• Perversité, impunité et inculpabilité

    Le 8 juillet 2006

    Monsieur le Procureur Général,

    Vous pouvez tout faire, puisque vous estimez avoir le pouvoir de le faire.

    Le respect de la loi et du droit ? Vous n'en avez rien à foutre.

    Vous n'êtes tenu par aucune règle ni principe, ni même par un impératif éthique ou moral.

    Vous pouvez faire tout ce que vous voulez puisque vous estimez avoir le pouvoir de le faire.

    Même, vous pouvez, à votre meilleure convenance, vous employer à détruire le sens de la réalité afin d'adapter celle-ci à vos désirs, en tout cas à vos aspirations.  Et cela, grâce au pouvoir réel que vous détenez ou au pouvoir que vous croyez détenir de votre abjection.  Abjection que j'ai souvent résumée comme "la sensation perverse que vous procure le sentiment d'impunité, voire même d'inculpabilité".

    Alors que faire ?  En guise de conclusion, je résume ici la réponse à cette question par cette formule de Freud:

    "La seule consolation qu'on peut avoir avec les pervers, c'est se dire que cela va mal se terminer".

    Le comprenez-vous, Monsieur le Procureur Général ?

     

    Mustafa Sari, face au palais de Justice.

  • Extraits d'une conférence de presse

     

    http://video.google.com/videoplay?docid=6365650424911679911&hl=en

    http://video.google.com/videoplay?docid=100343032478765953&hl=en

    http://video.google.com/videoplay?docid=-9185870679719285020&hl=en

    http://video.google.com/videoplay?docid=5609166302728695044&hl=en

     

  • Le dernier rappel

    Monsieur le Procureur Général,

    En vous débarassant de votre posture de renard machiavélique et en endossant enfin votre rôle de représentant d'un Etat de droit démocratique, voudriez-vous bien répondre à la question que je vous pose depuis le 23 mai 2006, et ce, en tant que citoyen ayant des devoirs et des droits.

    Dans l'attente de vous lire, force m'est d'envisager le cas extrême où vous estimeriez ne pas répondre, en pensant que, vous aussi, vous avez le droit de garder le silence puisque tout ce que vous pouvez dire ne peut que se retourner contre vous dans l'impasse totalitaire dans laquelle vous vous êtes volontairement enfermé par votre terrifiant courrier du 11 mai 2006.

    Dans ce sens, je trouve utile de répondre ici à la question de savoir jusqu'à quand durera la grève de la faim que j'ai reprise le 23 juin dernier.

    J'y metterai un terme, Monsieur le Procureur Général, lorsque le mur auquel j'oppose à présent l'ultime résistance non-violente, deviendra vraiment passage, et finira ainsi par me convaincre et persuader que la résistance violente est devenue bel et bien la seule voie de défense légitime dans la situation qui me préoccupe depuis onze ans.  C'est dommage, n'est-ce pas ?

    Je partirai alors sans dire mot à qui que ce soit.  Quant à mon retour, vous en serez informé non pas par moi, mais par les évènements qui auront, eux aussi, pour but de faire éclater la vérité.  Vérité qui profite d'abord à elle-même, puis à tout le monde, et in fine, à la démocratie qui puise sa force dans sa faiblesse que d'aucuns - dont vous-même - prennent pour "faiblesse".

    Je vous prie d'agréer, Monsieur le Procureur Général, mes salutations distinguées.

    Mustafa Sari. Face au palais de justice.