Des voeux pour la vie

Mes meilleurs voeux

 

 

Il y a vingt ans,

 

J’ai adressée, le 7 juin 1985, une lettre à Sa Majesté feu le Roi BAUDOUIN, et cela, en prélude à la grève de la faim que j’ai entamé le 10 juin afin de dénoncer la collaboration étroite, à l’époque, des Etats belge et turc notamment avec les différents réseaux transnationaux du "fascisme vert" appelé improprement "l’intégrisme musulman".

 

Dans cette lettre, je me permets, Sir, disais-je à Sa Majesté, de faire miens vos propos : "… Une démocratie modèle a besoin de citoyens bien informés et qui participe à tous les aspects de la vie collective. Des citoyens qui comprennent le fonctionnement de leurs institutions, qui saisissent les enjeux des débats politiques, qui mesurent les conséquences des décisions les concernant …" (Votre allocution de nouvelle an – 18.01.1985).

 

Dans une autre lettre que je lui ai adressée, le 18 juillet 1985, j’écrivais : "Sire, … Le dix-neuvième jour de la grève de la faim, j’ai eu le plus grand bonheur du monde de recevoir une lettre m’étant adressée par Monsieur BERTRAND de Charleroi et qui m’était, dans de telles circonstances, d’un secours moral exceptionnel. Puis-je me permettre de soumettre ici à Votre Majesté certains passages de cette lettre :

 

"… De tous les temps, comme aujourd’hui, vouloir défendre sa liberté, lutter contre l’envahissement du fanatisme, contre l’ignorance entretenant la soumission, nécessite un courage peu commun et une volonté hors de l’ordinaire. Les hommes de ce pays qui ont vécu les atrocités de la guerre, tous ceux qui ont survécu aux horreurs des camps, tous ceux qui ont combattu pour redevenir libres ne peuvent rester insensibles à Votre action…" 

 

En sollicitant l’indulgence de sa Majesté et de Monsieur BERTRAND pour cette indélicatesse, je me permets de formuler, avec eux, mes meilleurs vœux à tous les citoyens de notre pays, en leur rappelant ces propos donnant l’impression d’être emporté par le temps au regard de la réalité douloureuse de notre époque :

 

"… De tous les temps, comme aujourd’hui, vouloir défendre sa liberté, lutter contre l’envahissement du fanatisme, contre l’ignorance entretenant la soumission, nécessite un courage peu commun et une volonté hors de l’ordinaire. Les enfants et les petits enfants des hommes de ce pays qui ont vécu les atrocités de la guerre, de tous ceux qui ont survécu aux horreurs des camps, de tous ceux qui ont combattu pour redevenir libres ne peuvent rester insensibles à la sauvegarde de notre démocratie et à la protection de notre Etat de droit, qui ont besoin de citoyens bien informés et qui participe à tous les aspects de la vie collective. Des citoyens qui comprennent le fonctionnement de leurs institutions, qui saisissent les enjeux des débats politiques, qui mesurent les conséquences des décisions les concernant …"

 

Bien à vous.

 

Le 26 décembre 2005

 

Mustafa Üner SARI. 

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