• Lettre ouverte à Danièle Reynders

    DanièleReynders02Lettre ouverte  

    Madame Danièle REYNDERS

    Juge d’instruction

    Liège, le 19 octobre 2006

    Madame la Juge d’instruction, 

    Concerne : "la neutralité" d’un juge d’instruction, que vous prétendez respecter, et "la carrure d’un Procureur du Roi", que vous estimez avoir. 

    En apprenant votre promotion au poste de Procureur du Roi de Liège par le Conseil Supérieur de la Justice, je me suis demandé si vous aviez présenté à votre promoteur votre ordonnance de soit communiqué du 04/09/2002, dont copie ci-jointe.  

    ‘Aurais-je dû le faire et pourquoi ?’, me demanderiez-vous. Je crois que oui, parce que cette ordonnance pouvait vous empêcher d’afficher publiquement votre arrogance habituelle d’une violence inouïe, et de vous éviter ainsi l’envie perverse de faire preuve non seulement de votre prétendu respect de "la neutralité obligatoire" d’un juge d’instruction, mais aussi de "la carrure" de je ne sais quel ordre, que vous estimez avoir pour mener à bien votre nouvelle fonction.  

    Afin de mieux me faire comprendre, je souhaite soumettre ici la question suivante à l’examen de ce qui reste de votre conscience professionnelle, en particulier : selon vous, Madame, pour avoir la carrure d’un procureur du Roi, faut-il nécessairement être une femme - ou un homme - de pouvoir et de gloire ayant déjà fait preuve de sa carrure éthique ou morale lui permettant de se laisser bercer dans la corruption ordinaire perçue tant par elle - ou par lui -, que par les membres concernés de son Milieu, comme un acte ‘utilitaire’ conformément au vil principe machiavélique de ‘la fin justifie les moyens’ ?

    Et pour éviter l’interprétation de mes propos, dont je n’ignore ni le poids ni la gravité, je précise ce que j’entends par ‘se laisser volontairement bercer dans la corruption’ : dans le cas précis qui me préoccupe, il s’agit de la prise de position par un magistrat ‘assis’ qui, dans l’exercice de sa fonction, s’est engagé volontairement à soustraire à la justice des actes délictueux ou criminels, et ce, dans l’intention délibérée de protéger les auteurs de ces mêmes actes, et d’assurer ainsi la défense des intérêts ‘supérieurs’ privés très mal dissimulés derrière l’argument fétiche de ‘la raison d’Etat’. 

    Exactement comme vous l’avez fait, Madame la Juge, lors du ‘traitement’ des deux dossiers qui sont visés par votre ordonnance de soit communiqué susmentionnée, et que je vous ai légalement confiés pour instruction. De cette façon, vous avez effectivement fait preuve de ‘votre indéniable carrure’ vous permettant d’agir en prenant distance, sans crainte ni scrupule, par rapport à loi et au droit, comme le ferait un délinquant ordinaire.  

    Je trouve ce constat fort inquiétant pour l’avenir. En effet, puisque vous ne respectez ni la loi ni le droit dans l’exercice de votre fonction actuelle, je ne vois pas une raison valable pour que vous les respectiez dans l’exercice de votre nouvelle fonction. 

    Concernant ce dernier point précisément - le seul qui me préoccupe depuis plus de onze ans -, je me contente ici de me référer à la lettre que je vous ai adressée le 25 août 2005, et de vous présenter l’extrait ci-dessous de la lettre que j’ai adressée, le 8 juin 2006, à Monsieur Cédric VISART de BOCARMé, Procureur Général, pour que vous ne vous sentiez pas isolée, ni donc personnellement ou particulièrement visée : 

    « (…) Je reste persuadé, écrivais-je à Monsieur le Procureur Général, que je ne devrais plus essayer de vous répondre ni par la loi ni par le droit parce que vous ne les respectez pas. Donc, je ne peux désormais vous répondre que par l’intransigeance extrême parce que vous êtes inquiétants, et que je suis inquiet, comme je l’ai exprimé dans la lettre du 31 mai dernier que je vous ai adressée avant de quitter la place Saint-Lambert : 

    Durant ‘mon séjour’ de quarante-cinq jours sur la place publique, j'ai pu observer, une fois encore et avec une profonde tristesse, le fonctionnement de Milieu singulier dans lequel vous évoluez. 

    Un Milieu clos - isolé à l'intérieur même de l'institution judiciaire - qui tourne sur lui-même ou autour de lui-même, et qui repousse violemment, comme tout Milieu qui se respecte, tout contrôle, tout regard, toute contestation et toute critique extérieure. Dans ce Milieu, que vous appelez injustement et improprement "le monde judiciaire", et qui n'inspire que la peur, l'intimidation et la menace, vous agissez systématiquement en prenant distance par rapport à la loi et au droit, comme le ferait, par exemple, un délinquant ordinaire. 

    En effet, la différence fondamentale, selon moi, entre la logique qui met en mouvement un délinquant ordinaire, et celle qui met en mouvement un délinquant au col blanc, est la suivante : le délinquant ordinaire se dit, en se référant à l'arbitraire de sa volonté seule : "je veux, donc je peux". Tandis que le délinquant au col blanc se dit, en se référant à son pouvoir seul : "je peux, donc je veux". Chacun raisonne donc à sa manière, mais tous deux prennent distance, sans crainte ni scrupule, par rapport à la loi et au droit.

     C'est bien cette prise de distance jubilatoire qui témoigne du sentiment d'impunité que vous procure la sensation perverse de puissance. Puissance que vous croyez détenir, d'une façon illusoire, du lieu de pouvoir qui, en principe, est vide dans une démocratie, et de surcroît, dans une société régie par un Etat de droit démocratique.  

    Sous l'emprise de cette effroyable sensation - effroyable pour ceux qui sont forcés à lui faire face - vous vous sentez tellement bien protégé contre la réalité du monde extérieur qui n'est pas totalitaire, que vous sous-estimez constamment le risque énorme et les conséquences graves de vos pratiques totalitaires. Pratiques qui s'inscrivent dans un processus d'irresponsabilité collective, d'abus dans ses différentes versions, de corruption caractérisée et de trafic d'influence en tout genre. Processus dont vous assurez collectivement la gestion et le fonctionnement plus que douteux. 

    N'est-ce pas inquiétant ? Et jusqu'où est-ce tolérable ? (…) ».

    Pour conclure, je tiens à vous dire une fois encore que, depuis le 21 juin 1995, je ne me sens pas libre en quittant mon domicile le matin. Pourtant, je ne pense  pas à ce que vous pensez et à ce que vous voudrez que nous pensions, à savoir aux agissements des marchands du sommeil, des proxénètes, des dealers de drogue, des entrepreneurs véreux, des bandes de truands et de braqueurs, des psychopathes criminogènes, qui menacent notre sécurité ou ‘la paix sociale’, comme on dit.

    Mais je pense chaque matin aux probables agissements hors-la-loi et contre le droit des redoutables délinquants au col blanc, qui menacent et anéantissent notre liberté en agissant, je le répète, sous l’emprise de la sensation perverse de puissance que leur procure le sentiment d’impunité. De fait, la seule loi valide, pour eux, est la loi du plus fort, dont découle la loi de l’impunité à laquelle vous êtes personnellement très attachée.

    Et, comme le dit Benjamin Franklin, "un peuple qui est prêt à sacrifier sa liberté à sa sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre." Je ne fais heureusement pas partie de ce peuple. Suis-je fou ? Peut-être. Mais il ne faut pas oublier, Madame, qu’il est illusoire de penser, comme le pensait Staline, qu’il suffirait d’en enfermer quelques-uns pour faire croire que tout le reste est ‘normal’ ou ‘normalisé’ par la peur, la menace et l’intimidation, notamment. 

    Dans l’attente de voir, un jour, ce que ‘le passé nous réserve’, je vous prie d’agréer, Madame la Juge, mes salutations.  

    Mustafa Üner SARI

    C.C. : à qui de droit.

    Annexes : copie de l’ordonnance de soit communiqué

  • Correspondances récentes avec Monsieur Bernard WESPHAEL

    Liège, le 23 .09.06 

    Monsieur Mustafa SARI 

    Cher Mustapha (sic),

    Concernant le courrier du 13 janvier 2004 dont nous avons aujourd’hui eu l’occasion de discuter je te confirme qu’à l’époque pour des raisons que je n’ai pas à juger il n’y a pas eu consensus sur le contenu de la lettre dont question. Personnellement je n’ai pas de doute sur les principes de justice qui guide ton action depuis tant d’années, je me suis pour être sincère interrogé et inquiété quant aux moyens utilisés. Comme tu le sais le mot d’ordre d’Ecolo est, "la fin ne justifie pas les moyens", mais ça de nouveau c’est une question d’appréciation de chacun face à son propre destin. Et comme tu le sais je suis un adepte de la non violence.

    Bernard Wesphael

    Signature

    N.B. : Vous trouverez, ci-dessous, ledit courrier du 13 janvier 2004 en annexes de ma lettre du 29 septembre 2006

     

    Monsieur Bernard WESPHAEL

    Député wallon et communautaire

    Hors-Château, 48

    4000                 LIEGE

    Liège, le 24 septembre 2006  

    Monsieur le Député,

    "Concernant le courrier du 13 janvier 2004 dont nous avons aujourd’hui eu l’occasion de discuter, je te confirme qu’à l’époque pour des raisons que je n’ai pas à juger il n’y a pas eu consensus sur le contenu de la lettre dont question", m’écrivez-vous dans votre courrier du 23 septembre 2006 que vous m’avez transmis suite à notre entretien de ce même jour. 

    Comme le dirait, par exemple, un truand pris en flagrant délit lors d’un braquage : ‘je veux bien signer la reconnaissance de mon crime mais je ne peux pas le faire parce qu’il n’y a pas consensus entre moi et mes comparses pour des raisons que je n’ai pas à juger.’ 

    Dans ce cas, il me parait donc raisonnable que vous signiez, vous seul, votre courrier du 13 janvier 2004, et que vous me le transmettiez, comme convenu, au plus tard le vendredi 29 septembre 2006. Passé ce délai, nous verrons bien "ce que le passé nous réserve", comme on le disait jadis sous le régime stalinien. 

    Je me permets également de vous rappeler que, dans un Etat de droit démocratique, la responsabilité, comme la culpabilité, n’est pas collective. Sinon, nous penserions comme les nazis.

    Je vous communique la présente par courrier électronique, et par pli recommandé au 48, Hors-Château à 4000-Liège. 

    Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, mes salutations.

    Mustafa Üner SARI

    J’ai transmis cette lettre par courrier électronique 

    Monsieur le Député,
    Comme promis, je vous communique la lettre ci-jointe.

    Bien à vous.
     

    Mustafa Sari. (11 h 39)

    La réponse de Mr. Wesphael

    Je cite : « je ne comprends pas le ton menacant.notre courte discussion était tres cordiale;je mets donc un terme définitif a toutes rencontres. » (14 h 15)

    Ma réponse

    Monsieur le Député,

    Je ne vois pas où vous avez pu constater le ton menaçant dans la lettre que je vous ai transmise. Il s'agit là de la mise en scène de votre tristement célèbre façon de réagir afin d'éluder l'essentiel qui vous gêne. De fait, je tiens à vous faire remarquer que je ne vous ai pas adressé une nouvelle demande de rencontre. J'espère que vous me communiquerez - le vendredi 29 septembre 2006, au plus tard - votre courrier du 13 janvier 2004 que vous pouvez signer tout seul.  Passé ce délai, je le répète, nous verrons bien "ce que le passé nous réserve". Car, je suis décidé plus que jamais de tenter de quitter l'enfer que je vis depuis des longues années, et ce, par tous les moyens que j'estimerai légitimes.

    Bien à vous.

    Mustafa Sari. (22 h 22)

    Ma deuxième réponse

    Monsieur le Député,

    Au point où nous nous trouvons à présent, je me permets de vous rappeler, aussi, ce que vous m'écriviez dans votre courrier du 23 septembre 2006 concernant votre triste slogan ‘la fin ne justifie pas les moyens’, et ce, afin de mieux vous faire comprendre 'ce que le passé nous réserve' : "Personnellement", me disiez-vous, "je n'ai pas de doute sur le principe de justice qui guide ton action depuis tant d'années, je me suis pour être sincère interrogé et inquiété quant aux moyens utilisés. Comme tu le sais le mot d'ordre d'Ecolo est, "la fin ne justifie pas les moyens", mais ça de nouveau c'est une question d'appréciation de chacun face à son propre destin. Et comme tu le sais je suis un adepte de la non violence."

    A la lecture du paragraphe intitulé "La violence physique ou morale ?" dans la lettre que j'ai adressée, le  18 septembre 2006, à Monsieur Cédric VISART de BOCARMé, Procureur Général près la Cour d'appel de Liège, et dont je vous ai remis la copie lors de notre entretien du 23 septembre 2006, vous comprendrez peut-être la gravité de vos propos.

    En effet, ce sont ces mêmes propos qui confirment que, particulièrement en politique, vous êtes un individu extrêmement dangereux parce que vous êtes un manipulateur absolument amoral, un aliéné authentique et un pervers accompli, à la fois.

    Manipulateur absolument amoral et pervers accompli parce que, pour vous, les mots ne signifient que ce que vous voulez qu'ils signifient, rien de plus rien de moins. Comme par exemple 'la fin ne justifie pas les moyens', alors que nous discutons d’un sujet où la fin que vous visiez à l’époque, justifiait selon vous tout les moyens, y compris l’utilisation de la psychiatrie à d’autres fins que thérapeutique : mettre en cause la santé mentale d’un gêneur pour s’en débarrasser, comme le ferait un fasciste de pure souche.

    Aliénés authentique parce que par vos comportement et discours vous prétendez sans cesse être mû par une chose alors que vous êtes en réalité mû par une autre. Quant aux fins, vous prétendez sans cesse viser une chose alors qu'en réalité vous visez tout à fait une autre chose. Bref, une chose et son contraire à la fois.

    Vous faites ainsi preuve de votre incapacité d'accompagner et modifier à travers la réflexion le déroulement de votre existence.

    Quant à moi, j'estime qu'il m'appartient de vous faire comprendre qu'il est plus que temps d'en finir.

    Dans l'attente, .....

    Mustafa SARI

    Suite à ma deuxième réponse

    Monsieur le Député,

    Lisez les deux versions du document ci-dessous, et cherchez la différence entre les deux.

    Vous comprendrez mieux ma détermination et le courrier que je vous ai adressé ce jour.

    La première version

     

    Madame le Procureur du Roi

    En Son Parquet

    Palais de Justice

    Place Saint-Lambert, 19

    4000  Liège

    Fait à Liège, le 11 décembre 1998

    Concerne : nous-mêmes / SARI Mustafa

    Madame le Procureur du Roi,

    Nous avons l'honneur de déférer à l'appréciation de votre Office les faits délictueux suivants commis par Monsieur Mustafa SARI pour lesquels nous sollicitons votre intervention.

    Depuis le 9 juillet 1998, ce sieur SARI fait ou «une grève de la faim » ou «une occupation de terrain » dans sa voiture devant le local de notre régionale rue Hors-Château, 48 à Liège.

    Nous nous permettons de faire l'historique de cette affaire :

    Mustafa SARI a en fait commencé son action devant le Palais de Justice de Liège sur les marches duquel il est resté pendant de longs mois.  Sa revendication était d'obtenir une déclaration de Madame le Procureur Général selon laquelle son arrestation et sa détention en 1995 était l'objet de ce qu'il appelle un «terrorisme d'état », terme qu'il faut selon nous traduire par « un complot contre lui ».

    Nous pensons que le sieur SARI a arrêté cette action devant le Palais lorsqu'il a obtenu de Madame le Procureur Général une lettre indiquant « qu'aucun élément ne me permet de penser qu'un acte quelconque que vous qualifiez de terrorisme d'état puisse être à la base de cette affaire » : voir lettre du 27 janvier 1998 de Madame le Procureur Général en annexe.

    Mû par ce que nous pensons être une maladie que nous imaginons être proches d'une paranoïa, le sieur SARI ne pouvant plus harceler le parquet général qui lui avait donné une réponse, il s'est alors tourné vers son «supérieur », le Ministre de la Justice qu'il a interpellé par une lettre du 3 février 1998 dont vous trouverez copie en annexe.

    Il a alors interpellé notre mouvement et, compte tenu de son insistance, nous avons écrit différents courriers que vous trouverez en copie sous ce pli : comme il fallait s'y attendre, le Ministre de la Justice a considéré que, s'agissant d'un dossier individuel, il ne pouvait s'immiscer dans la mission judiciaire.

    C'est alors que le sieur SARI a reporté sur notre mouvement sa pression qui s'est progressivement muée en lettres d'insultes, puis en calomnies, passant par des allégations qui nous semblent proches de la loi sanctionnant les actes de racisme et de xénophobie.

    Nous ne pouvons évidemment satisfaire la demande de ce Monsieur – puisqu'il souhaite une chose que le Ministre ne veut – et ne peut légalement – pas lui donner et nous ne voyons dès lors pas d'issue à la pression qu'il exerce sur nous.

    Le problème est non seulement que l'énergie qu'il faut consacrer à recevoir les personnes qui nous interpellent – après avoir vu son véhicule bardé de message – ou les personnes qui nous écrivent, est considérable mais ceci ne serait qu'un demi mal.

    Les relations deviennent tendues, l'agressivité monte de la part de certains – heureusement peu nombreux – de ses partisans et la littérature qu'il répand aux quatre coins du pays deviennent difficile à gérer. Elle nous paraît par ailleurs constituer la base d'une incrimination pénale.  Nous en extrayons quelques extraits :

    - « A quand l'ouverture de «goulags » écologiques qui seraient gérés et administrés par des minables fascistes qui inspirent pitié ? » : Lettre annexe du 14 décembre 98.

    - « Lorsque j'ai entrepris la démarche qui consistait à interpeller les «parlementaires écolos », je ne croyais pas que j'interpellais tous les résidus fascistes- injures ? - mal déguisés, et les apôtres et adeptes de la triste secte écolo » : lettre du 24 novembre 1998.

    -  « Et vous avez en effet cru, le parti écolo total a cru, qu'un seul homme, un homme tout seul, coincé dans une voiture, proclamant la Résistance par une grève de la faim, dans le silence organisé, orchestré et soutenu, dans un coin de la rue Hors-Château, ne pouvait résister à l'ouragan irrésistible et retentissant de la propagande fascisante que vous n'avez cessé d'élaborer et de diffuser depuis des mois » : Lettre du 18 novembre 1998.

    - «Je vous remercie vivement donc d'avoir fourni l'irréfutable preuve supplémentaire de la pratique «utilitaire » de «propagandastaffel » par les authentiques résidus fascistes très mal déguisés et très mal dissimulés derrière l'appellation d'origine «ECOLO » : lettre du 17 novembre 1998.

    De l'avis de spécialistes, la construction d'un tel délire peut correspondre à une psychose qui, en l'occurrence, désocialise l'individu en lui faisant adopter des conduites aberrantes.

    Les points d'accrochage de son délire avec la réalité sont nombreux.   

    Permettez-nous d'attirer votre attention sur cette dernière citation – mais le dossier joint en annexe en recèle bien plus :

    « Et un fasciste se dit aussi de quelqu'un qui se crée des réalités et, à force d'en faire la publicité, fini par croire à ses propres mensonges : les exemples ne manquent vraiment pas dans la presse quotidienne, simplement » (lettre du 18 novembre 1998)

    De plus, nous pensons que le comportement de Mustafa SARI laisse entrevoir des difficultés futures.  Dans la phrase qui précède la signature de son dernier courrier (du 21 décembre 1998) nous notons les termes «en attendant les événements qui s'inscriront dans un processus sans retour engagé il y a vingt et un an ». 

    Des propos tenus oralement nous inquiètent également : « Cela va mal se terminer ». Nous ignorons ce qu'ils peuvent dissimuler mais nous avons jugé utile de vous informer de cet aspect du problème.

    Tout récemment, une lettre ouverte (donc publique) a été adressée à Monsieur José Daras. Le ton de cette lettre et l'utilisation directe du terme «fasciste » pour qualifier des mandataires ECOLO ne peut nous laisser indifférents.

    Nous pensons que ces propos constituent une base suffisante pour des poursuites pénales et nous vous saurions gré de prendre les dispositions utiles pour que ces infractions cessent

    - soit sur base d'incriminations relatives à la diffamation et à la calomnie.

    - soit – mais ceci requiert les poursuites ci-dessus, des réquisitions en vue de l'internement,

    - soit enfin des réquisitions sur base de la loi du 26 juin 1990 relative à la protection des malades mentaux.

    Nous vous remercions pour l'attention que vous porterez à la présente plainte et, dans l'attente de vos nouvelles, nous vous prions d'agréer, Madame le Procureur du Roi, l'expression de nos sentiments distingués.

    Jacky MORAEL Secrétaire fédéral. Thierry DETIENNE Député. Bernard WESPHAEL Conseiller provincial. Luc CREMER Assistant parlementaire.

    La deuxième version

    Madame le Procureur du Roi

    En Son Parquet

    Palais de Justice

    Place Saint-Lambert, 19

    4000  Liège

    Fait à Liège, le 24 décembre 1998

    Concerne : nous-mêmes / SARI Mustafa

    Madame le Procureur du Roi,

    Nous avons l'honneur de déférer à l'appréciation de votre Office les faits délictueux suivants commis par Monsieur Mustafa SARI pour lesquels nous sollicitons votre intervention.

    Depuis le 9 juillet 1998, ce sieur SARI fait ou «une grève de la faim » ou «une occupation de terrain » dans sa voiture devant le local de notre régionale rue Hors-Château, 48 à Liège.

    Nous nous permettons de faire l'historique de cette affaire :

    Mustafa SARI a en fait commencé son action devant le Palais de Justice de Liège sur les marches duquel il est resté pendant de longs mois.  Sa revendication était d'obtenir une déclaration de Madame le Procureur Général selon laquelle son arrestation et sa détention en 1995 était l'objet de ce qu'il appelle un «terrorisme d'état », terme qu'il faut selon nous traduire par « un complot contre lui ».

    Nous pensons que le sieur SARI a arrêté cette action devant le Palais lorsqu'il a obtenu de Madame le Procureur Général une lettre indiquant « qu'aucun élément ne me permet de penser qu'un acte quelconque que vous qualifiez de terrorisme d'état puisse être à la base de cette affaire » : voir lettre du 27 janvier 1998 de Madame le Procureur Général en annexe.

    Il a alors interpellé notre mouvement et, compte tenu de son insistance, nous avons écrit différents courriers que vous trouverez en copie sous ce pli : comme il fallait s'y attendre, le Ministre de la Justice a considéré que, s'agissant d'un dossier individuel, il ne pouvait s'immiscer dans la mission judiciaire.

    C'est alors que le sieur SARI a reporté sur notre mouvement sa pression qui s'est progressivement muée en lettres d'insultes, puis en calomnies, passant par des allégations qui nous semblent proches de la loi sanctionnant les actes de racisme et de xénophobie.

    Nous ne pouvons évidemment satisfaire la demande de ce Monsieur – puisqu'il souhaite une chose que le Ministre ne veut – et ne peut légalement – pas lui donner et nous ne voyons dès lors pas d'issue à la pression qu'il exerce sur nous.

    Le problème est non seulement que l'énergie qu'il faut consacrer à recevoir les personnes qui nous interpellent – après avoir vu son véhicule bardé de message – ou les personnes qui nous écrivent, est considérable mais ceci ne serait qu'un demi mal.

    Les relations deviennent tendues, l'agressivité monte de la part de certains – heureusement peu nombreux – de ses partisans et la littérature qu'il répand aux quatre coins du pays deviennent difficile à gérer. Elle nous paraît par ailleurs constituer la base d'une incrimination pénale.  Nous en extrayons quelques extraits :

    - « A quand l'ouverture de «goulags » écologiques qui seraient gérés et administrés par des minables fascistes qui inspirent pitié ? » : Lettre annexe du 14 décembre 98.

    - « Lorsque j'ai entrepris la démarche qui consistait à interpeller les «parlementaires écolos », je ne croyais pas que j'interpellais tous les résidus fascistes- injures ? - mal déguisés, et les apôtres et adeptes de la triste secte écolo » : lettre du 24 novembre 1998.

    -  « Et vous avez en effet cru, le parti écolo total a cru, qu'un seul homme, un homme tout seul, coincé dans une voiture, proclamant la Résistance par une grève de la faim, dans le silence organisé, orchestré et soutenu, dans un coin de la rue Hors-Château, ne pouvait résister à l'ouragan irrésistible et retentissant de la propagande fascisante que vous n'avez cessé d'élaborer et de diffuser depuis des mois » : Lettre du 18 novembre 1998.

    - «Je vous remercie vivement donc d'avoir fourni l'irréfutable preuve supplémentaire de la pratique «utilitaire » de «propagandastaffel » par les authentiques résidus fascistes très mal déguisés et très mal dissimulés derrière l'appellation d'origine «ECOLO » : lettre du 17 novembre 1998.

    Permettez-nous d'attirer votre attention sur cette dernière citation – mais le dossier joint en annexe en recèle bien plus :

    « Et un fasciste se dit aussi de quelqu'un qui se crée des réalités et, à force d'en faire la publicité, fini par croire à ses propres mensonges : les exemples ne manquent vraiment pas dans la presse quotidienne, simplement » (lettre du 18 novembre 1998)

    De plus, nous pensons que le comportement de Mustafa SARI laisse entrevoir des difficultés futures.  Dans la phrase qui précède la signature de son dernier courrier (du 21 décembre 1998) nous notons les termes «en attendant les événements qui s'inscriront dans un processus sans retour engagé il y a vingt et un an ». 

    Des propos tenus oralement nous inquiètent également : « Cela va mal se terminer ». Nous ignorons ce qu'ils peuvent dissimuler mais nous avons jugé utile de vous informer de cet aspect du problème.

    Tout récemment, une lettre ouverte (donc publique) a été adressée à Monsieur José Daras. Le ton de cette lettre et l'utilisation directe du terme «fasciste » pour qualifier des mandataires ECOLO ne peut nous laisser indifférents.

    Nous pensons que ces propos constituent une base suffisante pour des poursuites pénales et nous vous saurions gré de prendre les dispositions utiles pour que ces infractions cessent

    Nous vous remercions pour l'attention que vous porterez à la présente plainte et, dans l'attente de vos nouvelles, nous vous prions d'agréer, Madame le Procureur du Roi, l'expression de nos sentiments distingués.

    José DARAS, Sénateur et Ministre d'Etat, Jacky MORAEL Secrétaire fédéral. Thierry DETIENNE Député. Bernard WESPHAEL Conseiller provincial. Luc CREMER Assistant parlementaire.

    A très bientôt,

    Mustafa Sari.

    Dernier Rappel

    Voir la lettre ci-dessous du 29 septembre que j’ai adressée à Bernard Wesphael.

    Réponse

    Silence.