A propos de la médiocrité d'esprit

 

Monsieur le Procureur Général,

Concerne : Ma lettre du 23 mai restée sans suite. 

Suivant votre précieux conseil que vous avez tenu à me donner dans votre courrier du 10 mai courant, si je me constitue partie civile en main d'un juge d'instruction, puis-je, selon vous, demander à ce juge de ne pas estimer – au terme de sa prétendue instruction – concernés les magistrats de votre Parquet, notamment.

En vous posant cette question, dont l'extrême gravité ne peut être saisie par un observateur extérieur, je souhaite vous dire que je ne sais plus comment faire pour vous libérer de l'emprise ravageuse de cette sensation perverse de puissance et d'impunité. Vous en libérer pour que vous puissiez enfin prendre conscience de la gravité de vos actes et d'agir en conséquence. Ainsi et surtout, pour que vous cessiez de prendre distance – et d'une façon jubilatoire – par rapport à la loi et au droit à l'image d'un monarque d'un autre âge : hautain, suffisant et arrogant. 

Par contre, je peux vous dire qu'il m'est pénible de faire face encore longtemps, ici et maintenant, aux deux poids qui pèsent sur vos épaules, et qui doivent être difficiles – quoi que vous en disiez – à porter au quotidien : celui de la médiocrité d'esprit et celui de la vulgarité du manque criant d'éthique et de moralité.

Ceux-là même qui peignent votre terrifiant courrier du 10 mai identique à ces formulaires que vous connaissez fort bien, et dont vous faites si souvent et perfidement usage sans laisser aucune trace de dégoût, ni laisser place à la finesse tant est si grand leur impudence. 

Et enfin, par respect à ce qui reste de la légitimité du pouvoir public dont vous êtes représentant, puis-je, une ultime fois, vous prier de répondre – aujourd'hui même - à ma lettre du 23 mai 2006.

Pardonnez-moi de vous prier de ne recevoir, Monsieur le Procureur Général, que l'expression de ma légitime révolte et indignation que j'éprouve profondément face à l'image que vous faites porter à nos institutions et à notre Etat de droit. 

Mustafa Üner SARI

Gréviste de la faim

Place Saint-Lambert

Face au Palais de Justice

Commentaires

  • come on man, he's been at it 43 days, y faut pas le laisser crever

Les commentaires sont fermés.