Les "menaces" de Sari envers Visart de Bocramé

Un article de Pascale Serret publié dans le Jour Liège de ce mercredi 9 août 2006

 

 

 

 

 

Le dossier

 

-          Le 21 juin 1995, Mustafa Sari, responsable de la Maison des Turcs (fondée par lui en 1981 et dédiée à l’intégration des personnes immigrées), est convoqué au Palais de Justice et menotté dans les mêmes locaux.  Le lendemain, il est mis sous mandat d’arrêt et envoyé à Lantin pour quatre jours.  Motifs : détournement de subsides au détriment de la Maison des Turcs.

-          La Chambre du Conseil prononce une ordonnance de non-lieu un an plus tard.  Le Parquet fait appel.  La Chambre des mises en accusation répond par un arrêt de non-lieu.

-          Dès le départ, Sari pose la question : ce mandat d’arrêt ne doit-il pas être considéré comme un acte de « terrorisme d’Etat » ?

-          Alors qu’il mène une très longue grève de la faim devant les locaux d’Ecolo en Hors-Château, il est emmené, en mars 1999, en observation psychiatrique sur ordonnance judiciaire.  Il est remis en liberté le jour suivant par le psychiatre en chef de l’hôpital.  Sari y voit une deuxième tentative d’intimidation.

-          Il déposera deux fois plainte avec constitution de partie civile en mains de deux juges d’instruction distincts.  Les deux dossiers sont joints, transmis au Parquet général, qui les classes sans suite.

-          En mars 2006, l’avocat à qui il confie son impressionnant dossier lui confirme qu’il a épuisé toutes les vois de droit envisageables.

 

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