvercle ? 

Et soit dit en passant, en quoi peut être utile, selon vous, à la prétendue société « interbrew », le fait de savoir si le nom d’une personne figure ou non sur une boîte aux lettres ou sur une sonnette ? (Voir les déclarations des truands au col blanc concernés).

 Dans l’attente de vous lire dans les meilleurs délais, je vous prie de recevoir, Madame le Procureur du Roi, l’expression de ma considération distinguée,

 Mustafa Üner SARI

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