Lettre ouverte à Bernard Wesphael

 

Lettre ouverte

Monsieur Bernard WESPHAEL

Député wallon et communautaire

Hors-Château, 48

4000                       LIEGE

Liège, le vendredi 29 septembre 2006

(À 22 heures)

Monsieur le Député,

Concerne : la demande que je vous adresserai au moment venu

Un jour, je vous demanderai de communiquer votre courrier ci-joint du 13 janvier 2004 - après l’avoir signé évidemment - à Monsieur Cédric VISART de BOCARMé, Procureur Général près la Cour d’appel de Liège, et de lui poser la question que je formulerai ci-dessous après vous avoir rafraîchi la mémoire, en vous rappelant brièvement les faits suivants : 

Les faits

Alors que je vivais depuis le 9 juillet 1998 en Hors-Château à Liège, devant la porte de la Régionale liégeoise de votre parti, je me suis constitué partie civile en mains des juges d’instruction REYNDERS et RUSINOWSKI respectivement les 26 janvier et 26 juin 2001. Plus de trois ans plus tard, ces deux dossiers d’instruction ont été transmis au Parquet Général, lequel les a classés sans suite. 

Je précise ici que l’un de ces dossiers concerne, et de très près, plusieurs mandataires écolos, dont vous-même, comme le prouve l’ordonnance de soit communiqué ci-jointe. Il s’agit là, je résume, de la mise en examen judiciaire d’un ‘acte à caractère totalitaire’ d’une violence morale inouïe. Acte qui vise l’anéantissement de la personne juridique, dont j’ai effectivement été la cible le 19 mars 1999, et que vous avez élaboré et exécuté en agissant de concert avec, notamment, les magistrats et auxiliaires cités dans ladite ordonnance de soit communiqué (1). Et cela, soit dit en passant, dans la convergence parfaite des intérêts divergents dont nous parlerons en temps opportun.

La question 

Le traitement de ces deux dossiers d’instruction tant par les juges d’instruction concernés, que par les juridictions d’instruction, à savoir la Chambre du conseil et la Chambre des mises en accusation de Liège, ainsi que leur classement sans suite par le Parquet Général, ont-ils été respectueux de la loi, et des règles et principes les plus élémentaires du droit ? Autrement dit, quel était le véritable but poursuivi par cette manière d’agir hors-la-loi et contre le droit ? 

"Cette manière d’agir qui procède de la volonté délibérée de me museler et d’empêcher que je fasse valoir mes droits ", comme le constatait, dans son rapport du 8 mars 2006,  Maître Bruno DAYEZ, avocat au Barreau de Bruxelles ? 

Ma demande 

Je souhaite que vous me communiquiez, sur le champ, la réponse écrite de Monsieur Procureur Général à la question posée, ainsi que  la preuve de la transmission à ce dernier de votre courrier susmentionné du 13 janvier 2004. 

Si je vous demande tout cela parce que, comme vous le proclamez publiquement, "vous serez  le premier à condamner les comportements inadmissibles ; un homme qui aimerait la sincérité de l’engagement en politique, qui se révolterait contre l'abus de pouvoir, et qui aurait fait de l'éthique en  politique son combat prioritaire." (Je souligne). 

Quant à moi, j’irai donc jusqu’au bout de mon exigence légitime du respect de loi et du droit - et par tous les moyens que j’estimerai légitimes - face à ceux qui proclament à la face du monde, et depuis plus de onze ans, que la loi du plus fort est la seule loi valide, et que la fin justifie les moyens en toutes circonstances. 

Je réserve la copie de la présente à Monsieur le Procureur Général.

Mustafa Üner SARI

 Annexes : deux pages.

(1) Voir également les lettres que j’ai adressées à Monsieur le Procureur Général les 27 juillet (pages 2-4 concernant la violence) et 18 septembre 2006 (pages 3-4 concernant des moyens d’action). Lettres dont je vous ai remis les copies au terme de notre entretien du 23 septembre.

 

soit communiqué

200401 Lettre ecolo sur les faits

 

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