Lettre ouverte à propos du courrier du PG du 11 mai

  

LETTRE  OUVERTE

Liège, le 22 mai 2006

 

Mesdames, Messieurs,

Chers Ami(e)s,

Depuis dix jours, vous m'interpellez, sans cesse et avec insistance, en me demandant de faire une analyse détaillée du courrier que Monsieur le Procureur Général Cédric VISART de BOCARME m'a transmis le 11 mai courant. Et cela, afin de comprendre ce que j'ai écrit et dit à ce sujet.

J'ai refusé et je refuse d'analyser ce courrier dans ses détails afin de priver Monsieur le Procureur Général du plaisir de me voir acculé à me justifier, et partant, à alimenter la polémique sur la place publique pour lui permettre de noyer le poisson.

Je vous prie donc de vous contenter des quelques remarques, parmi tant d'autres plus complexes, que je vous livre ci-dessous et de comprendre que j'ai un besoin urgent d'une certaine sérénité pour mener à bien et conduire à son terme la grève de la faim que j'assume depuis le 17 avril dernier.

 

REMARQUES.

 

1.-     D'emblée, Monsieur le Procureur Général parle, dans son courrier, de la difficulté que j'aurais à accepter les décisions me concernant prises dans le passé. Selon lui, de quelles décisions s'agit-il ?

  De l'ordonnance de non-lieu rendue le 21 juin 1996 par la Chambre du conseil ;

  De l'arrêt de non-lieu rendu le 17 avril 1997 par la Chambre des mises en accusation ;

De l'arrêt rendu, le 8 septembre 2004, par la Cour de Cassation.

Il s'agit donc de trois décisions que j'ai obtenues en menant le rude combat connu par tous et que, selon Monsieur le Procureur Général, j'aurais la difficulté à accepter à présent.

 

Il ment.

 

Et je tiens à souligner ici que toutes ces décisions ne me concernent en rien. Elles concernent les agissements inconsidérés des magistrats et auxiliaires concernés. Agissements par lesquels j'ai effectivement été visé.

 

2.-     Monsieur le Procureur Général laisse sous-entendre que je me serais constitué partie civile à charge des magistrats de son Parquet, notamment.

 

Il ment.

 

3.-     Monsieur le Procureur Général laisse également sous-entendre que l'arrêt rendu par la Cour de Cassation aurait laissé la porte ouverte à l'interprétation qu'il en tire.

 

Il insulte la Haute Cour en lui prêtant des intentions pour le moins regrettables.

 

4.-     Au quatrième paragraphe de la première page ainsi qu'au septième paragraphe de la deuxième page de son courrier, Monsieur le Procureur Général parle de "différents dossiers" en, les enfermant volontairement dans un flou savant pour les rendre incompréhensibles au commun des mortels. Il soustrait ainsi aux regards extérieurs ce que je n'accepte effectivement pas. C'est-à-dire le classement sans suite de mes deux constitutions de partie civile en main de deux juges d'instruction les 26 janvier et 6 juin 2001.

 

Il ment et manipule les faits avec une certaine compétence que je ne peux contester.

 

En conclusion, comme je l'ai écrit, dit et redit, le seul but que Monsieur le Procureur se propose d'atteindre par son courrier, est de masquer la vérité en lui donnant un éclairage personnel qui la rend trompeuse.

Et je continue de croire que pour élaborer et mettre sur papier le contenu de ce courrier avant de me le transmettre, il faut être un irresponsable entièrement détaché de sa conscience, dépourvu de tout sens du devoir et d'éthique, et ce, en agissant sous l'emprise de ses pulsions violentes, et en se laissant volontiers abuser par l'empathie, apparemment irrésistible, pour la solidarité de corps.

Je communique, pour information, la copie de la présente à Monsieur le Procureur Général.

Fraternellement.

 

Mustafa Üner SARI

 

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