Invitation à la conférence de presse de ce 28 août 2006

 

Invitation a la conference de presse

Liège, le  28 août 2005

 

Madame, Monsieur le Rédacteur en chef,

J’ai l’honneur de vous convier, ainsi que Monsieur Bernard WESPHAEL, à la conférence de presse que j’organiserai le jeudi 31 août 2006, à 9h30, à la Maison de la Presse, rue Haute-Sauvenière, 19 à 4000-Liège.  

L’objet

Dans le quotidien ‘Le Jour Liège’ du 21 août 2006, Monsieur Bernard WESPHAEL, député wallon et communautaire Ecolo et candidat aux élections communales du 8 octobre prochain, se posait en gardien de la démocratie, et en homme politique intimidant pour ceux qui désormais oseraient mettre en cause sa prétendue intégrité éthique. Et ce, sur base de notoriété - d’autorité - morale qu’il s’attribue en concert avec ‘ses amis’[1]. 

En effet, il pointe du doigt "le danger pour la démocratie", à savoir "la tendance à mettre tout le monde dans le même sac", en nous disant, je résume : "Je suis un homme qui aime la sincérité de l’engagement en politique. Je me révolte contre l'abus de pouvoir, c’est dans ma nature. J’ai fait de l'éthique en politique mon combat prioritaire. Je suis le premier à condamner les comportements inadmissibles." Avant d’ajouter : "Alors je ne peux plus me taire et je dis franchement ce que je pense. Je suis né comme ça !" 

In fine, Monsieur le député semble se demander ce que veulent de plus ceux qui entretiennent "l’amalgame" et tiennent "le discours de "tous pourris"" ? A le lire, on a vraiment envie de se jeter dans ses bras sans confession, en se disant : ‘Heureusement qu’il est là pour notre bien. Il a vraiment l’air d’avoir raison, et de savoir de quoi il parle.’ 

Alors, je ne peux plus me taire. Et il me faut dire franchement non pas ce que je pense, mais ce qu’il en est dans les faits. Parce que je suis de ceux qui croyaient rêver en lisant ces propos révoltants qui ont suscité, en moi, un dégoût profond. Et cela, au seul regard, par exemple, du dossier d’instruction judiciaire concernant précisément les agissements intolérables de Monsieur le député et consorts, ainsi que le manque criant, chez eux, de la sincérité de l’engagement et de l’étique en politique, et le vil art - ‘l’abus de pouvoir’, de position, de fonction, et de réputation - dans lequel ils excellent à merveille. 

Ce qui pourrait expliquer pourquoi la main gauche de Monsieur le député ignore trop souvent ce que fait sa main droite. Ce qui me permet également de constater que par ses propos suscités, ce Monsieur s’estime suffisamment ‘habile en politique’ pour nous laisser croire qu’il affecte des sentiments qu’il n'éprouve pas, et certainement pas en toutes circonstances. C’est ce qui lui permet sans doute de se faire valoir, en théorie, de ce qu’en pratique il répudie avec, en prime, le "sourire de WARREN Beatty", si on veut. 

En conclusion, 

Pour des raisons d’ordre éthique, notamment, et après une longue réflexion, et malgré mes préoccupations pressantes, j’ai estimé que les citoyens ont le droit de le savoir, ici et maintenant. Car la vérité profite à elle-même d’abord, et à tout le monde ensuite, et in fine, à la démocratie. En ce sens, l’enfer que je vis depuis plus d’onze ans, rend légitime, à mes yeux, ma volonté de tout faire pour éviter que d’autres citoyens soient contraints à vivre ce qui, de près ou de loin, peut lui ressembler. 

Et enfin, je tiens à souligner ici que sans Monsieur WESPHAEL - comme bien d’autres d’ailleurs, quelques soient les oripeaux dont ils se parent - ce ne sera ni le déluge, ni l’extrême droite, ni le fascisme, ni  le totalitarisme, de quelque bord que ce soit ; il est plus que temps de nous libérer de la redoutable emprise de cette menace manipulatrice que les prétendus démocrates en manque d’un projet de société rénovateur, adressent à nos oreilles à toute occasion. En leur rappelant que les forces vives dans ce pays ne sont pas encore mortes, y compris à l’intérieur même du parti Ecolo. 

En vous remerciant de l’attention que vous voudrez réserver à la présente, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur le Rédacteur en chef, l’expression de mes meilleurs sentiments,

Mustafa Üner SARI

Rue Joseph Remy, 12 - 4000 Liège - Tél. : 0494 / 68 84 10


[1]‘Le Jour Liège’ du 21 août 2006, "Bernard Wesphael. Député Wallon et communautaire. Une conviction à la Warren Beatty", page 9.

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