• Citation d'Arthur

     

     "Toute vérité franchit trois étapes: Dabord, elle est ridiculisée,ensuite, elle subit une forte opposition, puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence."

    Arthur Schopenhauer - Philosophe, 1788-1860

     

     

     

  • Article du Jour Liège

  • Citation de Bruno Dayez

     

    "…Il me paraît évident que cette manière d’agir procède de la volonté délibérée de vous museler et d’empêcher que vous fassiez valoir vos revendications."

     

    Maître Bruno DAYEZ, Avocat au barreau de Bruxelles, Chroniqueur au Vif-l’Express, Chercheur associé aux Facultés Universitaires Saint-Louis, dans son courrier du 8 mars 2006 à Mustafa Sari.

  • Citation de Cédric Visart de Bocarmé

     

    "Si j’avais voulu cacher ce dossier, j’aurais pu le faire, (…)"

     

    Propos tenu dans le journal "La Libre Belgique" du 3 décembre 2005, p. 6. au sujet d'un autre dossier.

  • Des voeux pour la vie

    Mes meilleurs voeux

     

     

    Il y a vingt ans,

     

    J’ai adressée, le 7 juin 1985, une lettre à Sa Majesté feu le Roi BAUDOUIN, et cela, en prélude à la grève de la faim que j’ai entamé le 10 juin afin de dénoncer la collaboration étroite, à l’époque, des Etats belge et turc notamment avec les différents réseaux transnationaux du "fascisme vert" appelé improprement "l’intégrisme musulman".

     

    Dans cette lettre, je me permets, Sir, disais-je à Sa Majesté, de faire miens vos propos : "… Une démocratie modèle a besoin de citoyens bien informés et qui participe à tous les aspects de la vie collective. Des citoyens qui comprennent le fonctionnement de leurs institutions, qui saisissent les enjeux des débats politiques, qui mesurent les conséquences des décisions les concernant …" (Votre allocution de nouvelle an – 18.01.1985).

     

    Dans une autre lettre que je lui ai adressée, le 18 juillet 1985, j’écrivais : "Sire, … Le dix-neuvième jour de la grève de la faim, j’ai eu le plus grand bonheur du monde de recevoir une lettre m’étant adressée par Monsieur BERTRAND de Charleroi et qui m’était, dans de telles circonstances, d’un secours moral exceptionnel. Puis-je me permettre de soumettre ici à Votre Majesté certains passages de cette lettre :

     

    "… De tous les temps, comme aujourd’hui, vouloir défendre sa liberté, lutter contre l’envahissement du fanatisme, contre l’ignorance entretenant la soumission, nécessite un courage peu commun et une volonté hors de l’ordinaire. Les hommes de ce pays qui ont vécu les atrocités de la guerre, tous ceux qui ont survécu aux horreurs des camps, tous ceux qui ont combattu pour redevenir libres ne peuvent rester insensibles à Votre action…" 

     

    En sollicitant l’indulgence de sa Majesté et de Monsieur BERTRAND pour cette indélicatesse, je me permets de formuler, avec eux, mes meilleurs vœux à tous les citoyens de notre pays, en leur rappelant ces propos donnant l’impression d’être emporté par le temps au regard de la réalité douloureuse de notre époque :

     

    "… De tous les temps, comme aujourd’hui, vouloir défendre sa liberté, lutter contre l’envahissement du fanatisme, contre l’ignorance entretenant la soumission, nécessite un courage peu commun et une volonté hors de l’ordinaire. Les enfants et les petits enfants des hommes de ce pays qui ont vécu les atrocités de la guerre, de tous ceux qui ont survécu aux horreurs des camps, de tous ceux qui ont combattu pour redevenir libres ne peuvent rester insensibles à la sauvegarde de notre démocratie et à la protection de notre Etat de droit, qui ont besoin de citoyens bien informés et qui participe à tous les aspects de la vie collective. Des citoyens qui comprennent le fonctionnement de leurs institutions, qui saisissent les enjeux des débats politiques, qui mesurent les conséquences des décisions les concernant …"

     

    Bien à vous.

     

    Le 26 décembre 2005

     

    Mustafa Üner SARI. 
  • Lettre à Mr. Visart de Bocarmé

     

    Liège, le 20 avril 2006

     

     

    Concerne : La grève de la faim de M. Sari face au Palais de Justice

     

    Monsieur le Procureur Général,

     

    Depuis ce lundi 17 avril, Mustafa Sari a entamé une grève de la faim devant le Palais de Justice pour obtenir les réponses à deux questions.

     

    Trouvez-vous normal qu’un citoyen soit acculé à avoir recours à ce moyen extrême pour obtenir ces réponses ?

     

    Si non, quelle serait selon vous la meilleure manière de procéder pour les obtenir ?

     

    Dans l’attente de vous lire, je vous prie de recevoir, Monsieur le Procureur Général, l’expression de notre respectueuse considération,

     

     

     

                                                                              Vincent Robeyns

     

  • Des fleurs place St Lambert !

  • Banalisation

  • Grève de la faim: premier jour

    Ce lundi matin à 9h30 Mustafa Sari a pris place face au Palais de Justice.

  • Création d'un groupe de diffusion

    Pour recevoir et/ou envoyer des informations sur l'affaire du terrorisme d'Etat que dénonce Mustafa Sari, inscrivez-vous au groupe en vous rendant sur le lien suivant:

    http://groups.google.be/group/MustafaSari

  • Lettre ouverte à Cédric Visart de Bocarmé

    Lettre ouverte

     

    A Monsieur Cédric VISART de BOCARMé

     

    Procureur Général près la Cour d’appel de Liège

     

     

     

    A propos de la grève de la faim que j’entamerai le 17 avril 2006 à dix heures, devant le palais de justice à Liège.


     

     

     

     

    Avant propos

     

     

    Les mots et leur sens

     

     

    Je précise ici, simplement, ce que j'entends par  "terrorisme d'Etat" en me référant à la définition de ce terme par Monsieur Bourseau, Président émérite du Tribunal de Première Instance de Liège : "il s’agit d’une action délictueuse ou criminelle dans l'élaboration et l'exécution de laquelle prennent part aussi les représentants de l'Etat."

     

     

     

     

    Monsieur Cédric VISART de BOCARMé

    Procureur Général près la Cour d’appel de Liège

     

    Palais de Justice

    Place Saint-Lambert, 16

     

    4000      LIEGE

     

     

    Liège, le 10 avril 2006

     

     

     

     

    Votre Réf. : D/40354/M1/JK

     

    Concerne : ma lettre du 27 mars 2006

     

     

    Monsieur le Procureur Général,

     

     

    Les faits sont sacrés, les opinions sont libres

     

    Sur la droite ligne de la résistance que j’ai engagée le 26 juin 1995, et en pensant que "les plaintes suivies de constitution de partie civile devant le juge d’instruction ont pour but et pour effet de suppléer à l’inaction du ministère public et de mettre en mouvement l’action publique, l’article 63 (du Code d’instruction criminelle) ayant été spécialement inspiré par le désir de sauvegarder les libertés publiques et les droits des citoyens, et de les soustraire à l’omniprésence de fonctionnaires, agents du pouvoir exécutif." (Cass. 10 février 1913. Pas. p.103) ;

     

    -  Je me suis constitué partie civile, le 26 janvier 2001,  en main de Madame la Juge d’instruction REYNDERS. Un premier dossier portant le n° de notice 52.99.99/01, a été ouvert. Et le 2 février, un réquisitoire de mise à l’instruction a été pris du chef de calomnie, diffamation, injures et menaces.

     

    -  Cinq mois plus tard, soit le 26 juin 2001, je me suis également constitué partie civile en main, cette fois, de Madame la Juge d’Instruction RUSINOWSKI. Un deuxième dossier portant le n° de notice 21.99.503/01, a été ouvert. Et le 04 juillet, un réquisitoire de mise à l’instruction a été pris du chef de faux, usage de faux et faux témoignages.

     

    -  In fine, ces deux dossiers ont été joints avant d’être transmis au Parquet général, "agents du pouvoir exécutif", lequel les a classés sans suite.

    Pourquoi ?

     

    Ets-ce pour mieux bafouer "le désir de sauvegarder les libertés publiques et les droits des citoyens" contrairement au souhait exprimé par la Cour de Cassation en 1913, il y a presque un siècle ?

     

    En effet, Monsieur le Procureur Général, au terme de ce dernier épisode d’un long combat que j’ai mené sur le front judiciaire, s’est posée la question de savoir quel a été le but poursuivi par les juges d’instruction Mesdames REYNDERS, RUSUNOWSKI et consorts, et votre prédécesseur Madame THILY et consorts, en agissant en étroite concertation, en violant toutes les lois positives sans ambages mais avec un régal certain, et en bénéficiant - je le souligne avec force - de l’indéniable complicité, notamment, des juridictions d’instruction.

     

     

    Ma réponse

     

    Le traitement hors-la-loi infligé aussi à ces deux dossiers fait partie de la triste ‘stratégie idéologique’ poursuivie par les autorités concernées depuis bientôt onze ans.

     

    Comme, par exemple, Monsieur Jean du JARDIN, alors Procureur général près la Cour de Cassation, qui me faisait part, dans son courrier du 8 février 2001,  d’un message étrange pour ne pas dire d’inspiration divine :"L’organisation judiciaire du Royaume de Belgique", m’écrivait-il, "s’oppose en droit comme en fait à ce que le mandat d’arrêt soit utilisé comme instrument de la pratique du terrorisme d’Etat  par voie judiciaire." (Je souligne)

     

    Donc, selon l’idéologue du Temple, ce qui ne peut pas être ne fut pas. Autrement dit, il ne fallait, selon lui, ni enquête ni vérification au risque sinon de se rendre coupable de blasphème. Par conséquent, il fallait étouffer - et par tous les moyens -, toute demande d’enquête ou de vérification formulée par un mécréant. C’est ce que l’on appelle l’idéologie, c’est-à-dire la logique de l’idée.

     

    De fait, pour que les criminels - les terroristes d’Etat - et leurs hommes de main soient protégés au nom de la raison d’Etat, qu’ils soient ainsi soustraits à la justice, et que la loi de l’impunité règne en maître avec l’arrogance totalitaire qui lui est reconnue, il a fallu aux autorités concernées tout faire et tout tenter pour ne pas reconnaître :

     

    - que le mandat d’arrêt dont j’ai été l’objet, le 21 juin 1995, ne concernait en rien, "en droit comme en fait", une affaire judiciaire mais qu’il avait été conçu, notamment par les magistrats et auxiliaires concernés, comme instrument de la pratique du ‘terrorisme d'Etat’ par voie judiciaire,

     

    - et que l’ordonnance judiciaire de mise en observation psychiatrique dont j’ai été l’objet le 19 mars 1999 - et pour cause de maladie mentale - ne concernait en rien, "en droit comme en fait", une affaire médicale mais qu’elle avait été conçue comme instrument d’intimidation et de menace par voie juridico-psychiatrique pour tenter de couvrir un acte terroriste par un autre.

    La réponse de Maître Bruno DAYEZ

     

    Pour des raisons que je vous ai expliquées dans ma lettre du 27 mars 2006, dont mention sous référence, j’ai transmis, le 8 décembre 2005, mes dossiers à Maître Bruno DAYEZ, avocat au Barreau de Bruxelles, en le priant de répondre à deux questions que je lui ai soumises, dont celle-ci :

     

    Au seul regard de la loi ainsi que des règles et principes du droit, que peut-on penser du traitement dont ont fait l’objet les deux dossiers pour lesquels je me suis constitué partie civile entre les mains des juges d’instruction Mesdames REYNDERS et RUSINOWSKI, ainsi que de la décision de joindre ces deux dossiers et de les transmettre au Parquet général, lequel les a classés sans suite ?

     

    "Il me paraît évident", écrit Maître DAYEZ dans son courrier du 8 mars 2006, "que cette manière d’agir procède de la volonté délibérée de vous museler et d’empêcher que vous fassiez valoir vos revendications."

     

     

    La réponse manquante

     

    En vous référant, Monsieur le Procureur Général, à mes lettres des 4 mars et 29 août 2005 où je décrivais, en long et en large, le traitement hors-la-loi infligé à ces deux dossiers, vous m’écriviez dans votre courrier du 20 octobre 2005 : "J’ai pris bonne note de vos observations mais il ne m’appartient en aucun cas de prendre une initiative dans ce dossier". Vous poussiez ainsi dans l’ombre la question fondamentale de savoir si ‘mes observations’ étaient fondées quant à ce qu’elles entendent dénoncer, à savoir la violation systématique de la loi, et le non-respect manifeste des règles et principes les plus élémentaires du droit par les autorités concernées.

     

    D’où les deux questions que j’ai l’honneur et le privilège de vous soumettre ici, en précisant que ma réponse et celle de Maître DAYEZ, comme bien d’autres d’ailleurs, résultent de l’analyse des mêmes faits, actes et décisions - et non pas des opinions - mis en exergue par ce que vous appelez "vos observations", et ce, faut-il le souligner encore, au seul regard de la loi et des règles et principes du droit :

     

     

    Les Questions

     

    1. Mes observations et questions dont vous disiez avoir pris bonne note, sont-elles, selon vous Monsieur le Procureur Général, fondées quant à ce qu’elles entendent dénoncer, à savoir la violation systématique et délibérée de la loi, et le non-respect manifeste et volontaire des règles et principes les plus élémentaires du droit lors du traitement, qui serait "judiciaire"selon vous, des deux dossiers en question ?

     

    2. Si oui, en agissant ainsi, c’est-à-dire en concertation étroite, et - et c’est terrifiant – "en violant toutes les lois positives mais en opérant jamais sans prendre pour guide la loi", quel a été le véritable but poursuivi par votre prédécesseur Madame THILY et consorts, et les juges d’instruction Mesdames REYNDERS, RUSUNOWSKI et consorts ?

    Vos réponses à ces questions me permettront de mettre un terme tant à la grève de la faim que j’entamerai le 17 avril courant, qu’au combat que j’ai mené sur le front judiciaire durant ces longues années dans le respect sans faille de la loi et du droit.

     

    Et, je tiens à souligner ici une fois encore que, quoi qu’on en dise, je ne regrette absolument rien et je considère que "si c’était fait, lorsque c’est fait, il faudrait le refaire tout de suite", comme le disait jadis Macbeth.

     

    Car, c’est bien dans le combat que j’ai appris à me chauffer et à danser - debout, au quotidien et librement - autour du feu de joie que je fais des "qu’en dira-t-on".

     

     

    Reste à savoir

     

    Pourquoi entamer une grève de la faim le 17 avril, le lundi de pâques ? Face à cette question, comme si le temps était figé, me dis-je, et qu’il n’avait rien emporté comme en emporterait le vent, ni alimenté la lassitude, ni usé ma détermination dans ce combat contre "la banalisation du mal", la banalisation de l’abominable, la banalisation de l’intolérable.

     

    Le 21 juin 1995, j’ai en effet été convoqué, par téléphone, au palais de Justice de Liège sous prétexte de me faire confirmer une plainte ; plainte avec constitution de partie civile, perdue dans la nature par la suite, que j’avais déposée un an plus tôt contre les agissements mafieux, racistes et xénophobes de l’organisation turque d’extrême droite "Milli Görüs".

     

    Et partant, je mettais en exergue par cette même plainte la collaboration avec cette organisation, entres autres, de certains membres du département des cultes du Ministère de la justice, et du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme.

     

    Alors que je m'apprêtais à partir après avoir confirmé ladite plainte et déposé les preuves et documents y afférents, deux individus ont sauté sur moi par derrière, m'ont tiré les bras dans le dos et mis les menottes aux poignets. En cet instant, j'ai dit ‘Non’, ayant évidemment compris que ma convocation sous prétexte de confirmer ma plainte était, en réalité, un ‘piège’.

     

    J’ai ensuite été mis sous mandat d’arrêt et incarcéré à la prison de Lantin à Liège pour motif de détournement de ‘fric’, à savoir de plus d’un million et demi de francs de subsides au préjudice de la très gênante Asbl ‘La Maison des Turcs’ dont j’ai été le fondateur en 1981, et animateur et administrateur depuis lors.

     

    Dès ma libération après cinq jours de séquestration arbitraire dans un milieu carcéral, j’ai engagé la résistance afin de sauver d’abord le dossier relatif audit mandat d’arrêt de l'emprise du "Parquet qui avait la ferme intention de le laisser traîner jusqu’à la prescription", selon les dires insistants de mes avocats qui me conseillaient alors "d’oublier cette affaire". Et je les ai aussitôt ‘virés’ pour mieux m’occuper, moi-même, de ce qui me regarde de très près.

    Au quarantième jour de la deuxième grève de la faim que j’avais entamée, le lundi de Pâques en 1996, devant le palais de justice à Liège, j’ai eu la satisfaction d’apprendre que l’affaire allait être soumise à l'examen de la Chambre du Conseil dans les quinze jours.

     

    Ce qui fut fait le 7 juin 1996. Ladite Chambre prononça son ordonnance de non-lieu le 21 juin 1996, jour pour jour, un an après le délivrance du mandât d’arrêt. Le Parquet fit appel pour ‘gagner du temps’, appel qui fut suivi de l'arrêt de non-lieu rendu, le 17 avril 1997, par la Chambre des Mises en Accusations.

     

    Mais, au lieu d’être ‘heureux’ d’avoir été ainsi ‘blanchi’ et d’avoir ‘bénéficié’ de deux décisions de non-lieu, comme le voulait notamment votre prédécesseur Madame THILY et consorts, j’ai estimé nécessaire et important de savoir - et de le faire savoir à mes quatre enfants - comment et pourquoi j’ai été ‘noirci’.

     

    "Pour contenter un pauvre", dit-on chez-nous, "Dieu lui fait perdre son âne, et puis, il le lui fait retrouver." Etait-ce bien ‘le noble but d’inspiration divine’, que les terroristes d’Etat - magistrats et auxiliaires concernés - s’étaient proposés d’atteindre par leurs minables agissements ?

     

    Pour moi et jusqu’au dernier souffle, il ne sera jamais trop tard pour le savoir car, il s’agit là de la mise en cause des principes fondamentaux sur lesquels aucune concession n’est possible, et la résignation par la lassitude et par l’usure du temps, n’est pas la maladie dont je mourrai.

     

     

    Dans l’attente, je vous prie de recevoir, Monsieur le Procureur Général, l’expression de ma respectueuse considération,

     

     

     

     

     

    Mustafa Üner SARI

     

     

     

    Rue Joseph Remy, 12

    4000                       LIEGE