17.06.2011
Agir "contre l'oubli" et redire qu'il n'y a pas de vieilles histoires ni de prescription ni de concession quand il s'agit des principes fondamentaux
Monsieur Cédric VISART de BOCARMé
Procureur Général près la Cour d’appel de Liège
Madame Danièle REYNDERS
Procureur du Roi
Palais de Justice
Place Saint-Lambert, 16
4000 LIEGE
Liège, le 22 juin 2011
Monsieur le Procureur Général,
Madame le Procureur du Roi, ex-Juge d'instruction,
Concerne : Agir "contre l'oubli" et redire qu'il n'y a pas de vieilles histoires ni de prescription ni de concession quand il s'agit des principes fondamentaux
Face au mur de l'arbitraire devenu le seul passage, et comme vous n'en pouvez douter, j'agirai dans un futur proche pour faire entendre, à qui de droit et d'une façon définitive, mon exigence légitime du respect du droit et des lois. Droit et lois que vous n'avez jamais respectés dans le traitement, notamment, de mes démarches judiciaires au sujet du mandat d'arrêt et de l'ordonnance de mise en observation psychiatrique dont j'ai été l'objet respectivement le 22 juin 1995 et le 19 mars 1999. Tenus par la solidarité de corps et la raison d’État, vous avez cru possible de vous émanciper de ce respect du droit. En ayant pour guide la sensation perverse de puissance, vous n'avez cessé de vouloir faire admettre que 'la fin justifie les moyens et que la seule loi à la validité de laquelle on peut encore faire appel, c'est la loi du plus fort'. C'est de cette façon jubilatoire que vous avez tenté, sans relâche, de justifier injustifiable.
A l'origine, il y a seize ans
Le 22 juin 1995 à 11h 45, entre deux gendarmes, je lisais sur le mandat d'arrêt que je tenais entre mes mains menottées : "Attendu que les circonstances spécifiques propres à la cause et à la personnalité de l’inculpé (je souligne, ndlr)", entraînant l’absolue nécessité pour la sécurité publique de décerner le présent mandat d’arrêt à son encontre en raison de la gravité des faits consistants dans le détournement de sommes importantes versées par les pouvoirs publics dans le but de favoriser l’intégration d’immigrés ; que de pareils agissements mettent directement en péril l’ordre et la sécurité public et dénotent dans le chef de l’intéressé une volonté de s’enrichir aux dépens de personnes défavorisées et de la collectivité (je souligne, ndlr)".
Seize ans plus tard, connaissant mieux que quiconque tous les tenants et aboutissants politiques de ce dossier, pourriez-vous, Monsieur le Procureur Général, Madame le Procureur du Roi, indiquer un seul fait ou une seule raison qui, au seul regard de la loi et du droit, aurait pu justifier la motivation nauséabonde de ce mandat d'arrêt ? Sinon, pourriez-vous reconnaître un jour que, par ce mandat d'arrêt, "le crime se parait des dépouilles de l'innocence, et par un curieux renversement, c'est l'innocence qui était sommée de fournir ses justificatifs". Et ce, à des fins extrajudiciaires jamais avouées et en vertu du pouvoir que les magistrats et auxiliaires concernés croyaient, semble-t-il, détenir de leur ignominie ?
A présent,
Je souhaite vous dire que, le jour où j'agirai, j'aimerais que vous vous souveniez de ceci : comme je l'ai crié sur tous les toits durant seize ans, il faut que les autorités compétentes mènent l'enquête concernant les deux dossiers cités sous rubrique, afin de déterminer le véritable but que les magistrats et auxiliaires concernés ont voulu atteindre par la délivrance de ce mandat d'arrêt d'abord, et ensuite, par la délivrance de cette ordonnance de mise en observation psychiatrique. Sans cela, 'tourner la page' serait pour moi un acte de lâcheté que je n'assumerai jamais pour deux raisons fondamentales.
La première raison, la raison la plus fondamentale, est directement liée à ma compréhension de l'éthique politique, de la responsabilité et de la vigilance citoyenne, quel que soit l'oripeau dont se pare le pouvoir ou le régime. Assumer cette lâcheté ici et maintenant reviendrait pour moi à participer à la banalisation de l'intolérable.
Car au terme de seize années de combat pour opposer un "non" à l'injustice et à l'arbitraire, rien ne me garantit à ce jour que ce qui était possible hier ne le sera plus jamais. Bien au contraire. Je ne vois vraiment pas une raison valable pour laquelle je ne pourrais pas - ou un autre citoyen "gênant" ne pourrait pas -, dans les heures ou les jours qui suivent, être à nouveau privé de liberté sous un prétexte fallacieux et séquestré dans un milieu carcéral ou thérapeutique afin d'être réduit au silence.
Pour le dire avec les termes d'African Spir, il est évident que "le 1 paraît infiniment petit par rapport au 1.000.000". Mais "qu'on mette le 1=0, et tout le 1.000.000 s'évanouit aussitôt. Il en est exactement de même du droit. En lésant le droit d'un seul individu, la société renverserait par-là les bases même sur lesquelles repose la conscience intime du droit, les bases de tout État réellement équitable". Car "si on ne respecte pas le droit d'un membre de la collectivité, il n'y a pas de raison valable pour que l'on respecte celui de n'importe quel autre membre, et partant, de tous." Je reste persuadé, par exemple, de ce que le jour où la politique et la psychiatrie feront bon ménage et seront chargées du maintien de l'ordre, le fascisme ordinaire fera la loi pour tous et non pour l'un ou l'autre.
La deuxième raison est intimement liée à mon être profond, à mon individualité. J'ai en effet été élevé en étant guidé dès ma plus tendre enfance par des 'valeurs' qui ont pour nom mépris du mensonge, dégoût de l'abus de pouvoir, sens du bien public et de la justice, attention permanente aux plus faibles, respect sans concession des engagements éthiques et moraux. Autrement dit, j'ai été élevé dans la hantise permanente de la négation du respect de la personne humaine, de la justice, des droits et des libertés.
Précisément, c'est bien cette négation ordinaire du respect de la personne humaine, de la justice et du droit, qui fut tant convoitée dans les vastes rouages de l’État par de sempiternels bénéficiaires de l'impunité durant vingt années de combat dont j'ai été le promoteur.
Ce sont ces mêmes bénéficiaires de l'impunité, s'estimant au-dessus des lois et du droit, qui ont fait régner l'arbitraire en maître durant ces seize dernières années dans les rouages judiciaires de l’État : allant de vous au procureur général près la Cour de cassation en passant par le ministre de la Justice….
Quant à l'avenir, je continue à croire qu'il dépend de nous que le présent délivre sa promesse d'avenir, et que notre devoir moral est de permettre aux générations futures de construire leur avenir,
Mustafa Üner SARI
Gsm : 0496 68 84 10
E-mail : ms.sari@gmail.com
13:30
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31.03.2011
Le pouvoir et la liberté des poules et des renards en démocratie
Monsieur Elio DI RIPO
Président du Parti Socialiste
13, Boulevard de l'Empereur
1000 Bruxelles
Liège, le 30 mars 2011
Monsieur le Président,
Concerne : "le pouvoir et la liberté des poules et des renards en démocratie"
Lorsque vous étiez l'objet, en 1996, d'"une odieuse machination" sur base d'un dossier dit judiciaire, d'un "montage grossier", vous disiez publiquement que "vous aviez le droit de demander une enquête sur enquête", et que "dans des situations semblables, tous les citoyens devraient avoir ce même droit". En vous écoutant à l'époque, j'avais l'impression de vous entendre dire qu'en démocratie, ou plus exactement dans un Etat de droit démocratique, mêmes les poules (les citoyens ordinaires) ont le droit d'exiger des renards (les détenteurs des pouvoirs bien partagés et non séparés) le respect de leur droit et de la loi. Qu'il ne faut pas croire qu'il s'agit là d'une plaisanterie ou d'un rêve. C'est très sérieux car, dans un Etat de droit, il ne peut y avoir une justice sélective, encore moins un traitement différencié entre, par exemple, un citoyen ordinaire et un vice-Premier ministre.
A l'époque, je vous avais interpellé, inévitable interpellation restée sans suite, parce que je trouvais votre 'plaisanterie' d'une violence morale inouïe compte tenu de la réalité à laquelle j'ai été injustement forcé à faire face depuis 21 juin 1995, comme vous l'étiez donc en 1996. Et, on est parfois, me disais-je, si embarrassé par les déclarations publiques des dirigeants politiques de son propre pays qu'on a honte d'en être le citoyen. Seize ans plus tard, je me dis que j'avais malheureusement raison de ne pas prendre vos déclarations pour la réalité. Que, quelque soit le régime, les poules n'ont ni la liberté (le pouvoir) ni le droit (le rapport de force) d'exiger des renards quoi que ce soit, même si elles en avaient la capacité, et que le pouvoir sans bornes de ces renards est dangereux, comme vous le constaterez dans la lettre ouverte ci-jointe.
A présent, je me pose la question de savoir ce que je pourrais faire encore, ici et maintenant, face aux agissements du pouvoir illégitime, illégitime par la façon dont il est exercé ; Montesquieu avait formulé une règle pour guider notre jugement dans ce domaine : "tout pouvoir sans bornes ne saurait être légitime". Autrement dit, pour qu'un pouvoir soit légitime, il ne suffise pas de savoir comment il a été conquis, par exemple par des élections ou par un coup d'Etat, il faut voir encore de quelle manière il est exercé.
Alors, que faut-il faire, selon vous, et que feriez-vous à ma place, Monsieur le Président, au moment où, comme le disait Mirabeau, "la ligne rouge est franchie par l'autorité qui devient arbitraire et oppressive, qui attente aux propriétés pour la protection desquelles elle fut instituée, et rompt le contrat qui lui assura des droits, et la limita" ? Moment où le mur devient passage parce qu’il n’y a plus de normes à la validité desquelles on peut faire appel.
S'agissant justement des normes : "Ils bravent toutes les lois positives qu'ils ont promulguées eux-mêmes, mais ils n'opèrent jamais sans prendre pour guide la loi" : je ne comprenais pas 'la contradiction dans les termes' soulevée dans cette phrase que j'avais lue à l'âge de dix-huit ans dans l'analyse, par Hannah Arendt, du fonctionnement d'un système totalitaire. Je n'imaginais donc pas que l'on pouvait braver, violer la loi - et le droit - tout en la prenant pour guide. Je l'ai comprise dans le combat sur terrain judiciaire, à force de faire face aux comportements réflexes des corrompus notoires agissant sous l'emprise exclusive de la sensation perverse de puissance.
Espérant bénéficier de votre indulgence pour le dérangement, pour cette indélicatesse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments respectueux,
Mustafa Üner SARI
N.B Le 19 janvier 2004, et sur base des articles concernés du Code d'instruction criminelle, j'avais déposé une requête entre les mains de Madame Laurette ONKELINX, alors ministre "socialiste" de la Justice, afin de solliciter l'ouverture d'une enquête à charge de Madame Anne THILY, alors Procureur général "socialiste" près la Cour d'appel de Liège. Et ce, pour motif de 'corruption par solidarité de corps, dans l'intention manifeste et délibéré de dissimuler et couvrir des actes délictueux et criminels afin de les soustraire à la justice et d'en protéger les auteurs.'
Madame la Ministre, solidaire avec sa corporation, m'avait répondu qu'il n'y avait aucun élément qui justifiait l'ouverture d'une enquête à ce sujet. Et, lorsque je lui ai demandé de citer un élément, parmi les innombrables éléments soulevés dans ma requête, qui ne justifierai pas l'ouverture de ladite enquête, sa réponse fut : LE SILENCE injustifiable même par l'abus de pouvoir, le comportement réflexe qui proclame 'la loi de l'impunité' comme la seule norme à la validité de laquelle on peut faire appel.
La lettre ouverte: http://mustafasari.skynetblogs.be/archive/2011/03/17/lettre-ouverte.html
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17.03.2011
Lettre ouverte
Lettre ouverte
A Monsieur Stefaan DE CLERCK,
Ministre de la Justice,
Monsieur Cédric VISART de BOCARMé,
Procureur Général près la Cour d’appel de Liège,
Madame Danièle REYNDERS,
Procureur du Roi de Liège et ex-Juge d’instruction
Madame Nadia DE VROEDE
Présidente du Conseil supérieur de la Justice
Avant propos
'La force de l'indignation' : c'est le titre d'un projet de livre, un journal intime en quelque sorte, que j'ai commencé à rédiger, pour ne rien oublier, il y a plus de huit ans. Stéphane Hessel m'a récemment rappelé ce titre et a éveillé en moi le désir de partager avec vous ces propos qu'il nous a transmis dans "Indignez vous !" publié au mois de janvier dernier : "Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne, on rejoint ce courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Et ce courant va vers plus de justice, plus de liberté.
Les droits de l'homme
Cemal Nadir, 1947
Ces droits, dont la Déclaration universelle a rédigé le programme en 1948, sont universels. Si vous rencontrez quelqu'un qui n'en bénéficie pas, plaignez-le, aidez-le à les conquérir. Droits dont la violation, quel qu'en soit l'auteur, doit provoquer notre indignation. Il n'y a pas à transiger sur ces droits."
Monsieur le Ministre de la Justice,
(Votre courrier du 7 décembre 2010, réf. "PV 13/PL 1928/BB", la dernière goutte qui a fait déborder le vase)
Monsieur le Procureur Général,
Madame le Procureur du Roi,
Madame la Présidente (Votre courrier du 7 mai 2004, réf. : F/04/00/0017),
Liège, le 14 mars 2011
Concerne : deux questions… et deux réponses
Introduction
Avant d'entrer dans le vif du sujet, je voudrais souligner ici qu'avant d'envisager quoi que ce soit, il faut mettre un terme aux agissements hors-la-loi - et contraires au droit - auxquels je suis forcé de faire face depuis très longtemps. De quels agissements s'agit-il ?
Comme je l’ai déjà dit et écrit, j'ai l'impression d'avoir vécu ces seize dernières années, et de vivre encore aujourd'hui, en un endroit d'où l'on ne voit plus la lumière de l'entrée et où la lumière de la fin est si imperceptible que le regard doit sans cesse la chercher et la reperd sans cesse ; où le début et la fin ne sont même pas assurés.
La raison en est que, en cet endroit qui se situe quelque part dans ce monde que vous appelez "le monde judiciaire", la falsification, la tromperie, le mensonge, les manœuvres dilatoires en tout genre, la violation flagrante de la loi et du droit, ont été considérés, jusqu'à ce jour, comme des moyens parfaitement justifiés pour parvenir à la réalisation d'objectifs jamais avoués : rendre invisible la frontière qui sépare la vérité du mensonge, pour que le vrai et le faux deviennent indiscernables, et pour que les questions relatives à la recherche de la vérité soient transformées en problèmes de pouvoir et de rapport de force.
De fait, force m'a été de constater que l’élaboration et l’exécution d'agissements hors-la-loi et contraires au droit, la négation délibérée de la réalité - la capacité de mentir - et la possibilité de modifier les faits - celle d’agir - sont intimement liées, car elles procèdent l’une comme l’autre de la même source : l’abus de pouvoir. Et cela, en faisant exister un ordre pernicieux où la violence, qui résulte d’un rapport de force archaïque et élémentaire, fait loi. Où la recherche intransigeante de sens, d'éthique, de vérité, de valeurs, du respect d'une quelconque règle ou d'un quelconque principe est considérée comme le symptôme indéniable d'une maladie mentale. Comme si la résignation, le suicide quotidien en vue de s'adapter à ce monde malade, était le signe d'une parfaite santé mentale.
L’extraordinaire perversion que traduisent ces agissements a pour but ultime de proclamer le droit mort, et de faire de telle sorte que personne ne fasse plus confiance à cette obligation d’une importance capitale : la soumission au droit. Faire de telle sorte que nous oubliions que depuis le temps des Lumières, c’est-à-dire depuis l’essor de l’Etat de droit, le respect du droit n'est plus l’expression arbitraire de la volonté de qui que ce soit, que nul n’a désormais de pouvoir qu'en vertu du droit, et que chacun parmi nous est soumis à l'obligation de respecter une loi qui le précède.
Pour que nous oubliions que le principe de séparation des pouvoirs venu, lui aussi, du siècle des Lumières, est le principe fondateur de notre démocratie moderne : "il faut que le pouvoir arrête le pouvoir" (Montesquieu). Principe tragiquement détourné par la confusion des pouvoirs, confusion dont découle 'l’estompement des normes' et des règles les plus élémentaires de la morale publique, consubstantielle à la démocratie et à l’Etat de droit démocratique.
Quant à moi, j’ai estimé, durant ces longues années, qu’il s’agit là de principes universels qui excluent toute concession de quelque ordre que ce soit. Principes dont découle l’une des règles fondamentales du droit, qui veut qu’un droit qui ne se traduise pas par des obligations précises envers le titulaire du droit ne puisse plus être qu’une duperie mentale, ou le principe fondateur d’une république bananière et non d’un Etat de droit démocratique - dans lequel je crois pourtant vivre, ici et maintenant.
Un exemple déconcertant parmi tant d'autres autrement plus graves
Dans son courrier du 8 février 2001, Monsieur Jean du JARDIN, alors Procureur général près la Cour de cassation, me faisait part d'une 'Vérité' comme s'il voulait prouver qu'il n’est pas de plus habile mensonge que de masquer la vérité en lui donnant l’éclairage qui la rend trompeuse : "L’organisation judiciaire du Royaume de Belgique, disait-il, s’oppose en droit comme en fait à ce que le mandat d’arrêt soit utilisé comme instrument de la pratique du terrorisme d’Etat par voie judiciaire (..)" Autrement dit, pour ce gardien du Temple, ce qui ne peut pas être, ne fut pas. La version inverse serait donc blasphématoire à l'égard de "l’organisation judiciaire du Royaume de Belgique". Et si les faits disent autre chose, ils doivent inlassablement être modifiés à chaque instant, et le passé ainsi falsifié au jour le jour.
Quant à vous, Monsieur le Ministre, dans l'histoire judiciaire du Royaume de Belgique, n'avez-vous jamais rencontré ou entendu parler de magistrats ayant accompli, en fait, des actes délictueux ou criminels auxquels s'oppose, en droit, l’organisation judiciaire du Royaume ? Par son message inaudible, Monsieur Jean du JARDIN ne mettait-il pas en évidence cette triste stratégie injustement érigée en règle et principe du droit et à laquelle, vous aussi, vous êtes très attachés : il suffit que l’enquête ne soit pas menée, pour que les questions restent sans réponse, et que ces réponses et les faits qui y sont liés ne puissent être transformés en preuves ?
En effet, "En ce qui concerne l'objet de votre plainte de 1998, il semblerait (je souligne) qu'une réponse vous a déjà été apportée à ce propos par Monsieur le Procureur général près la Cour de cassation", m'écriviez-vous, Monsieur le Ministre, dans votre courrier du 7 décembre 2010. Et vous-même, Monsieur le Ministre, êtes-vous satisfait de la réponse du Procureur général ? N'est-ce pas ainsi qu'ensemble, du plus humble jusqu'au plus haut niveau, vous réécrivez continuellement l'histoire depuis des années …. ?
A présent
Ayant pris la décision irrévocable de quitter ce monde "judiciaire", à tout prix et à n'importe quel prix, dans les semaines à venir, je me permets de vous rappeler ici les deux questions que j'ai inlassablement posées durant ces longues, très longues années. Questions qui sont restées sans réponse et auxquelles j'exigerai réponse sur le champ au moment venu, car j'estime y avoir le droit le plus absolu. Quant à savoir quand et comment, vous en serez inévitablement informé par les évènements.
La première question
Le 21 juin 1995, j'ai été convoqué par téléphone au Palais de justice de Liège, sous prétexte de me faire confirmer une plainte que j’avais déposée, un an auparavant, entre les mains d’un juge d’instruction, contre les agissements d'une organisation turque d'extrême droite. Ce fut un piège. A mon arrivée au palais, j'ai en effet été privé de liberté, et le lendemain, j’ai été mis sous mandat d'arrêt pour cause d’escroquerie et de détournement de fonds avant d’être séquestré, durant quatre jours, dans un milieu carcéral appelé ‘maison d’arrêt’ dans sa version démocratique, pour mieux soustraire au regard sa vocation occasionnellement politique.
Ce mandat d'arrêt - sa longue préparation et sa délivrance à travers un piège - relevait-il réellement d'une affaire judiciaire, ou a-t-il été conçu comme un instrument de pratique du 'terrorisme d'Etat' par voie judiciaire ? Autrement dit, ce mandat relevait-il réellement d'une affaire judiciaire, ou a-t-il été conçu comme un instrument de mise en œuvre d'une action criminelle (une tentative de meurtre de la personne morale), dans l'élaboration et l'exécution de laquelle ont pris part aussi des représentants de l'Etat, à savoir les magistrats et auxiliaires concernés du parquet de Liège, notamment.
La deuxième question
Le 19 mars 1999, j'ai à nouveau été privé de liberté et mis sous 'protection judiciaire', pour cause de maladie mentale, par une ordonnance de mise en observation, avant d'être séquestré trois jours dans un milieu thérapeutique appelé ‘hôpital psychiatrique’ dans sa version démocratique, pour mieux soustraire au regard, une fois encore, sa vocation occasionnellement politique.
Cette ordonnance de mise en observation psychiatrique - sa longue préparation et sa délivrance illégale lors d'une grève de la faim - relevait-elle réellement d'une affaire médicale, ou a-t-elle été conçue comme un instrument d’intimidation et de menace par voie juridico-psychiatrique pour tenter de couvrir un acte criminel par un autre ? Autrement dit, cette ordonnance relevait-elle réellement d'une affaire médicale, ou a-t-elle été conçue comme un instrument de mise en œuvre d'une action criminelle (une tentative d'anéantissement de la personne juridique) dans l'élaboration et l'exécution de laquelle ont pris part exclusivement des représentants de l'Etat, à savoir les magistrats et auxiliaires concernés du parquet de Liège, notamment.
Et le tout, en pensant sans doute qu'"après le meurtre de la personne morale et l’anéantissement de la personne juridique, la destruction de l’individualité est presque couronnée de succès. Nous devons en effet prendre conscience du fait que la psyché peut être détruite sans que l’homme soit, pour autant, physiquement détruit", comme le dit Hannah Arendt dans son œuvre magistrale 'Le système totalitaire'.
Mes réponses
1. Ledit mandat d'arrêt ne concernait absolument pas une affaire judiciaire. Il a été conçu comme un instrument de pratique du 'terrorisme d'Etat' par voie judiciaire, afin de réduire au silence un gêneur récalcitrant.
2. Ladite ordonnance de mise en observation psychiatrique ne concernait absolument pas une affaire médicale. Elle a été conçue comme un instrument d’intimidation et de menace par voie juridico-psychiatrique, pour tenter de couvrir un acte terroriste par un autre.
Ces réponses sont les fruits de quinze ans de démarches faites en Belgique comme en Turquie. Elles ne s'appuient que sur des preuves matérielles irréfutables. Mais elles sont unilatérales et doivent être vérifiées, si besoin en était encore, sur base d'une enquête menée par les autorités compétentes. Et ce, sans délai et en mettant un terme – et c'est fondamental - aux agissements systématiques que j'ai évoqués dans l'introduction.
Précisions
Avant de conclure, je tiens à apporter ici quelques précisions concernant, notamment, l'alibi de l'indépendance du juge d'instruction.
Le 31 juillet 1995, le juge d’instruction qui m’avait délivré ledit mandat d’arrêt, Monsieur Fernand BRASSEUR, a délibérément transformé en faute ce qui aurait pu être considéré jusqu’alors, en son chef, comme une erreur, bien que d’une gravité extrême. Mais il fit preuve d'une arrogance nauséabonde : "il n’appartient pas encore à l’inculpé ou à son conseil, de choisir "son" juge ou "ses" enquêteurs", faisait-il remarquer dans un courrier adressé à l’un de mes avocats.
Ce que je trouvais terrifiant dans ces propos, c’est que cet individu – tristement malade, dépressif, sous l'influence journalière d'une forte quantité d'alcool, et agissant exclusivement sous les ordres du parquet et de ses enquêteurs en attendant la fin de sa carrière - s’estimait encore être un homme libre et pourvu de raison, comme un juge indépendant, impartial et donc incontestable.
Il ne fallait surtout pas que je considère ‘mon’ Juge comme un adversaire. Il fallait simplement qu’il disparaisse volontairement de mon champ d’action. Pour ce faire, il m’a fallu prendre distance par rapport aux événements. Prendre le temps pour comprendre ce qui se tramait réellement dans les coulisses. Et en même temps, pour étudier le manuel de la procédure pénale et le Code d’instruction criminel pour pouvoir m’occuper, moi-même, de ce qui me regardait de très près.
Le 2 janvier 1996, j’ai écrit à ‘mon’ juge une longue lettre ouverte où je lui disais : "Le 22 juin 1995, un vil corrompu contaminé par une folie terroriste d’un genre assez singulier, m’a en effet tendu un mandat d’arrêt. C’était réellement un acte de folie exécuté par des terroristes au stade de rage. Et ce vil corrompu contaminé par une folie terroriste, c’était vous Monsieur le Juge ...". Trois jours plus tard, le 5 janvier 1996, ‘mon’ Juge a demandé et obtenu son dessaisissement…. Et j"ai effacé ce Monsieur de ma mémoire, bref je l'ai oublié.
Seize jours plus tard, soit le 31 janvier 1996, l'instruction fut clôturée par un procès-verbal où Daniel BOTSON, officier de la police judiciaire, écrivait : "Exposons que les considérations reprises au présent procès-verbal nécessitent évidemment l’interpellation de SARI Mustafa. Toutefois, l’intéressé ayant à diverses reprises fait savoir à Monsieur le Magistrat Instructeur, d’une manière ferme voir plus que déterminée, qu’il refusait de se présenter en nos services, nous renonçons à convoquer SARI Mustafa." Comme je le leur avais promis dès le départ, je ne me suis jamais présenté en leurs services, ni ne leur ai communiqué un quelconque document, malgré les incessantes menaces de mandat d’amener, de mandat de perquisition et de mandat d’arrêt.
Puis, selon mes avocats, que j’ai d’ailleurs 'virés' sans plus tarder, il fallait désormais oublier cette affaire parce que les magistrats et auxiliaires concernés du parquet de Liège n'allaient plus rien faire dans ce dossier, et qu'ils allaient le faire traîner jusqu'à la prescription. Et ce, en espérant sans doute consolider pour l'éternité le sceau judiciaire apposé sur mon front de ‘présumé coupable’. Bref, ce qu’ils visaient, c’était tout simplement ma mort morale.
Au quarantième jour de la deuxième grève que j’avais engagée devant le Palais de justice à Liège, j’ai eu la satisfaction d’apprendre que l’affaire allait être soumise à l'examen de la Chambre du Conseil dans les quinze jours. Ce qui fut fait le 7 juin 1996. Ladite Chambre prononça son ordonnance de non-lieu le 21 juin. Le parquet fit appel pour démontrer sans doute que la défaite, pour lui, était impossible. Appel qui fut suivi d’un arrêt de non-lieu rendu, le 17 avril 1997, par la Chambre des mises en accusations. J’ai ainsi été ‘blanchi’, comme on dit.
J'avoue que j'ai enfin compris que la plus grande majorité des citoyens de notre pays aurait alors tourné la page après avoir été ‘blanchis’. Mais quant à moi, j'ai eu et j'ai besoin de savoir pour quoi j’ai été ‘noirci'. J'ai besoin de savoir si je vis dans un Etat de droit ou dans une république bananière où règne l'insécurité juridique. J'ai besoin de savoir si je peux compter sur une justice digne d'un Etat de droit, ou si je suis livré à une clique de puissants, soucieux de leurs prérogatives, que nul ne peut empêcher de nuire.
A ce propos, je tiens à souligner que je ne m'estime pas être chargé de la mission divine de faire comprendre à qui que ce soit ceci ; "Le 1 paraît infiniment petit par rapport au 1.000.000, Mais qu'on mette le 1=0, et tout le 1.000.000 s'évanouit aussitôt. Il en est exactement de même du droit. En lésant le droit d'un seul individu, la société renverserait par-là les bases même sur lesquelles repose la conscience intime du droit, les bases de tout Etat réellement équitable. Car si on ne respecte pas le droit d'un membre de la collectivité, il n'y a pas de raison valable pour que l'on respecte celui de n'importe quel autre membre, et partant, de tous", comme le remarque Africain Spir dans son analyse de "Justice sociale".
Pour conclure,
Je voudrais vous rappeler ici un fragment du dernier entretien que j’ai eu avec Madame Danièle REYNDERS, le 16 juillet 2002, dans son cabinet de juge d'instruction : "Monsieur Sari", me disait-elle, "vous avez été mis sous mandat d’arrêt pour cinq jours, et vous avez été blanchi par la suite par deux décisions judiciaires. Puis, vous avez été mis en observation psychiatrique le temps d’un week-end et vous avez été déclaré sain d’esprit par un psychiatre compétent. Pourquoi ne tournez-vous pas ces pages ?" Je lui avais alors répondu qu’un jour je déchirerai ces pages au lieu de les tourner, car je ne reconnais à ces pages aucun droit de cité dans le livre de mon histoire, de ma vie et de mon existence.
Comme promis, il y a bientôt seize ans, j'irai donc jusqu'au bout de mon exigence légitime de respect du droit dans un Etat de droit, droit que vous ne respectez pas. Car, l’injustice est une anomalie et le sort inévitable de toute anomalie du genre devrait être l’anéantissement. Et ce, en tendant l'oreille à Socrate qui disait : "Mieux vaudrait me servir d'une lyre dissonante et mal accordée, diriger un chœur mal réglé, ou me trouver en désaccord ou en opposition avec tout le monde, que de l'être avec moi-même, étant un, et de me contredire."
Il dépend de nous que le présent délivre sa promesse d’avenir,
Mustafa Üner SARI
22:20
Écrit par Youri
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17.12.2010
Suite réservée à la "réponse" de De Clerck
Monsieur Stefaan DE CLERCK
Ministre de la Justice
Liège, le 17 décembre 2010
Monsieur le Ministre,
Concerne : votre référence "PV 13/PL 1928/BB"
J'accuse bonne réception de votre courrier daté du 7 décembre 2010 en réponse à ma lettre du 3 juin 2009. Je vous en remercie.
Je suis désolé de vous dire que, dans votre courrier, je n'ai pu trouver les réponses aux deux questions que je me suis permis de vous poser dans ma lettre susmentionnée du 3 juin 2009. Eu égard à cet élément fondamental et à la gravité extrême de la situation, il m'apparaît plus qu'utile de poursuivre la correspondance avec vous à ce sujet. Et ce, afin d'en finir à très court terme et par tous les moyens que j'estimerai légitimes pour exiger jusqu'au bout, et sans la moindre concession, le respect du droit que vous ne respectez pas.
1. En ce qui concerne ma première question, voudriez-vous bien m'indiquer clairement le courrier dans lequel Monsieur le Procureur général près la Cour de Cassation, ou l'un de vos prédécesseurs, m'aurait apporté la réponse à cette question. Réponse dans laquelle je lirai, par exemple, la date à laquelle vous avez transmis ma requête aux autorités compétentes et la date à laquelle vous avez reçu la réponse de ces mêmes autorités. Cette dernière date devant nécessairement être ultérieure au 9 avril 1998, car c'est bien le 9 avril 1998 que vous disiez vous voir contraint d'attendre ladite réponse des autorités avant de m'informer plus amplement.
2. En ce qui concerne ma deuxième question, voudriez-vous bien me dire clairement à quelle date votre prédécesseur avait-il transmis ma requête à Monsieur le Procureur général près la Cour de Cassation, et à quelle date avait-il reçu la réponse de celui-ci ?
Je réserve la copie de la présente, pour information, à votre collaborateur Monsieur Benjamin HERMAN.
Espérant vous lire au plus tard le 11 janvier 2011, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments respectueux,
Mustafa Sari
12:03
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"Réponse" du ministre...

11:52
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08.12.2010
Une lettre, une de plus comme on dit
Monsieur Benjamin HERMAN
Conseiller au Cabinet du Ministre
Ministère de la Justice
Boulevard de Waterloo, 115
1000 Bruxelles
Liège, le 9 décembre 2010
Monsieur,
Concerne : L'interminable "traitement" de mon courrier du 3 juin 2009.
Comme je vous l'ai promis dans mon courriel du 30 novembre dernier resté sans réponse, j'ai l'honneur de vous confirmer que, le mardi 21 décembre 2010 à 10h00, je viendrai vous rejoindre au ministère de la justice en vous priant de me transmettre la réponse à mon courrier cité sous rubrique.
Et je ne quitterai les lieux qu'avec ladite réponse en main afin d'exiger, une fois encore et avec la détermination qui est la mienne, le respect des règles les plus élémentaires du droit que vous ne respectez pas.
Quant à ma promesse de vous raconter brièvement l'histoire hallucinante écrite par Mesdames Batena BAFOLO, Hélène STIJNS et vous-même - et ce, durant un an et demi - autour d'une réponse à un courrier somme toute banal, j'ai préféré ici m'en abstenir par crainte de vomir sur le clavier ma profonde indignation, pour ne pas dire ma révolte pour le moins légitime.
Indignation et révolte que tout homme digne de cette appellation peut éprouver face aux incessantes manœuvres de falsifications, de tromperies, de prévarication et de mensonges. Manœuvres auxquelles je suis forcé à faire face depuis plus de quinze ans, et qui, par ailleurs, ont toujours été considérées par les autorités concernées, tant politiques que judiciaires, comme des moyens parfaitement justifiés. Ils ont été employés comme moyens ‘légitimes’ de parvenir à la réalisation d'objectifs jamais avoués, et ont fait partie de l’histoire, aussi loin que l'on remonte dans le passé.
L’abus de pouvoir, le rapport de force et la limite
De fait, dans l'élaboration et l'exécution hors-la-loi et contraire au droit de ces manœuvres, la négation délibérée de la réalité - la capacité de mentir - et la possibilité de modifier les faits - celle d’agir - ont été intimement liées, car elles procédèrent l’une comme l’autre de la même source : l’abus de pouvoir.
Mais poussées au-delà d’une certaine limite, ces manœuvres hors-la-loi et contraires au droit produisent des résultats contraires au but recherché. Cette limite est atteinte dangereusement là où la frontière qui sépare la vérité du mensonge est rendue invisible ; là où le vrai et le faux deviennent indiscernables ; et là où les questions relatives à la recherche de la vérité sont transformées en problèmes de pouvoir et de rapport de force archaïque et élémentaire en faisant exister un ordre pervers où la violence fait loi.
Un exemple
Lors de notre entretien téléphonique du 14 octobre dernier, vous m'aviez dit que vous aviez pris le temps de vous informer, que vous aviez traité mon courrier susmentionné, que vous y aviez répondu, que la réponse était soumise à la signature du Ministre, et que j'allais sans doute la recevoir au début de la semaine du 18 octobre.
Puis, plus rien et vous êtes devenu injoignable jusqu'au 22 novembre 2010, date à laquelle vous me disiez, lors de notre communication téléphonique de ce même jour, que la réponse promise était retournée à l'administration parce qu'il fallait y apporter des rectifications (ou des changements), et que vous alliez répondre ce jour même, ou le lendemain au plus tard, à mes courriels des 8 et 18 novembre …. Nenni !!!!
Questions
Connaissez-vous vous-même la vraie raison qui motive vos agissements entourant le traitement de mon courrier, comme si vous traitiez 'une affaire d'Etat' frappée du sceau du secret d'Etat ? Vous parait-il normal qu'une réponse à un courrier d'une simplicité déconcertante - réponse que vous dites avoir élaborée durant un an et demi, et après vous être dûment informé - ait encore besoin de rectifications ? Si oui, jusque quand ?
En espérant que le 21 décembre 2010 ne soit pas trop tôt pour répondre à un courrier daté du 3 juin 2009, je vous prie de recevoir, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués,
Mustafa Üner SARI
09:57
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29.03.2010
Rappel au Ministère de la Justice
Madame STEIJNS
Service contentieux et avis juridiques
Boulevard de Waterloo, 115
1000 Bruxelles
Liège, le 29 mars 2010
Madame,
Par la présente, je prends acte de l'impossibilité pour vous, comme vous me le disiez lors de notre communication téléphonique de ce 23 mars, de me transmettre un simple accusé de réception du courrier que j'ai adressé le 3 juin 2009 à Monsieur le Ministre de
L'abus
En agissant ainsi, vous semblez oublier à votre tour le fait que, poussés au-delà d’une certaine limite, la tromperie, la falsification, la prévarication, le mensonge produisent des résultats contraires au but recherché. Que cette limite est atteinte dangereusement là où la frontière qui sépare la vérité du mensonge est rendue invisible ; là où le vrai et le faux deviennent indiscernables ; et là où les questions relatives à la recherche de la vérité sont transformées en problèmes de pouvoir et de rapport de force.
La preuve en est que, si nous sommes arrivés au point de non retour où nous nous trouvons aujourd'hui, c'est parce que la falsification, la tromperie, la prévarication, le mensonge ont toujours été considérés par les autorités concernées comme des moyens parfaitement justifiés : la fin justifie les moyens. Ils ont été employés comme moyens ‘légitimes’ de parvenir à la réalisation d'objectifs jamais avoués, et ont fait partie de l’histoire aussi loin que l'on remonte dans le passé.
Dans l’élaboration et l’exécution d'agissements hors-la-loi et contraires au droit auxquels j’ai sans cesse dû faire face, la négation délibérée de la réalité - la capacité de mentir - et la possibilité de modifier les faits - celle d’agir - ont été intimement liées, car elles procédèrent l’une comme l’autre de la même source : l’abus de pouvoir.
L'impossible résignation face à l'abus
A présent, puis-je vous prier, Madame, d'informer Monsieur le Ministre, ou les membres concernés de son Cabinet, de ce qu'il m'appartient désormais de tenter de débloquer le traitement de ce dossier qui m'empoisonne la vie et l'existence depuis bientôt quinze ans. 'Quand et comment ?', me direz-vous. Au moment venu et par tous les moyens que j'estimerai légitimes. Et vous en serez inévitablement informés par les événements. La résignation par lassitude et par usure du temps n'est donc pas la maladie dont je mourrai, comme vous semblez le croire. Ce qui m'amène à vous faire part des réflexions qui suivent.
La résistance non-violente
Durant de longues années, je me suis posé la question de savoir quelle était, dans une démocratie, la place de la résistance non violente, résistance que j'ai assumée durant ces mêmes années dans des conditions qui dépassent l'entendement. Et je me suis sans cesse demandé pourquoi elle était souvent perçue comme un moyen de pression "non justifié"… Parfois légitime, me disais-je, cette perception vient de ce que, notamment, la place de la résistance est plus difficile à penser dans le cadre d'un régime démocratique que dans le cadre d'un régime autoritaire ou totalitaire.
Non pas que la résistance pose problème dans le cadre des régimes démocratiques puisque l'Etat de droit pourrait précisément y être défini comme celui qui garantit la gestion non-violente du pouvoir. Mais cette ‘adéquation théorique’ entre la démocratie et l'Etat de droit, questionne la ‘légitimité’ même de toute résistance : en principe, dans un Etat de droit, chacun est soumis au droit et tenu par lui, le pouvoir judiciaire ayant pour rôle fondamental de pacifier les conflits par le droit et non par la pression, le chantage ou la loi du plus fort. En outre, le principe de séparation des pouvoirs garantit que les trois pouvoirs - exécutif, législatif et judiciaire - soient distincts et donc se limitent mutuellement.
Mais force m'a été de constater qu'à l’ombre de ces principes, de ces règles ou de ces normes, dont l’Etat de droit suppose une application 'réelle' et 'indifférenciée', des représentants tant du pouvoir judiciaire que du ministère public abandonnent leurs attributions juridictionnelles ou judiciaires et collaborent avec des représentants des autres pouvoirs pour des raisons extrajudiciaires, dans la convergence d'intérêts divergents. Ils prennent alors distance par rapport au droit, ils s'écartent de la légalité, et substituent à la recherche de la vérité une problématique de pouvoir, en bravant toutes les lois positives mais en n'agissant jamais sans prendre pour guide la loi, et en faisant exister un ordre pervers où la violence, qui résulte d’un rapport de force archaïque et élémentaire, fait loi.
Ce qui conduit inévitablement dans une impasse totalitaire redoutable, une zone de non-droit, où règne en maître l’impunité totale en faveur des 'privilégiés', à savoir les représentants concernés de la puissance publique - dont des magistrats et des mandataires politiques, notamment - qui, en principe, sont pourtant soumis eux aussi au droit, et tenus par lui.
Le droit est mort, vive la loi du plus fort
L’extraordinaire perversion que traduisent ces agissements a pour but ultime, me semble-t-il, de proclamer le droit mort, et de faire de telle sorte que personne ne fasse plus confiance à cette obligation d’une importance capitale : la soumission au droit. Faire de telle sorte que nous oubliions que depuis le temps des Lumières, c’est-à-dire depuis l’essor de l’Etat de droit, le respect de la loi et du droit ne soit plus l’expression arbitraire de la volonté de qui que ce soit, que nul n’ait désormais de pouvoir qu'en vertu du droit, et que chacun parmi nous soit soumis à l'obligation de respecter une loi qui le précède.
Pour que nous oubliions que le principe de séparation des pouvoirs venu, lui aussi, du siècle des Lumières, soit le principe fondateur de notre démocratie moderne : "il faut que le pouvoir arrête le pouvoir" (Montesquieu). Principe tragiquement détourné par la confusion des pouvoirs, confusion dont découle ‘l’estompement des normes’ et des règles les plus élémentaires de la morale publique, consubstantielle à la démocratie et à l’Etat de droit démocratique.
J’estime, quant à moi, qu’il s’agit là de principes universels qui excluent toute concession de quelque ordre que ce soit. Principes dont découle l’une des règles fondamentales du droit, qui veut qu’un droit qui ne se traduise pas par des obligations précises envers le titulaire du droit, et dans le respect de la loi, ne puisse plus être qu’une duperie mentale, ou le principe fondateur d’une république bananière et non d’un Etat de droit démocratique - dans lequel je crois pourtant vivre, ici et maintenant.
La résistance par tous les moyens légitimes
D’où précisément la question fondamentale de savoir dans quelles circonstances précises la résistance - quelle qu'elle soit - devient nécessaire et légitime dans le cadre d'un régime démocratique régi par un Etat de droit. Elle l’est certainement, me semble-t-il aujourd'hui, lorsque le pouvoir devient abusif, et lorsque la démocratie bascule dans l'autocratie ou l'autoritarisme.
On en revient alors à l'héritage de la révolution française et de sa réflexion sur le ‘droit à la résistance’, que je résume ici par cette formule de Mirabeau : "Quand l'autorité devient arbitraire et oppressive ; quand elle attente aux propriétés pour la protection desquelles elle fut instituée ; quand elle rompt le contrat qui lui assura des droits et la limita, la résistance est un devoir et ne peut s'appeler révolte".
J’ai en effet la faiblesse de croire que se battre au sein d'un régime démocratique contre l’abus de pouvoir et l’arbitraire, et pour le respect de la loi et du droit, notamment, revient à se préserver contre la montée de l'autoritarisme et à préserver la pérennité de la démocratie et de l’Etat de droit démocratique. En n’ayant en mains, comme arme, qu’un ‘non’ qui dit ‘oui’ et la force de ses convictions, sans le moindre souci de plaire à qui que ce soit ni pour quoi que ce soit, et ce en tendant l'oreille à Socrate qui disait : "Mieux vaudrait me servir d'une lyre dissonante et mal accordée, diriger un chœur mal réglé, ou me trouver en désaccord ou en opposition avec tout le monde, que de l'être avec moi-même, étant un, et de me contredire." (Platon, Gorgias).
'non' à un ordre pervers où la violence, qui résulte d’un rapport de force archaïque et élémentaire, fait loi
'OUI' à l'exigence légitime du respect du droit et de la loi dans un Etat de droit, loi et droit que vous ne respectez pas
Parfaitement conscient d'être "en un endroit d'où l'on ne voit plus la lumière de l'entrée, et où la lumière de la fin est si imperceptible que le regard doit sans cesse la chercher et la reperd sans cesse, où le début et la fin ne sont même pas assurés", je vous prie de croire, Madame, en ma détermination intacte,
Mustafa Üner SARI
Gsm : 0496 688 410
E-mail : ms.sari@gmail.com
19:17
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Lettre au Ministre de la Justice (3 juin 2009)
Monsieur Stefaan DE CLERCK
Ministre de la Justice
Boulevard de Waterloo, 115
1000 Bruxelles
Liège, le 3 juin 2009
Monsieur le Ministre,
Par la présente, permettez-moi de vous soumettre deux demandes concernant une affaire qui me préoccupe aujourd’hui depuis plus de dix ans.
Première demande
Rappel des faits
Le 4 février 1998, j’ai déposé entre vos mains une requête à l’encontre de Madame Anne Thily, alors procureur général près la Cour d’appel de Liège. Le 9 avril de cette même année, vous m’écriviez :
"Monsieur,
Réf. : CAB/9.06/3774.
J’accuse bonne réception de votre lettre du 4 février 1998.Votre demande d’enquête a été transmise aux autorités compétentes. Je me vois dès lors contraint d’attendre leur réponse avant de vous informer plus amplement. Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués."
Une semaine plus tard, soit le 14 avril 1998, vous avez démissionné… Ce fut le début sans fin d’une histoire que je ne raconterai pas ici.
Question
A quelle date aviez-vous transmis cette requête aux autorités compétentes ? Quelle fut leur réponse (si réponse il y eut), et à quelle date ?
Deuxième demande
Rappel des faits
Le 25 février 2008, j'ai déposé entre les mains de votre prédécesseur, Monsieur Jo VANDEURZEN, une requête, sur base de l'article 485 et suivants du Code d'instruction criminelle, afin de solliciter l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Monsieur Cédric VISART de BOCARMé, Procureur Général près la Cour d’appel de Liège.
Et ce, pour motif de 'corruption par solidarité de corps, dans l'intention manifeste et délibérée de dissimuler et couvrir des actes délictueux et criminels afin de les soustraire à la justice et d'en protéger les auteurs'. Etant bien entendu que 'corrompu' se dit de quelqu’un engagé ou qui s’engage, notamment, par la solidarité, la persuasion, des promesses ou des dons à agir personnellement ou à faire agir un tiers contre sa conscience et surtout son devoir.
Resté sans réponse, j’ai adressé à Monsieur Jo VANDEURZEN les courriers ci-dessous respectivement les 17 avril, 14 mai et 29 mai 2008, pour obtenir un simple accusé de réception de ladite requête :
"Monsieur le Ministre,
Sur base de l'article 485 et suivants du Code d'instruction criminelle, j'ai déposé entre vos mains, le 25 février 2008, une requête afin de solliciter l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Monsieur Cédric VISART de BOCARMé, Procureur Général près la Cour d’appel de Liège.
Voudriez-vous bien m’informer de la suite que vous avez réservée à cette requête…"
Réponse : SILENCE !
"Monsieur le Ministre,
Sur base de l'article 485 et suivants du Code d'instruction criminelle, j'ai déposé entre vos mains, le 25 février 2008, une requête afin de solliciter l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Monsieur Cédric VISART de BOCARMé, Procureur Général près la Cour d’appel de Liège.
Resté sans réponse, je vous ai envoyé un rappel, le 17 avril 2008, en vous priant de m’informer de la suite que vous avez réservée à cette requête. Resté jusqu'ici sans réponse, je me vois dans l'obligation de vous prier, une fois encore, de bien vouloir m'informer de la suite que vous avez réservée à ladite requête.
Réponse : SILENCE
"Monsieur le Ministre,
Sur base de l'article 485 et suivants du Code d'instruction criminelle, j'ai déposé entre vos mains, le 25 février 2008, une requête afin de solliciter l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Monsieur Cédric VISART de BOCARMé, Procureur Général près la Cour d’appel de Liège.
Resté sans réponse, je vous ai envoyé deux rappels, les 17 avril et 14 mai 2008, en vous priant de m’informer de la suite que vous avez réservée à cette requête. Resté sans réponse jusqu'ici, je me vois dans l'obligation de vous prier, une dernière fois, de bien vouloir m'informer de la suite que vous avez réservée à ladite requête.
'Une dernière fois', dis-je. De fait, j'estime à présent utile de vous rappeler d'abord que, le 26 juin 1995, j'ai fait le choix entre l'exigence de justice (de respect de la loi et du droit) et le pragmatisme politique (le champ du rapport de force) qui pousse le titulaire du droit à la résignation par tous les moyens pour le moins pernicieux, dont la lassitude et l'usure du temps.
Et de vous rappeler ensuite que la requête que j'ai déposée entre vos mains est l'ultime tentative de pacifier, par voie du droit, le conflit qui me préoccupe depuis de longues années, et que, au cas où cette tentative serait enfermée dans l'impasse, j'irais sans tarder, et par tous les moyens que j'estimerai légitimes, jusqu'au bout de mon exigence légitime du respect de la loi et du droit, et ce, au seul regard de mon devoir de résistance face au règne sans partage de l'arbitraire à caractère totalitaire et de la loi d'impunité…"
Réponse : SILENCE
Puis, je me suis adressé, les 9 juin et le 9 juillet 2008, à Monsieur Yves LETERME
alors Premier Ministre :
"Monsieur le Premier Ministre,
En date du 25 février 2008, et sur base de l'article 485 et suivants du Code d'instruction criminelle, j'ai déposé une requête entre les mains de Monsieur le Ministre de la Justice afin de solliciter l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Monsieur Cédric VISART de BOCARMé, Procureur Général près la Cour d’appel de Liège.
Resté sans réponse, je lui ai envoyé trois rappels - les 17 avril, 14 mai et 29 mai 2008 - en le priant de m’informer de la suite qu'il a réservée à cette requête. Resté sans réponse jusqu'ici, je suis très inquiet et mon inquiétude est directement liée au fait que le silence peut être parfois le plus cruel des mensonges, comme il peut être pire que ce qu'il dissimule ou ce qu'il tente d'éluder en poussant le titulaire du droit à la résignation par, notamment, la lassitude et l'usure du temps…"
Je me vois dès lors dans l'obligation de vous prier, Monsieur le Premier Ministre, de bien vouloir avoir l'obligeance de m'indiquer la procédure légale à suivre pour obtenir, au moins, un accusé de réception de ladite requête, et ce, dans un Etat de droit où nul n'a de pouvoir qu'en vertu du droit et où chacun est tenu par une loi qui le précède.
Réponse de Monsieur le Premier Ministre :
"Une demande d'information a été adressée ce jour au Ministre de la Justice".
Ensuite,
"Monsieur le Premier Ministre,
Votre référence : 2-3449-VA-2008-NM-31
En date du 9 juin 2008, je m'étais permis de vous interpeller en vous priant de bien vouloir avoir l'obligeance de m'indiquer la procédure légale à suivre pour obtenir, au moins, un accusé de réception d'une requête que j'ai déposée, le 25 février 2008, entre les mains de Monsieur le Ministre de la Justice. En réponse, vous me faisiez savoir par votre courrier du 13 juin - ce dont je vous remercie - qu'"une demande d'information a été adressée ce jour au Ministre de la Justice". Voudriez-vous bien m'informer de la suite que Monsieur le Ministre de la Justice a réservée à votre demande ….."
Et nous en sommes restés là, puisque le Premier ministre et le ministre de la Justice ont démissionné, comme vous l’aviez fait il y a dix ans…
Question
Serait-il possible de connaître le sort que votre prédécesseur a estimé utile, ou juste, de réserver à la requête, à l’encontre de Monsieur VISART de BOCARME, que j’avais déposée entre ses mains ?
En conclusion
Au vu du déroulement des faits, comprenez qu’aujourd’hui j’ai le sentiment profond d'être en un endroit d'où l'on ne voit plus la lumière de l'entrée, et où la lumière de la fin est si imperceptible que le regard doit sans cesse la chercher, et la reperd sans cesse.
Dans l’attente de vous lire dans les meilleurs délais, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments respectueux,
Mustafa Üner SARI
Tél. : 0494 68 84 10
Mail : ms.sari@gmail.com
19:12
Écrit par Youri
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29.05.2009
Lettre à B.Wesphael
Liège, le
Je ne crois pas que vous soyez en danger de mort comme l’étaient Julien Lahaut et André Cools. Je considère par contre que vous avez eu raison de vous défendre de "tout penchant parano", en pensant peut-être que vous ne voudriez pas que vos enfants petits ou grands, votre épouse ou vos amis soient amenés un jour à vous rendre visite dans un asile psychiatrique où vous pourriez être séquestré par ordonnance judiciaire - et pour votre bien ! - pour cause de maladie mentale, de "psychose paranoïaque" par exemple. A ce propos, pour vous rafraîchir la mémoire, je me contente ici de vous transmettre le document joint.
Qui plus est, si les auteurs - au-dessus des lois et du droit - de ces agissements restaient anonymes ou impunis par la suite, vous auriez alors l’impression de vivre sous une menace permanente, sous le règne sans partage de la loi du plus fort dans une république bananière. Par conséquent, vous ne vous sentiriez plus jamais libre comme avant parce que vous seriez sans cesse forcé à la résignation, cette forme de suicide au quotidien.
La menace de l’enfermement dans un hôpital psychiatrique (la menace du meurtre juridique) est plus dissuasive que l’exécution (le meurtre physique) ou l’emprisonnement (le meurtre moral)
En vous écoutant et en vous lisant, je me suis souvenu des propos suivants de Robin Munro : "Récemment, Cao Maobing, un syndicaliste, a été interné par la police dans un hôpital psychiatrique de la province du Jiangsu. Selon le directeur de l’hôpital, une coterie d’experts a diagnostiqué une "psychose paranoïaque". Pourquoi recourir à ces mesures sophistiquées et coûteuses à l’encontre des opposants politiques ou religieux alors que les dictateurs disposent de méthodes bien plus simples pour les neutraliser, comme l’exécution ou l’emprisonnement ? L’une des raisons tient à ce que dans la Chine de l’après Mao, comme en Union Soviétique après la mort de Staline, les leaders réformistes souhaitent limiter les "excès" passés et ont donc mis fin à la liquidation physique de leurs opposants. Il fallait donc inventer des méthodes plus élaborées pour instiller la peur parmi les dissidents potentiels. Et quoi de plus dissuasif que la menace d’enfermement dans un hôpital psychiatrique."
A Liège, comme en Chine ou en Union Soviétique ?
"Nous sommes à Liège", comme vous le dites. Là où il est tout à fait possible - comme ce fut le cas dans la Chine de l’après Mao, en Union Soviétique après la mort de Staline et en Hors-Château sous votre règne - que les ‘Autorités’ que vous dérangez veuillent se débarrasser de vous en utilisant la psychiatrie comme instrument efficace de dissuasion des récalcitrants. Et elles peuvent y parvenir, croyez-moi, en profitant d’une occasion.
J’en veux pour preuve ce que me disait Madame Danièle Reynders, alors Juge d’instruction, lors de l’entretien que j’ai eu avec elle le
"Ils ont tenté de vous faire partir de là"
"Ils". De qui s’agissait-il ? Tout comme les criminels pervers en col blanc - pervers dans le sens moral et non sexuel du terme - tentent par tous les moyens d’effacer les traces de leur crime pour mieux se l’approprier, il m’a fallu plus de dix ans pour trouver, entre autres, la réponse à cette question. A présent, tout est clair, sauf un point important qui exige un éclaircissement.
- Le
Précisions
Je précise ensuite que dans son ordonnance de soit communiqué du
Il ne serait certainement pas inutile de demander à José Daras et à Louis Genet s’ils connaissent les prétendus "mandataires politiques Messieurs JAMART et MOHR", ainsi que le magistrat "Monsieur P. WILMART" et non le magistrat de garde.
Soit dit en passant, l’ordonnance de soit communiqué citée ci-dessus concernait ma plainte du
En réponse à cette interrogation, Maître DAYEZ, avocat au Barreau de Bruxelles, m’écrivait dans son courrier du
Dans un Etat de droit, comment peut-on ‘délibérément’ museler la mémoire, la vérité et la justice ?
L'Etat de droit démocratique, Monsieur le député, pourrait être défini comme celui qui garantit la gestion non-violente du pouvoir. Cependant, cette ‘adéquation théorique’ entre la démocratie et l'Etat de droit, questionne la ‘légitimité’ même de toute résistance. Puisqu'en principe, dans un Etat de droit, chacun est soumis au droit et tenu par lui, et que le pouvoir judiciaire a pour rôle fondamental de pacifier les conflits par le droit et non par pression, chantage, menace, intimidation, corruption ou la loi du plus fort. En outre, le principe de séparation des pouvoirs garantit que les trois pouvoirs - exécutif, législatif et judiciaire - sont distincts et donc se limitent mutuellement.
Mais, comme ce fut le cas dans la situation qui me préoccupe depuis de longues années, à l’ombre de ces principes, de ces règles ou normes, dont l’Etat de droit suppose une application 'réelle' et 'indifférenciée', il arrive que des représentants tant du pouvoir judiciaire que du ministère public abandonnent leurs attributions juridictionnelles ou judiciaires et collaborent avec des représentants des autres pouvoirs pour des raisons extrajudiciaires, dans la convergence d'intérêts… divergents.
Sous l’emprise redoutable de la sensation perverse de pouvoir, ils prennent distance par rapport au droit, ils s'écartent de la légalité, et substituent à la recherche de la vérité une problématique de pouvoir, en bravant toutes les lois positives mais en n'agissant jamais sans prendre pour guide la loi, et en faisant exister un ordre pervers où la violence, qui résulte d’un rapport de force archaïque et élémentaire, fait loi.
Ce qui conduit inévitablement dans une zone de non droit - une impasse totalitaire redoutable - où règne en maître l’impunité totale en faveur des 'privilégiés', à savoir, dans le cas qui nous préoccupe, les représentants concernés de la puissance publique - dont des magistrats et des mandataires politiques, notamment - qui, en principe, sont pourtant soumis eux aussi au droit, et tenus par lui.
D’où précisément la question fondamentale de savoir dans quelles circonstances précises le devoir de résistance devient nécessaire et légitime dans le cadre du régime démocratique régi par un Etat de droit. Elle l’est certainement, me semble-t-il, lorsque le pouvoir devient abusif, et lorsque la démocratie bascule dans l'autoritarisme ou dans l’autocratie.
Un conseil d’ami
C’est pourquoi, si j’étais à votre place, je ne solliciterais pas, le 7 juin prochain, le suffrage des citoyens avant de me transmettre la réponse à la question posée ci-dessus. Je sais que ce conseil est tardif puisque les élections auront lieu dans quelques jours. Mais ce retard est indépendant de ma volonté. Passé ce délai, je vous conseillerais alors d’avoir ladite réponse dans votre poche pour que vous puissiez me la livrer sur le champ le jour où je vous la demanderai, en vous mettant face à face avec mon exigence légitime du respect de la loi et du droit que vous ne respectez pas.
Quant à la vérité que j’ai souhaité - et que je souhaite - atteindre, ce n’est pas pour me débarrasser d’elle que je l’ai cherchée durant ces longues années, mais pour sauver du néant tout le passé qui s’y noierait sans elle. Je l’ai cherchée pour que ce qui, sans elle, ne serait même plus du passé, renaisse à l’existence dans cet unique présent hors duquel rien n’existe. Car il arrive un moment, Monsieur le député, où les premiers mensonges sont perdus dans le lointain, estompés par la distance, souvent oubliés, et où les derniers en date empruntent à leur enchaînement logique, une apparence de vérité purement artificielle, comme sur une scène de théâtre où les accessoires réels contribuent à renforcer l’illusion du décor soigneusement peint et habilement entretenu par d’honorables, mais redoutables, délinquants au col blanc.
Quant à l'oubli, c’est une illusion : il est l’autre face du mensonge, comme la vérité et la mémoire sont celles de la justice. Ce qui nous embarrasse, ce n’est pas l’oubli mais son impossibilité, notre soif de connaître la vérité et de voir le droit dit et la justice rendue. N’est-ce pas pour les même raisons que vous avez déposée votre plainte contre X, en estimant que le pouvoir judiciaire a pour rôle fondamental de pacifier les conflits par le droit.
En espérant être entendu, je reste à votre entière disposition pour toute information et explication que vous souhaiteriez avoir avant le 7 juin prochain,
Annexe : une page
Mustafa Üner SARI
ms.sari@gmail.com
14:56
Écrit par Youri
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11.03.2008
Lettre à une victime
10:57
Écrit par Youri
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16.02.2008
Daras répond à la demande de précision de Mustafa - Fin de la grève de la faim
Après la lettre manuscrite de Daras ce jeudi 15 février (voir fichiers joints), Mustafa a décidé de quitter la rue hors-Château.
Voici donc la demande de Mustafa et la réponse de J.Daras, qui signe seul cette fois.
Il faut noter que cette question est capitale, puisque c’est sur base de cette affaire « de demande qui heurtait le principe de séparation des pouvoirs » que le conflit avec « Ecolo » a débuté.
J’offre 10.000 euros à celui qui y trouve la réponse….
Sacré Daras, adepte de Machiavel, champion de la mauvaise foi, du mensonge et de la manipulation.
La demande de précision de Mustafa au sujet de la première question :
« Je souhaite que tu répondes à cette question, te disais-je, après avoir relevé dans la lettre du 15 juillet 1998, l’objet précis de la demande que j’avais adressée aux parlementaires fédéraux Ecolo. Demande qui était favorablement accueillie et qui aurait heurté le principe de séparation des pouvoirs, et rencontré le refus catégorique du Ministre de la Justice de répondre à des questions relatives à un dossier personnel, notamment. Et après avoir répondu à la question de savoir qui a conçu et élaboré le contenu diabolique de cette même lettre. Thierry DETIENNE, seul ? Si oui, tu lui demanderas, José, de le confirmer par écrit.
D’avance, je te remercie de bien vouloir répondre à la question. »
La précision de J.Daras :
« En ce qui concerne la première question, je n’ai plus sous la main la lettre du 15 juillet 1998. Je peux néanmoins te dire, de mémoire, que nous réfléchissions à plusieurs au contenu des réponses qui t’étaient faites. »
12:11
Écrit par Youri
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14.02.2008
La langue de bois écologique
Quelqu’un peut-il m’aider à trouver la réponse à la question posée dans la réponse de Daras et Gerkens (voir ci-dessous)?
Cela dit, c’est compréhensible. Il n’y a jamais eu de demande de M.Sari qui aurait pu heurter le principe de séparation des pouvoirs. C’est un mensonge des écolos concernés (mais pourquoi ?).
Malheureusement, ce mensonge et donc l’étouffement de la demande légitime de
Vincent.
La première question de Mustafa :
« Les faits
Le 9 juillet 1998, j’ai entamé une grève de la faim devant la porte de la Régionale liégeoise du parti Ecolo. Six jours plus tard, soit le 15 juillet, Thierry DETIENNE, alors député fédéral, m’a transmis une lettre infâme qui a donné lieu, sur place, à l’engagement d’un combat dans le combat, qui a duré trois ans et demi là-bas, en Hors-Château, et qui dure depuis lors en s’opposant à la résignation par la lassitude ou par l’usure du temps.
La question
Si, après avoir lu cette lettre, j’avais mis un terme à la grève de la faim et quitté les lieux immédiatement, ne te serais-tu pas inquiété de ma santé mentale, José ? Et par conséquent, n’aurais-tu pas exigé "mon hospitalisation quasi de force" et "un traitement neuroleptique qui casse mon système de raisonnement" ?
Je souhaite que tu répondes à cette question, après avoir relevé dans ladite lettre l’objet précis de la demande que j’avais adressée aux parlementaires fédéraux Ecolo. Demande qui était favorablement accueillie et qui aurait heurté le principe de séparation des pouvoirs, et rencontré le refus catégorique du Ministre de la Justice de répondre à des questions relatives à un dossier personnel, notamment. Et après avoir répondu à la question de savoir qui a conçu et élaboré le contenu diabolique de cette même lettre. Thierry DETIENNE, seul ? Si oui, tu lui demanderas, José, de le confirmer par écrit. »
« La réponse » de Daras et Gerkens :
« Thierry Detienne et les autres mandataires de la régionale ont essayé en 1998 de répondre à vos attentes légitimes de respect de vos droits.
17:52
Écrit par Youri
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Lettre de Mustafa suite aux "réponses" de Daras et Gerkens
En Hors-Château, le
En ce qui concerne la première question
En ce qui concerne la deuxième question
L’histoire tordue que tu racontes, en laissant croire que tu réponds à la question posée, est terrifiante parce qu’elle est le pure produit de la perversion du langage dont tu as le secret. En effet, j’avoue que je ne comprends pas du tout le rapport entre le terme « terrorisme d'état » et ce qui se passait entre nous en 1998.
Dois-je comprendre, par exemple, que tu aurais perçu que je me serais proclamé en Hors-Château victime d’un « complot » organisé par toi, et que l’utilisation de ce terme ne se justifiait pas. Que, dès lors, tu aurais considéré que l’utilisation du terme « terrorisme d'état » ne justifiait pas non plus concernant l’acte par lequel j’ai été visé le
En ce qui concerne la troisième question
Mustafa Üner SARI
N.B. : J’ai trouvé inconvenant de te faire accompagner par Muriel GERKENS qui m’avait promis de ne jamais répondre aux questions lors de notre entretien du 8 octobre 2007, en présence ‘hasardeuse’ de Madame Carine RUSSO, Sénatrice.
17:43
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Les "réponses" de J.Daras et M.Gerkens

17:33
Écrit par Youri
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Grève de la faim: 16ième jour
En Hors-Château, le 13 février 2008
J’en reste là pour ne pas t’inquiéter outre mesure parce que je sais que, à présent, tu as des préoccupations bien plus importantes. Tu dois penser, par exemple, à Louis GENET, mon ex-conseil ‘ECOLO’, qui aurait été très affecté, très touché quand je l’ai viré le
En conclusion, ce que vous avez fait en Hors-Château, durant trois ans et demi, est grave quelque ce soit le point de vue. Mais ce qui est plus grave encore, c’est que vous l’avez fait en étant persuadés que cela passerait comme une lettre à la poste, et que je n’accèderais jamais à
Avec la même détermination, je te souhaite bon courage,
Mustafa Üner SARI
N.B. : Après ta rencontre avec les citoyens, un journaliste est venu me trouver pour un entretien. Il m’a d’abord posé une question hors micro, avant de revenir sur l’essentiel : "Monsieur DARAS dit que vous êtes un parano qui croit que tout le monde lui en veut. Q’en pensez-vous ?" Je lui ai répondu que je le suis et fier de l’être, et ce, avant de lui demander si tu n’as toujours pas d’autres arguments qui pourraient s’inspirer d’autres sources que du fond putride de la poubelle de l’histoire stalinienne. Il m’a répondu que tu n’as pas voulu réagir à chaud …
17:31
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21.01.2008
A propos de la grève de la faim que j'entamerai le mardi 22 janvier 2008
Information destinée à Monsieur José DARAS
Sénateur et Ministre d’Etat Ecolo
'NON' à un ordre pervers où la violence, qui résulte d’un rapport de force archaïque et élémentaire, fait loi
'OUI' à l'exigence légitime du respect du droit et de la loi dans un Etat de droit
AVANT PROPOS
Quelle est, dans une démocratie, la place de la résistance non-violente, comme la grève de la faim par exemple ? Et pourquoi est-elle parfois perçue comme un moyen de pression injustifié ou de chantage intolérable ? Parfois légitime, cette perception ne vient-elle pas aussi de ce que, notamment, la place de la résistance même non-violente est plus difficile à penser dans le cadre d'un régime démocratique que dans le cadre d'un régime autoritaire ou totalitaire ?
Non pas que la résistance non-violente pose problème dans le cadre des régimes démocratiques, puisque l'Etat de droit pourrait précisément y être défini comme celui qui garantit la gestion non-violente du pouvoir. Mais cependant, cette ‘adéquation théorique’ entre la démocratie et l'Etat de droit, questionne la ‘légitimité’ même de toute résistance. Puisqu'en principe, dans un Etat de droit, chacun est soumis au droit et tenu par lui, et que le pouvoir judiciaire a pour rôle fondamental de pacifier les conflits par le droit et non par pression, chantage ou la loi du plus fort. En outre, le principe de séparation des pouvoirs garantit que les trois pouvoirs - exécutif, législatif et judiciaire - sont distincts et donc se limitent mutuellement.
Mais, comme ce fut le cas dans la situation qui me préoccupe depuis de longues années, à l’ombre de ces principes, de ces règles ou normes, dont l’Etat de droit suppose une application 'réelle' et 'indifférenciée', il arrive, par exemple, que des représentants tant du pouvoir judiciaire que du ministère public abandonnent leurs attributions juridictionnelles ou judiciaires et collaborent avec des représentants des autres pouvoirs pour des raisons extrajudiciaires, dans la convergence d'intérêts divergents.
Ils prennent alors distance par rapport au droit, ils s'écartent de la légalité, et substituent à la recherche de la vérité une problématique de pouvoir, en bravant toutes les lois positives mais en n'agissant jamais sans prendre pour guide la loi, et en faisant exister un ordre pervers où la violence, qui résulte d’un rapport de force archaïque et élémentaire, fait loi. Ce qui conduit inévitablement dans une impasse totalitaire redoutable, une zone de non-droit, où règne en maître l’impunité totale en faveur des 'privilégiés', à savoir les représentants concernés de la puissance publique - dont des magistrats et des mandataires politiques, notamment - qui, en principe, sont pourtant soumis eux aussi au droit, et tenus par lui.
D’où précisément la question fondamentale de savoir dans quelles circonstances précises une résistance, même non-violente, devient nécessaire et légitime dans le cadre du régime démocratique régi par un Etat de droit. Elle l’est certainement, me semble-t-il, lorsque le pouvoir devient abusif, et lorsque la démocratie bascule dans l'autocratie ou l'autoritarisme.
On en revient alors à l'héritage de la révolution française et de sa réflexion sur le ‘droit à la résistance’, que je résume ici, une fois encore, par cette formule de Mirabeau : "Quand l'autorité devient arbitraire et oppressive ; quand elle attente aux propriétés pour la protection desquelles elle fut instituée ; quand elle rompt le contrat qui lui assura des droits et la limita, la résistance est un devoir et ne peut s'appeler révolte".
J’ai la faiblesse de croire que se battre au sein d'un régime démocratique contre l’abus de pouvoir et l’arbitraire, et pour le respect de la loi et du droit, notamment, revient à se préserver contre la montée de l'autoritarisme et à préserver la pérennité de la démocratie et de l’Etat de droit démocratique. Et ce, en n’ayant en mains, comme arme, qu’un ‘non’ qui dit ‘oui’ et la force de ses convictions. 'Non' à un ordre pervers où la violence, qui résulte d’un rapport de force archaïque et élémentaire, fait loi. 'Oui' à l'exigence légitime du respect du droit et de la loi dans un Etat de droit
Je reste convaincu et persuadé que, autant on apprend à lutter contre des ‘anomalies’ tels que l’abus de pouvoir et l’arbitraire, mieux on acquiert les réflexes d'une pratique démocratique pour enrayer, et à temps, la montée d'un pouvoir autoritaire ou totalitaire. Il s’agit donc d’un apprentissage de l'action non-violente au sein même de
La grève de la faim n’est pas nécessairement un moyen de pression injustifié ou de chantage intolérable, elle peut être aussi un moyen d'action radicalement distinct de la résistance passive ou du pacifisme qui, ne renonçant pas à la vengeance, ou bien se réservent de recourir un jour ou l'autre à la force et à la violence, et même en préparent sournoisement l'irruption, ou bien sont condamnées à l'abandon.
Comme le dit autrement et sublimement le Mahatma Gandhi : "Si la violence est dans nos cœurs, il vaut mieux être violent que de se couvrir du manteau de la non-violence pour dissimuler notre impuissance. Là où il n'y a le choix qu'entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence." Mais c'est pour mieux affirmer le refus absolu du dilemme : lâcheté ou violence, et l'affirmation de la force supérieure de la non-violence, quoi qu'il en coûte : "Si la lutte pour la liberté et pour le respect de la dignité de l'homme ne s'inscrit pas dans le cadre d'une éthique et d'une métaphysique, si le combat pour changer les autres ne commence pas par une lutte de tous les instants pour se changer soi-même, il risque fort de ne conduire qu'à changer de maître."
La non-violence dans l'âme, mais sans concession aucune quand il s'agit des principes fondamentaux, et pour le dire avec les termes de Socrate, "je préfère être en désaccord avec tout le monde, que de l’être avec moi-même tout seul."
Monsieur José DARAS,
Sénateur et Ministre d’Etat Ecolo
En Hors-Château, 48
4000 Liège
Liège, le 14 janvier 2008
José,
Objet : la grève de la faim que j'entamerai le mardi 22 janvier 2008, en Hors-Château, dans les locaux ou devant la porte de la Régionale liégeoise du parti Ecolo (concernant ma demande ou l'objet de la grève, voir page 6)
En guise d'introduction, je tiens à te dire, José, que la vérité que j’ai souhaité atteindre durant de longues années, depuis le 21 juin 1995, ce n’est pas pour me débarrasser d’elle que je l’ai cherchée, mais pour sauver du néant le passé qui s’y noierait sans elle. Je l’ai cherchée pour que ce qui, sans elle, ne serait même plus du passé, renaisse à l’existence pour éclairer l'unique présent hors duquel rien n’existe.
Car il arrive un moment où les premiers mensonges sont perdus dans le lointain, estompés par la distance, souvent oubliés, et où les derniers en date empruntent à leur enchaînement logique, une apparence de vérité purement artificielle, comme sur une scène de théâtre où les accessoires contribuent à renforcer l’illusion du décor soigneusement peint et habilement entretenu par d’honorables, mais redoutables, délinquants en col blanc.
Précisément, pour que rien du passé ne soit oublié, j'estime qu'il est grand temps de déchirer, et non de tourner, la page que tu as injustement insérée dans le livre de mon destin, page dont mon passé et mon présent portent la marque 'brûlante'. Cette page est en réalité celle de votre histoire - de ton histoire et de l'histoire de tes compagnons de route - dans laquelle vous avez cru me prendre en racontant que c'était
Pour ce faire, il faut que tu comprennes enfin que, depuis le temps des Lumières, c’est-à-dire depuis l’essor de l’Etat de droit, le respect du droit et de la loi n’est plus l’expression arbitraire de la 'volonté' de qui que ce soit, que nul n’a désormais de 'pouvoir' qu'en vertu du droit, et que chacun est tenu par une loi qui le précède.
Autrement dit, tu peux peut-être tout faire; tout, mais tout. Mais tu ne peux bafouer le droit ni violer la loi, impunément et indéfiniment, quelles que soient les protections et complicité notamment judiciaires dont tu bénéficies (voir ma lettre du 20 décembre 2007, la quatrième et la cinquième question). Il te faut donc quitter le monde fictif totalitaire dans lequel tu t'es volontairement enfermé et dans lequel tu crois pouvoir tout enfermer par une propagande efficace et par des vils mensonges que tu diffuses sans contrôle ni contrainte.
Attaché à ton adhésion exclusive aux lois de ce monde fictif, tu exprimes sans cesse ton mépris des faits, parce que, pour toi, ils n’existent pas, tout est révisable, il n’existe ni références ni vérités évidentes. Faits dont tu ne te préoccupes d'ailleurs pas, en laissant croire que, pour toi, le concept de fait est une abstraction que tu ne pourrais saisir, à l'instar de n'importe quel psychopathe pervers ordinaire.
Tu as pour seul principe éthique et moral de te défausser sur autrui de tes propres errements, la faute à l’autre, le 'mal' vient de l'autre, tu n'es responsable de rien, rien n’est jamais de ta faute, comme tu l'as fait en Hors-Château durant trois ans et demi et comme tu continues à le faire encore aujourd'hui. Car t’interroger sur tes propres errements, reviendrait à te demander où peut t'entraîner ta confrontation avec la réalité des faits. Par contre, tu estimes que tu n'as rien à perdre à t’auto-acquitter au détriment d’un autre coupable.
Un observateur extérieur aurait tendance à croire que tu oublies qu'il ne suffit pas de rejeter la faute sur l’autre, mais qu'il faut encore se prémunir contre toute crise de l'explication. Mais en réalité, tu t'estimes bien à l'abri de cette crise grâce au plus cruel des mensonges qu'est le silence, qui est pire que ce qu'il couvre ou dissimule. Silence derrière lequel tu te réfugies après coup, et comme tu ne parles plus, ceux qui ignorent tout de la question, te prêtent sagesse et grandeur.
Ceux qui ignorent tout de la question ignorent aussi que ta 'sagesse' consiste à éluder par le silence précisément les questions directes qui te sont posées, et ta 'grandeur' à nier des faits indéniables en semant la confusion et la suspicion par le mensonge, la manipulation et la falsification, arts dans lesquels tu excelles à merveille. Et que, de cette façon, tu crois pouvoir réduire toute opposition à l’impuissance par la mainmise sur l’information réelle, et la disqualifier par abus de pouvoir, de fonction et de confiance.
De fait, que protèges-tu vraiment, José, par ton propre silence et par le silence que tu imposes à tes acolytes en tirant les ficelles dans les coulisses ? Ce silence n'est-il pas l’expression de ta volonté de vouloir continuer, impunément et indéfiniment, à nier les faits indéniables dont tu es l'un des principaux auteurs et contre lesquels s’organise mon opposition ?
Par cette négation, ne vises-tu pas, depuis de longues années, à paralyser mon opposition aux faits que tu nies, en espérant me réduire au silence un jour par tous les moyens ? Par l’abîme au quotidien, ou bien par la peur, la menace et l'intimidation, ou bien encore par la lassitude ou par l'usure du temps, de telle façon que la profondeur du gouffre, le gouffre de l'humiliation, soit insondable dans un état de grande confusion soigneusement agencée et organisée, comme ce fut le cas en Hors-Château durant trois ans et demi et comme c'est le cas encore aujourd'hui.
Durant ces longues années, comme c'est le cas encore aujourd'hui, tu as oublié, en lisant le Prince de Machiavel, d'écouter l'un des chants de Tagore que le Mahatma Gandhi aimait écouter: "Mon encens ne cède aucun parfum tant qu'on ne le brûle. Ma lampe n'éclaire pas tant qu'on ne l'allume." Autrement dit, l'humiliation est cette étincelle qui donne à 'l'humilié' le désir de se trouver ; s'il ne le fait pas, il n'a d'autre avenir que de devenir lui-même un bourreau.
Ma demande ou l'objet de la grève
"Le jour où le crime se pare des dépouilles de l'innocence, par un curieux renversement qui est propre à notre époque, c'est l'innocence qui est sommée de fournir ses justificatifs."
Albert Camus
Pour que je puisse me trouver, José, sans me parer des oripeaux ni de la victime ni du bourreau, il faut que je retrouve ma confiance dans nos institutions et la liberté politique à laquelle j'ai droit. Comme je te l'ai déjà dit, depuis le 21 juin 1995 où j'ai été arbitrairement enfermé dans un milieu carcéral, et de manière pire encore depuis le 19 mars 1999 où j'ai été arbitrairement séquestré dans un goulag appelé ‘milieu thérapeutique’ dans sa version démocratique ou néo-totalitaire, je crois vivre chaque jour sous une menace permanente, dont tu es l'un des principaux auteurs. Chaque matin, je me dis qu’il n’y a aucune raison valable pour que ce qui a déjà été possible hier ne le soit plus aujourd'hui.
C'est pourquoi j'exige, ici et maintenant, que tu te fasse accompagner par Muriel GERKENS et Bernard WESPHAEL pour faire ‘une communication publique’ afin d'annoncer ensemble 'le renoncement à vos mandats politiques actuels'. Si je ne vous demande pas que vous soyez accompagnés par Thierry DETIENNE, Jacky MORAEL et Louis GENET, notamment, c'est parce qu'actuellement ils sont en retraites politiques.
Il s'agirait là, enfin, de la 'reconnaissance' de vos actes, et une façon d'en assumer pleinement les conséquences politiques. 'Reconnaissance' qui peut être la source d’une prise de conscience. Alors que 'le déni', lui, c’est la persistance dans l’erreur, devenue faute inquiétante à force de ne pas vouloir en démordre et de vouloir ‘banaliser l’intolérable’ pour le temps futur.
Quant au bien-fondé ou non de mon exigence, tu l'expliqueras toi-même en répondant à mes questions (voir ma lettre du 20 décembre 2007), et en reconnaissant (ou non) les faits que tu nies (voir ma lettre du 27 décembre 2007), et ce, après voir bien lu ma lettre ouverte de 60 pages que je t’ai transmise le 2 juillet 2007.
En ce moment où tu lis ces ligne, tu conviendras sans nul doute avec moi, José, qu'il est grand temps d'exiger l'impossible afin d'introduire une dose d'éthique et de morale en politique, et ce, en affirmant haut et fort :
• Que le mensonge soigneusement préparé et médité, ce désir bien arrêté de tromper dans un but éminemment utilitaire, est éthiquement intolérable. Ethique dont pourtant vous avez les gorges pleines mais en laissant vos mains droites ignorer ce que font vos mains gauches. Et en oubliant ce que disait Gandhi, je le répète : "si la lutte des peuples ne s'inscrit pas dans le cadre d'une éthique politique et d'une métaphysique, si le combat pour changer les autres ne commence pas par une lutte de tous les instants pour se changer soi-même, il risque fort de ne conduire qu'à changer de maître."
• Que l’utilisation de la psychiatrie à d’autres fins que thérapeutiques (menace, intimidation, privation arbitraire de la liberté) est politiquement et juridiquement intolérable dans un Etat de droit démocratique. Parce que la politique, la justice et la psychiatrie n’ont jamais fait bon ménage, si ce n’est dans les goulags en Sibérie sous le régime stalinien, notamment.
• Que la perversion au quotidien - dont font partie à part entière la corruption, la violence, le mensonge et la manipulation - trouve sa source dans notre volonté (lâcheté) d’éviter 'le conflit' pour mieux emprunter des voies détournées, et que c’est ainsi que nous ne parvenons pas, parce que nous ne le souhaitons pas, à mettre fin à des pratiques dont chacun des participants, reconnaît qu’elles sont condamnables.
Je crois qu’il est nécessaire de répéter, ici aussi, que devant l’injustice, d’où qu’elle vienne, ‘faire le peu que je peux, ce que j’estime devoir faire, ce que j’estime juste de faire, et ce, sans le moindre souci de plaire à qui que ce soit, pour quoi que ce soit’ est un des principes, un des miens, qui balise chaque jour le chemin d’une existence vers l’infini : "Seul l’homme meurt, l’animal périt", dit Heidegger.
En ce sens, je répète également que pour transformer un homme en un authentique aliéné, il suffit, me semble-t-il, de le condamner à périr, en exigeant de lui qu’il se plie à la loi du plus fort. Qu’il s’abandonne, et abandonne ce qu’il est, son individualité, et non ce qu’il a. De fait, l’aliénation, la vraie, n’est-elle pas celle qui ne dit si bien son nom que lorsque l'oppressé lui-même justifie l’oppression qu’il subit, et rentre chez lui dompté ?
En guise de conclusion, je t'offre ces mots de Roland Breiner pour te rappeler mon séjour de trois ans et demi en Hors-Château, devant la porte de ton parti : "Caton l’ancien, avec lequel j’ai entrepris ces réflexions - "jamais je ne suis plus actif que lorsque je ne fais rien, jamais je ne suis moins seul que dans la solitude"- nous a laissé une curieuse sentence, qui résume avec justesse le principe politique qu’implique cette entreprise de reconquête : il dit, "la cause victorieuse plaît aux dieux, mais la cause vaincue plaît à Caton."
Mustafa Üner SARI
09:02
Écrit par Youri
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26.10.2007
Impunité de fait, impunité de droit
Impunité de fait, impunité de droit
Par Gilberte Deboisvieux
Avocate de la famille de Madeleine Lagadec, ancienne responsable de l'Amérique centrale à la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), Gilberte Deboisvieux analyse les différentes situations d'impunité existantes, d'un point de vue juridique et sociologique.
L'impunité est un phénomène universel, mais l'homme étant un animal social et moral, l'absence de règles ou de normes que sous-entend l'existence de l'impunité entraîne des troubles graves tant sur le plan comportemental que psychique.L'impunité de fait
La situation de crise aiguë survenue avec les conflits armés et les coups d'Etat, ces dernières décennies, dans le Cône sud ou l'isthme d'Amérique centrale, a favorisé les actions les plus brutales et les plus sanglantes. Couvertes par une impunité de fait absolue, ces actions créent une impression d'arbitraire, génératrice du sentiment d'insécurité.L'impunité de droit ou
http://pauillac.inria.fr/~maranget/volcans/06.96/impunite...
15:31
Écrit par Youri
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Lettre à Gerkens: le mur totalitaire devenu passage
Liège, le 18 octobre 2007
Madame la Députée,
15:23
Écrit par Youri
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A propos des questions...
Madame Muriel GERKENS
Madame la Députée,
Concerne : les questions écrites que je vous ai communiquées lors de notre entretien du 8 octobre courant et auxquelles j’exigerai réponse par tous les moyens que j’estimerai légitimes.
Par la présente, je tiens à vous dire que les réponses que vous donnerez, au moment venu, aux questions que je vous pose doivent impérativement être justifiées par des preuves matérielles incontestables : à savoir, documents (preuves écrites) relatifs aux actes accomplis et aux décisions prises par les représentants concernés des pouvoirs publics (judiciaire et exécutif), par les membres concernés du corps médical, et par les mandataires et parlementaires concernés de votre parti.Dans sa lettre du
Bernard Wesphael m’expliquait ainsi la raison pour laquelle ledit courrier du
La question
Qui parmi vous aurait contesté les faits reconnus dans ce courrier du 13 janvier - faits établis sur base des preuves matérielles irréfutables - et selon les contestataires, quelle serait la version de ces mêmes faits ?
La réponse
Quant au fond, j’estime que la réponse à cette question ne pourrait être que celle-ci : ‘ceux qui ont contesté les faits mentionnés dans le courrier du 13 janvier, et qui ont refusé de les reconnaître sont les personnes suivantes : Mesdames, Messieurs X, Y, Z…. Et, selon ces personnes, les preuves ci-jointes prouvent le contraire de ce qui est reconnu ou affirmé dans ce même courrier’.Dans la note de l’orange-bleue concernant la politique étrangère, la défense et la coopération au développement, nous lisons : "La politique étrangère du gouvernement se fondera sur le respect des droits de l’homme et la promotion de l’Etat de droit …. Par ailleurs, il (le gouvernement) luttera contre les causes et les conséquences … de l’impunité …." Je me demande comment peut-on exiger, à l’extérieure, le respect des droits de l’homme et la promotion de l’Etat de droit, et lutter contre les causes et les conséquences de l’impunité, alors que, à l’intérieure, cette même exigence et cette même lutte sont considérées comme des vils agissements d’un malade mental ? C’est cette interrogation qui m’oblige à vous offrir, Madame la Députée, le texte ci-dessous extrait de la lettre ouverte que j’ai adressée, le
15:21
Écrit par Youri
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Rappel des questions posées à Mesdames, Messieurs José DARAS, Thierry DETIENNE, Louis GENET, Bernard WESPHAEL, Jacky MORAEL, Muriel GERKENS
Rappel des questions posées à Mesdames, Messieurs José DARAS, Thierry DETIENNE, Louis GENET, Bernard WESPHAEL, Jacky MORAEL, Muriel GERKENS
Liège, le 8 octobre 2007
Mustafa Üner SARI
15:18
Écrit par Youri
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06.07.2007
Lettre ouverte à J.Daras
Lettre ouverte
À Monsieur José DARAS, ex-Sénateur Ecolo
Entre le
Le vendredi
Un jour marquant où l’ignominie totalitaire atteignit son paroxysme
Avant la lettre
A titre personnel, il m’importe peu que j’aie été détenu quatre jours dans une prison, en 1995, séquestré deux jours dans un hôpital psychiatrique, en 1999, après avoir été l’objet d’une tentative d’assassinat, en 1986… Tous ces agissements, qui sont la preuve d’une médiocrité totalitaire déconcertante, me laissent absolument indifférent. Ce qui m’importe, par contre, c’est de refuser la résignation face aux pouvoirs arbitraires et oppressifs, et de dire non à la loi de l’impunité. Au risque sinon de me rendre complice volontaire de la banalisation de l’intolérable, et de faire des concessions, sous les dehors du compromis, sur un principe et sur une valeur, l’un aussi fondamental que l’autre dans mon existence. Principe et valeur qui exigent le respect inconditionnel du droit et le respect inconditionnel de la loi.
Pour partager avec un ami la raison fondamentale de mon inquiétude attachée à mon exigence du respect du droit, je reprends ces propos de African Spir : "Le 1 paraît infiniment petit par rapport au 1.000.000. Mais qu'on mette le 1=0, et tout le 1.000.000 s'évanouit aussitôt. Il en est exactement de même du droit. En lésant le droit d'un seul individu, la société renverserait par-là les bases mêmes sur lesquelles repose la conscience intime du droit, les bases de tout Etat réellement équitable. Car si on ne respecte pas le droit d'un membre de la collectivité, il n'y a pas de raison valable pour que l'on respecte celui de n'importe quel autre membre, et partant, de tous."
De fait, la violation, à un endroit, du droit d’un seul individu n’a-t-elle pas des résonances ou des répercussions un peu partout dans le monde ? Si on ne respecte pas aujourd’hui, ici et maintenant, le droit d'un seul individu, y a-t-il une - et une seule - raison valable pour que l'on respecte demain, ici ou ailleurs, celui de n'importe quel autre individu, et partant, de tous ? Et partant, de toutes les générations futures, en pensant, si possible encore, que notre devoir moral est de leur permettre d’inventer l’avenir ?
Quant à la motivation fondamentale de mon exigence du respect de la loi, je voudrais la partager entre amis en reprenant ces propos que tenait Hannah Arendt en 1951 : "Abolir les barrières des lois entre les hommes équivaut à supprimer les libertés humaines et à détruire la liberté en tant que réalité politique vivante. L’espace entre les hommes tel qu’il est délimité par les lois est l’espace vital de la liberté." Lacordaire, le prêtre dominicain qui siégea sur les bancs de la gauche à l’Assemblée constituante de 1848 en France, le disait déjà : "Il y a des moments où c’est la liberté qui opprime et la loi qui délivre." Nous comprenons ainsi que, dans l’évolution humaine, vient un moment où c’est la liberté sans loi, ou la loi sans liberté, qui opprime, et l’effort conjugué de la liberté et de la loi qui délivre.
C’est pourquoi, j’exigerai jusqu’au bout, ici comme ailleurs, le respect inconditionnel du droit pour la pérennité de l’Etat de droit, et le respect inconditionnel de la loi pour la pérennité de cette valeur vitale "la Liberté". Et ce, en tendant l’oreille, une fois encore, au Mahatma Gandhi : "Tout compromis repose sur des concessions, mais il ne peut y avoir concession quand il s’agit des principes fondamentaux."
Monsieur l’ex-Sénateur,
Je me permets d’entamer la présente en te tutoyant et en te rappelant l’essentiel sur lequel aucune concession n’était, n’est et ne sera possible. A savoir, mon refus catégorique de me résigner devant la loi du plus fort qui se veut le socle officiel de l’impunité judiciaire, et surtout, de l’impunité politique. Impunités dont ont bénéficié, et bénéficient encore aujourd’hui, les acteurs d’un spectacle à caractère totalitaire, qui se joue dans les coulisses des pouvoirs depuis de très longues années. Quant à l’enjeu défendu par ces agissements hors-la-loi et contre le droit, il se cache derrière les questions ci-dessous auxquelles j’exige, ici et maintenant, des réponses précises. C’est bien cette exigence, elle seule, qui motive l’action que j’engage aujourd’hui. Quant aux faits relatifs aux questions, notamment, j’estime utile de t’en rappeler quelques-uns afin de rafraîchir ta mémoire. Ce que je ferai dans le chapitre qui suit.
Les questions
1. Il s’agit, d’abord, des trois questions que je t’ai posées, à toi seul, dans ma lettre du
2. Il s’agit, ensuite, des trois questions que j’ai posées à toi et à tes acolytes dans la lettre ouverte que je vous ai adressée le
3. Et enfin, il s’agit des quatre questions que vous devriez, toi et tes acolytes, poser à Madame la Ministre de la Justice, comme je l’ai précisé dans ma lettre ouverte du 19 avril citée au point 2 ci-dessus (page 2 ‘quatre autres questions’).
Ma demande
Je souhaite que vous répondiez, toi et tes acolytes, aux questions citées aux points 1 et 2. Que vous demandiez réponse à Madame la Ministre de la Justice aux questions citées au point 3. Et que vous me transmettiez vos réponses et celles de Madame la Ministre.
Le reste
Nous en parlerons en temps opportun, car la maladie dont je mourrai, ne sera sûrement pas
Je te dis à très bientôt, José, et te souhaite bonne lecture de la suite.
Rappel des faits
et considerations liées aux faits
Mise au point à propos de l’alibi de forme
"Je n'ai ni pris de gants, ni choisi des mots polis, ni tenté de transiger avec quelque chose que la plupart d'entre nous éprouvent profondément. Il n'y a pas de terre promise pour les opprimés du monde entier. Il n'existe aucun lieu au-delà de l'horizon où ils peuvent trouver refuge. Il leur faut tenir debout."
Charles Chaplin, "Dictateur"
Depuis des années, j’écoute le même refrain chanté par des propagandistes, les figurants d’une perpétuelle Love Parade totalitaire : "Avec Sari, il n’y a rien à redire sur le fond, mais il reste un problème de forme." En les lisant ou en les écoutant, j’ai toujours eu l’impression de me trouver face à des membres d’une nomenklatura, version démocratique, qui ordonnent l’expulsion de tout ce qui dérange, la diabolisation de tout ce qui contredit. Et ce, en vertu d’une loi tacite interdisant à quiconque d’agir ou de s’exprimer sans leur aval, et le cas échéant, sans avoir le souci de leur plaire. Comme je répugne la résignation devant le diktat, autant que l’envie d’agir pour plaire, je suis resté fidèle, librement, à la forme comme au fond. Parce que j’estime que c’est la forme qui fait remonter le fond à la surface, en s’appuyant sur le sens des mots intrinsèque à sa structure expressive.
Un journaliste
Ce fut aussi le cas à l’époque où j’errais en Hors-Château à Liège. ‘Le Journal du Mardi’ avait sollicité Monsieur Alain Lallemand, juriste, journaliste au journal ‘Le Soir’, pour avoir son avis me concernant. Le journaliste commençait par exposer son opinion au sujet de mes capacités : "Il est capable du meilleur comme du pire". Puis, le juriste donnait son appréciation au sujet du fond de l’affaire qui me préoccupe : "Ses attaques en ce qui concerne le Parquet général de Liège me semblent bonnes sur le fond." Ensuite, le démagogue étalait ce qui restait de ses opinions, comme s’il voulait confirmer que la propagande est à la société démocratique ce que la matraque est au régime totalitaire : "Avec Sari, il n’y a souvent rien à redire sur le fond, mais il reste un problème de forme. La manière dont il s’exprime est inadmissible. Mettre des gants dans sa liberté d’expression, ce n’est pas faire des compromissions." Et, il témoignait en ‘ma faveur’ : "En ce qui me concerne, je peux témoigner qu’il n’est pas fou."
Je souriais en lisant son opinion concernant la forme, à savoir la manière dont je m’exprime. Parce que son témoignage était le dernier exemple qui justifie le bien-fondé de ce qu’il qualifie d’inadmissible. De fait, il sait qu’il est intolérable de participer à un débat public organisé, à fin de propagande, autour de la mise en cause de la santé mentale d’un individu. Il sait aussi que, pour participer à ce débat-là, il faut avoir une disposions mentale douteuse, pour ne pas dire bolchevique ou stalinienne. Même si cette participation se limite à donner un avis, et un avis favorable. Mais, lorsque je lui ai fait remarquer le caractère intolérable de son attitude, il a trouvé inadmissible que je le lui dise. Persuadé de n’être jamais rattrapé par la vérité qui monte par les escaliers, il a repris l’ascenseur avec le pire des mensonges, le mensonge à soi. Il s’est alors proclamé, une fois encore, victime d’une injure pour s’auto-acquitter au détriment formel d’un autre coupable. Fier d’être coupable, je considère que, si je n’avais pas mis pas devant son nez son attitude puante, j’aurais vraiment été un lâche "capable du pire" : être capable de faire semblant de ne pas voir les mains de fer de la psychiatrie stalinienne dans des gants de velours, et de faire des compromissions avec le silence des pantoufles, pire que le bruit des bottes.
Quant au fond, supposons que mes propos soient souvent, ou systématiquement, de nature injurieuse ou insultante, comme il le dit, sans le dire. Qu’est-ce qu’une injure si ce n’est l’expression outrageante qui ne renferme l’imputation d’aucun fait précis ? Qu’est-ce qu’une insulte si ce n’est la parole - des mots - qui a pour seul objet d’outrager, d’offenser, de blesser la dignité ou l’honneur sans que celle-ci ne renferme non plus l’imputation d’un quelconque fait précis ? Si mes propos - ou plus exactement, les mots que j’utilise - sont insultants ou injurieux, c’est qu’ils ne renferment l’imputation d’aucun fait précis appuyé par des preuves aussi précises. Alors, je ne vois vraiment pas comment le juriste n’aurait rien à dire sur le fonds où aucun fait, rien, ne serait fondé. A moins qu’il ne dise jamais ‘chat’ pour désigner un ‘chat’. (Pour exemple, voir ‘La réponse persistante’, page 47).
Alors, comment comprendre une telle contradiction hallucinante pour mieux lui faire face. La destruction des faits intimement liée à celle du langage implique, remarque Jean-Pierre Le Goff, un oubli originaire mis en œuvre par les mécanismes du ‘blanc-noir’, ou de ‘la double-pensée’, qui constitue le point ultime de ce système de duperie mentale. Il ne s’agit pas seulement de nier les faits les plus évidents, l’important est d’arriver à croire que le noir est blanc. L’individu sait qu’il triche avec les faits, mais il se persuade qu’il n’en est rien. Il est ainsi amené à garder à l’esprit simultanément deux croyances contradictoires et les accepter toutes les deux. Cette double-pensée entraîne l’individu dans une spirale schizophrénique : connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, il émet des mensonges soigneusement agencés. Il retient simultanément deux opinions alors qu’il les sait contradictoires et croit à toutes deux. Bref, il répudie la morale alors qu’il se réclame d’elle.
Parlementaires et mandataires politiques
Brillants dans l’art de répudiation de l’éthique alors qu’ils s’en réclament, les mandataires écolos ont soutenu longtemps, en Hors-Château, qu’une demande que je leur avais adressée, aurait heurté le principe de la séparation des pouvoirs, et qu’elle aurait rencontré le refus du Ministre de la Justice de statuer sur un dossier personnel. J’ai soutenu, quant à moi, qu’ils mentaient volontairement et délibérément, parce que ladite demande ne pouvait ni heurter le principe évoqué, ni rencontrer un quelconque refus du Ministre. Au terme de trois ans et demi de résistance que j’ai assumée devant la porte de leur parti, ils ont reconnu leur mensonge. "Mais", écrivait-elle, Muriel GERKENS, députée fédérale et psychologue, "Il y a deux histoires, l’une aussi vraie que l’autre" (voir page 12). Et, quand je leur disais qu’ils excellaient dans l’art de manipulation et de perversion, ils se proclamèrent "victimes" des injures et des insultes.
La concierge et son chef
Et un jour, le journal ‘La Meuse’ m’apprenait, toujours en Hors-Château, que j’aurais entamé d'abord une grève de la faim, puis j’aurais décidé de m'adresser aux mandataires écolos. Et que j’aurais séjourné dans un hôpital psychiatrique pendant trois semaines avant d’entamer
"Monsieur,
Nous avons pris connaissance de votre courrier du 4 courant, qui a retenu toute notre attention. A la relecture de l’article concerné, il n’apparaît nullement que son auteur ait fait preuve « de malveillance, de mauvaise foi, de manque d’éthique professionnelle déconcertante ». Il a rappelé les faits récents et a posé une question que ne manquent pas de se poser les différents observateurs de votre histoire. Nous ne pouvons par contre rester indifférents au caractère injurieux des termes que vous employez à l’égard de membres de notre rédaction. Ils écornent sérieusement le sentiment de sympathie que d’aucuns pourraient éprouver à votre égard et confortent le malaise ressenti par les autres…"
Le Caporal estima que sa recrue fut ‘victime’ des injures, en faisant preuve, à son tour, d’un manque d’éthique professionnelle déconcertante, d’une malveillance et d’une mauvaise foi hors du commun. Pour lui être sympathique et atténuer le malaise des autres (journalistes), j’aurais sans doute dû me taire et accepter, par mon silence coupable, les ragots racontés par sa concierge très mal déguisée en ‘journaliste’. Ils sont vraiment très délicats, bien intentionnés et fort fragiles même s’ils ne le laissent pas paraître. Dit autrement, ils sont assez pervers pour affecter les dehors des sentiments qu’ils n’éprouvent pas.
Magistrats et auxiliaires
Pour prendre un dernier exemples parmi tant d’autres autrement plus graves (voir pages 42-49), je reviens ici sur notre juriste et journaliste, Monsieur Alain Lallemand, qui avait trouvé aussi inadmissible la manière dont je me suis exprimé dans mes correspondances avec les terroristes d’Etat. Le
« Monsieur SARI,
Je vous prie de vouloir bien vous présenter à l’annexe du palais de Justice, rue du Palais, no 11, le mercredi
Les comptes de l’ASBL.
Le registre des procès-verbaux des assemblées générales des membres.
Les bilans de l’ASBL, de 1989 à ce jour.
Les budgets prévus par la loi, de 1989 à ce jour.
Les pièces justificatives des entrées et des sorties figurants sur le compte de l’ASBL, à la C.G.E.R, de 1989 à ce jour.
Les preuves du paiement (bulletins de versements) suite à l’achat de la mercedes 190, plaque CPK252.
Les preuves du paiement de l’assurance et de la taxe de circulation de ce véhicule, depuis son achat jusqu’à ce jour.
Officier de Police Judiciaire.
D. BOTSON. »
Il s’agissait là d’un ‘billet’ qui annonçait l’exécution imminente d’une condamnation sans jugement, que la propagande diffusait dans tous les coins de rue depuis le mois de mai 1994 : "Sari ira en prison un jour, mais il n’en devinera pas la raison jusqu’à son arrestation." Une sorte de réquisitoire qui exprimait l’arrogance des corrompus, la vulgarité du pouvoir et la médiocrité de l’arbitraire, à
Ce qui fut fait. Dans ma lettre du
Dès ma libération le 26 juin, j’ai engagé publiquement la lutte contre la politique du ‘terrorisme d’Etat’ élaborée et exécutée par voie judicaire. Le
Pour des raisons que je ne souhaite pas dévoiler ici par respect à mon étique personnelle, j’ai estimé qu’il ne fallait surtout pas que je considère ‘mon’ Juge comme un interlocuteur, ou un adversaire, crédible. Il fallait qu’il se désiste volontairement et qu’il disparaisse de mon champ d’action. Pour ce faire, il m’a fallu prendre distance par rapport aux événements. Prendre le temps pour traverser les murs afin d’aller voir ce qui se tramait réellement dans les coulisses. Et en même temps, pour avaler le manuel de la procédure pénale et le Code d’instruction criminel pour m’occuper, moi-même, de ce qui me regardait de très près. Le
Cinq mois plus tard, soit le
C’était la seule façon, selon moi bien sûr, de faire comprendre aux terroristes que, le respect de la loi et du droit n’est plus l’expression arbitraire de leur volonté, et que, dans un Etat de droit, ils n’ont de pouvoir qu’en vertu du droit, et que chacun d’eux est tenu par une loi qui les précède. Même s’"il n’y a rien dont les juristes aient autant horreur que de la singularité des êtres et de la complexité des choses ; tout le sens de leur démarche ramène au simple et à l’identique", comme le remarque Bruno Dayez, avocat au Barreau de Bruxelles.
L’autre légende
Il y a trente ans, au mois de mai 1977, un individu entama une croisade contre le développement fulgurant, en Belgique et dans plusieurs pays européens, de l’idéologie fasciste surgie du bas fond de l’histoire de la théocratie totalitaire islamique, idéologie appelée communément et improprement ‘l’intégrisme musulman’. Au mois de mai 1985, il engagea une grève de la faim sur
A cette occasion, un article intitulé ‘Le Turc Mustafa, le Don Quichotte Sari’, fut publié dans le journal ‘La Cité’. Le diagnostic fut posé pour la première fois : un Don Quichotte, soit un paranoïaque, qui se battait contre des moulins à vent, c’est-à-dire contre un danger qui n’existait que dans son imagination. Ce qui était parfaitement compréhensible. Car le parano présentait beaucoup trop tôt comme un danger ‘
Entre temps, le paranoïaque fut atteint de ‘psychose de persécution structurée’, après avoir été visé par le terrorisme d’Etat en 1995. Et un jour, le
In fine, comme (me) le disait Eric de Bellefroid, journaliste à "La Libre", les maîtres de cérémonie veulent, à tout prix, que "la lumière des êtres singuliers soit diluée dans le marais de ces connivences universelles où tout le monde se connaît, en bien ou en mal peu importe, mais n’a rien de plus à énoncer. Le temps n’est déjà plus où l’on fustigeait une pensée unique, molle, consensuelle. On adhère à l’unisson au discours lisse ainsi tenu, sans aspérité, sans anfractuosité, d’une brillance, il est vrai, parfaite, à l’image de la virtuosité technique des maîtres de cérémonie. Le malaise en vérité tient en ce qu’à chaque instant, on est étreint par un soupçon d’insincérité. On ne reprocherait pas tant à tous ces gens d’être à la mode du jour que de s’efforcer de l’avoir été depuis toujours, et de se pâmer au faîte de leur gloire surfaite."
Pour parvenir au faîte de sa gloire, il faut adopter un mode et une philosophie de vie si constamment et exclusivement axée sur le succès ou l’échec de l’individu dans une compétition impitoyable, pour que les devoirs et les responsabilités du citoyen ne soient ressentis que comme une vaine déperdition de temps et d’énergie. Ces attitudes sont très utiles à différentes formes de dictature où un ‘homme fort’, un maître de cérémonie, prend un jour sur lui l’encombrante responsabilité de la conduite des affaires publiques, comme l’a fait Caudillo en Espagne, Duce en Italie, Führer en Allemagne, Pinochet au Chili, Videla en Argentine, Evren en Turquie, les colonels en Grèce …
Introduction
"Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion que, le jour qu’elle éclate, elle fait tout sauter avec elle."
Emile Zola
Dans ce long chapitre, je souhaite faire deux choses. Premièrement, je développerai trois exemples pour illustrer quelques actes dont la gravité extrême motive ma détermination depuis des longues années. Deuxièmement, je ferai un exposé de faits - et de considérations - pour des raisons bien précises que tu découvriras et comprendras, je l’espère, à travers la lecture de l’exposé même. Faits, faut-il le préciser, qui sont sacrés tandis que les opinions en général, et tes opinions en particulier, José, sont libres.
Opinion que tu auras envie, peut-être, d’exprimer aussi au sujet de cet exposé, en pensant qu’il s’agit là d’une rhétorique de la répétition, une de plus. Je te répondrais, à toi aussi, que tu as raison, car il y avait beaucoup de répétions dans mes textes précédents, et il y en a beaucoup dans celui-ci. Mais pour que tu puisse mieux saisir l’enjeu de ces répétions, je ne puis que t’inviter à partager avec moi ces réflexions de Carlos Liscano : "Un journaliste m’a fait remarquer", nous raconte l’auteur de ‘L’impunité des bourreaux’, "qu’il y avait beaucoup de répétions dans mon texte, et il avait raison. Parce que, pour désarmer le discours de l’impunité, il faut travailler avec les mots, dans une rhétorique de
En ce sens, je précise qu’il ne peut y avoir, selon moi, d’histoires anciennes quand l’essentiel est en cause. Et qu’il est illusoire de croire qu’on peut s’approprier son crime par sa volonté d’en effacer les traces par tous les moyens, ou en forçant la cible à la résignation par l’intimidation, la peur, la menace, et le cas échéant, par l’usure du temps. Alors que je ne suis pas assez naïf ni assez inculte pour ne pas savoir que toutes ces pratiques font partie d’une certaine tradition politique que Hannah Arendt décrit comme suit : "L’arbitraire du pouvoir, son affranchissement à l’égard des lois, son exercice au profit des gouvernants, nuisible aux intérêts des gouvernés, d’une part, la peur pour principe d’action, peur du peuple ressentie par le gouvernant, peur du gouvernant éprouvé par le peuple, d’autre part, telles ont été, tout au long de notre tradition, les marques distinctive de la tyrannie."
exemples
1. "Il y deux histoires, l’une aussi vraie que l’autre"
Le
"Mustafa,
Le 9 juillet, tu as entamé une grève de la faim devant les locaux régionaux d’ECOLO et tu nous as transmis une lettre, que tu as rendue publique, par laquelle tu nous demandes d’interpeller le Ministre de la Justice en soutien à la requête que tu lui as adressée le 4 février de cette année.
Le mardi 14 avril, nous nous sommes rencontrés ; tu m’as remis une copie de ta requête et tu t’es indigné de n’avoir reçu aucune réponse.
En date du 4 mai, j’ai envoyé un courrier au Ministre de la Justice pour lui dire que j’avais connaissance de ta démarche et que je m’étonnais de ce que celle-ci n’avait reçu aucune réponse. J’attirais son attention sur des questions précises que tu y formulais et qui me paraissent toujours constituer le centre de tes interrogations. N’ayant pas reçu moi-même de retour à ce courrier, j’ai envoyé un rappel au Ministre en date du 8 juin.
Le vendredi 19 juin, nous avons eu un nouvel entretien au cours duquel tu m’as fait part de ton intention d’entamer une grève de la faim devant nos locaux. Je me souviens de t’avoir dit alors que je trouvais cette idée étonnante. En effet, tes récriminations visent les autorités judiciaires et maintenant le Ministre de le Justice et non les écologistes que nous sommes.
Le lundi 13 juillet, José DARAS et moi-même t’avons à nouveau reçu. En ta présence, j’ai pris un contact téléphonique avec le Cabinet de
Mon interlocuteur m’a demandé un délai pour pouvoir rassembler des informations. J’ai enfin pu entrer en contact avec lui ce mardi en fin d’après-midi. Il me confirme ce que je redoutais. Le Ministre de la Justice ne peut arbitrer le travail des autorités judiciaires ni interférer dans les décisions de celle-ci. C’est la conséquence du principe de séparation des pouvoirs dont nous revendiquons par ailleurs le respect strict dans notre travail politique quotidien.
J’ai pris conseil hier auprès d’Eddy BOUTMANS, avocat et sénateur AGALEV, qui me confirme que le Ministre ne déroge pas à la règle et qu’il refuse catégoriquement de répondre à des questions relatives à un dossier personnel. La mise en place future du Conseil Supérieur de la Justice devrait pouvoir répondre au vide actuel tout en respectant ce principe, la proposition de loi sur cette matière sera déposée jeudi à la Chambre.
Tu souhaitais que j’interpelle le Ministre de la Justice, mais tu dois savoir que la session parlementaire se termine cette semaine. Et matériellement, la date de début de ton action ne me laissait pas le temps d’introduire une demande de mise à l’ordre du jour, les derniers travaux étant consacrés par ailleurs au travail législatif. Sans doute est-ce un élément que tu as sous-estimé au moment où tu as entamé ta grève de
Par mes différentes démarches, qui, tu en conviendras, dépassent le stade d’une lettre vague envoyée à un Ministre, je pense avoir épuisé les différentes voies d’action à la disposition du parlementaire. J’ai jugé bon de t’en faire le bilan détaillé pour que ces informations puissent éclairer ta décision quant à la poursuite de ton action. Il est évident que je reste à ton entière disposition et je te prie de croire à l’expression de mes sentiments les meilleurs. Thierry DETIENNE, Député."
Si, après avoir lu ce récit, j’avais mis un terme à la grève de la faim et quitté les lieux immédiatement, ne vous seriez-vous pas inquiété de ma santé mentale ? Et par conséquent, n’auriez-vous pas exigé mon ‘hospitalisation quasi de force et un traitement neuroleptique qui casse mon système de raisonnement’ ? J’espère que vous, toi et tes acolytes, José, communiquerez votre réponse non pas à moi mais à ce minable fasciste de pure souche, Philippe Dutilleux, conseiller communal Ecolo à Malmédy (voir page 39, ‘Le fascisme ordinaire ou la banalisation de l’abominable’).
Je tiens néanmoins à te dire qu’en lisant ce récit, le
- Le premier paragraphe enferme plusieurs mensonges purs et durs.
- Du deuxième au cinquième paragraphe, il s’agit d’un exposé de composantes tout à fait exactes, mais noyés dans des mensonges et mensonges par omission ayant pour seul but de ‘montrer pour mieux cacher’.
- Le sixième paragraphe cache un autre mensonge pur et simple.
- La suite n’est rien d’autre qu’un ramassis de plusieurs mensonges, mensonges de référence et manipulations en tout genre.
Votre récit a été conçu afin de me surprendre, en espérant me faire douter de ce que je savais, de ce que je faisais, du bien fondé de l’action que j’avais engagée six jours plus tôt. Ma première réaction fut l’étonnement. Je me demandais s’il ne s’agissait pas d’une plaisanterie, avant de me poser la question de savoir qui - si ce n’est Louis GENET et consorts - avait suggéré à Detienne de me transmettre en douceur cet ordre qui m’intimait de retourner chez moi, dompté, et d’oublier cette affaire, celle du ‘terrorisme d’Etat.’ Puis, ce fut la révolte qui provoqua, en moi, un dégoût profond que je n’ai jamais pu exprimer avec les mots. Qui plus est, ce récit ne m'était adressé que pour la forme, et son contenu était destiné à la diffusion à fin de propagande, comme ce fut effectivement le cas durant trois ans et demi. Il a été conçu de telle façon que ceux qui allaient le lire, devaient se dire que vous - toi, tes acolytes, José - aviez raison, et que vous aviez l’air de savoir de quoi vous parliez, vraiment. A titre d’exemple le moins grave et le plus facile à comprendre, prenons le premier paragraphe de votre récit et voyons comment vous assumez le mensonge que vous jugez bon pour provoquer l’incandescence souhaitée, comme l’aurait fait Hitler, et ce, malgré les slogans dont vous avez les gorges pleines : ‘D’avantage d’éthique’ ou ‘La fin ne justifie pas les moyens’ … :
· "Le 9 juillet, tu as entamé une grève de la faim devant les locaux régionaux d’ECOLO et tu nous as transmis une lettre, que tu as rendue publique, par laquelle tu nous demandes d’interpeller le Ministre de la Justice en soutien à la requête que tu lui as adressée le 4 février de cette année."
· Sept mois plus tard, et trois jours avant de ma mise en observation psychiatrique, soit le
· Après plus d’un an, dans le journal ‘La Meuse’ du
· Quant à moi, je soutenais, comme un paranoïaque en délire, que je ne vous avais pas adressé une lettre après avoir entamé la grève, et que par cette lettre postérieure et imaginaire, je n’aurais pas pu vous adresser une demande. La vraie demande qui vous a été adressée avant la grève de la faim, soit le
· Trois ans et 14 jours plus tard, je répondais toujours à la même question, ‘vous avais-je vraiment transmis cette lettre ?’, en donnant la même réponse, ‘non’. Le
· Conclusion : je ne vous ai donc pas transmis une lettre après avoir entamé la grève de la faim le
Mais ce n’est pas tout. Selon vous, il ne s’agissait toujours pas d’un mensonge : il y avait "deux histoires, l’une aussi vraie que l’autre", comme l’écrivait Muriel GERKENS, psychologue. Autrement dit, les pervers accomplis ‘crédibles’ disaient nécessairement la vérité, et moi, malade mental, je ne mentais absolument pas. Que pouvais-je faire encore si ce n’est d’appeler au secours Freud qui disait, justement, que "la seule consolation qu’on peut avoir avec les pervers, c’est se dire que ça va mal se terminer." Alors, José, quelle est la demande que je vous ai adressée le
2. Le meurtre, l’anéantissement et la destruction
Lorsqu’on vous délivre un mandat d’arrêt - ce qui fut mon cas le
Ø Mais au cas où le mandat d’arrêt est utilisé à d’autres fins que pénales, c’est le meurtre de la personne morale qui est visé, en espérant la discréditer et la réduire au silence.
Quand on vous délivre une ordonnance de mise en observation psychiatrique - ce qui fut également mon cas le
Ø Mais au cas où l’ordonnance de mise en observation est utilisée à d’autres fins que thérapeutiques, c’est l’anéantissement de la personne juridique qui est visé, afin de la proclamer aliénée certifiée pour, cette fois, la réduire au silence définitivement.
Dans le cas où le mandat d’arrêt est utilisé à d’autres fins que pénales, comme dans le cas où l’ordonnance de mise en observation est utilisée à d’autres fins que thérapeutiques, je n’ai pas parlé du meurtre physique de l’homme : il n’y a effectivement ‘pas mort d’homme’, comme on dit. Mais j’ai parlé du meurtre de la personne morale et de l’anéantissement de la personne juridique qui ‘ne sautent pas aux yeux’. N’est-ce pas parce que ce meurtre et cet anéantissement nous paraissent abstraits, que nous avons tendance à ne pas les voir, et à les refouler dans une forme de banalisation ? N’est-ce pas ce constat concret, ‘il n’y a pas mort d’homme’, qui est de nature à conforter notre illusion de sécurité et à entretenir notre confort mental ? Cela ne reviendrait-il pas à dire, ‘peu importe le fond, ce qui importe, c’est la forme’ ?
Mais, nous dit Hannah Arendt, au sujet de la forme, "nous devons prendre conscience du fait qu’après le meurtre de la personne morale et l’anéantissement de la personne juridique la destruction de l’individualité est presque couronnée de succès." Et ce succès que les fascistes espèrent pouvoir obtenir dans tous les cas, réside, quant au fond, dans le fait que "la psyché peut être détruite sans que l’homme ne soit, pour autant, physiquement détruit". Autrement dit, l’homme peut être condamné à périr (à survivre) sans qu’il soit, pour autant, physiquement détruit. Et ce, en sachant que "seul l’homme meurt, l’animal périt", comme dit Heidegger. Ce qui m’amène à poser cette terrible question : dans notre Etat de droit, est-il possible que des représentants de l’Etat puissent viser, impunément, le meurtre moral d’une personne et son anéantissement juridique afin d’atteindre la destruction totale de son individualité ?
Le fait de vouloir obtenir réponse à cette question, mais aussi le simple fait de la poser, reviendrait à être malade mental. Parce que cela reviendrait à imaginer que ce qui ne peut pas être a pourtant été, contrairement à ce que m’écrivait, le
3. Méthode ou stratégie de destruction
"Si l’utilisation abusive de la psychiatrie a commencé dans votre pays, il est déjà trop tard. Vous commenceriez à vous battre, mais il est probable que vous seriez tenu pour fou et enfermé."
Vladimir Boukovski
En pensant qu’il n’est peut-être pas trop tard, ici et maintenant, je me suis constitué partie civile en main de Madame la Juge d’instruction
Le Docteur Emmanuel PINTO, psychiatre au Centre Hospitalier de L’Université de Liège, dont nous ferons la connaissance dans la suite, déclarait à l’enquêteur de Madame la Juge, et ce, en se référant à une lettre que je lui avais adressée : "En ce qui concerne le courrier daté du
Je sais que la science du pervers - dans le sens moral du terme - est d’éluder quand une question directe lui est posée, et que son art est de semer la confusion et la suspicion par le mensonge, notamment. Il est effectivement persuadé de pouvoir parvenir, de cette façon, à acculer son adversaire à se justifier. En effet, ceux qui connaissent la littérature à laquelle se réfère ‘le Docteur’, ne peuvent qu’être surpris d’observer la façon dont il confond le savoir et le pouvoir que lui confère le savoir, et de constater la manière dont il tente, par abus du pouvoir, de dissimuler sa rage, et non son délire, derrière un récit en apparence ‘méticuleux et rigoureux’. Récit qu’il construit ‘avec différents termes issus de différentes littératures et interprétation de ces termes comme preuves de son innocence et non ‘d’attaques contre lui’.
En agissant de cette manière, le psychiatre aurait oublié, dirait Michel Schneider, que "les individus pervers narcissiques sont ceux qui, sous l’influence de leur soi grandiose, s’attaquent tout particulièrement à l’intégrité narcissique de l’autre afin de le désarmer. Ils s’attaquent aussi à l’amour de soi, à la confiance en soi, à l’auto estime et à la croyance en soi de l’autre." Fait ou opinion, vérité ou mensonge, juste ou injuste, cela importe peu pour eux : ce qui est vrai, en fait, est ce qu’ils disent dans l’instant. Ces falsifications de la vérité, cette capacité de mentir, dire le faux en sachant le vrai, cette façon de nier l’évidence pour mieux s’attaquer à la personne, me semble être en effet très proche d’une construction rageuse et non délirante
Que dire, alors, de ‘la rigueur de l’argumentation’ qui, selon ce marchand ambulant de diagnostics psychiatriques égaré dans les couloirs d’un hôpital universitaire, serait le symptôme indéniable d’un trouble délirant paranoïaque. La langue de Voltaire n’est pas ma langue maternelle et, il est vrai, je la maîtrise très mal. C’est pourquoi, je consulte souvent le dictionnaire qui dit : "La rigueur de raisonnement signifie avec la plus grande exactitude, et en cas de nécessité, en allant à la limite du possible ou de l’acceptable." Et "méticulosité indique le caractère d’une action qui manifeste une attention, un soin particulier au moindre détail."
Je me rappelle qu’en lisant l’œuvre de Jacques Lacan, ‘De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité’, j’avais constaté qu’il utilisait des termes tels que "l’étude minutieuse, une analyse critique très rigoureuse, l’explication exhaustive", et ce, pour mettre en exergue la qualité scientifique des avis de ses illustres prédécesseurs, dont Freud. Alors, Lacan, lui-même, ainsi que les auteurs qu’il citait, n’auraient-il pas souffert d’une nouvelle maladie mentale, ‘la rigueur de l’argumentation’, c’est-à-dire, "d’un trouble de la personnalité paranoïaque ou d’un trouble délirant paranoïaque" ?
Quant à la méfiance, il est vrai qu’à force de faire face aux vils agissements des manipulateurs professionnels patentés qui jouent sans cesse avec les détails pour mieux pousser l’essentiel dans l’ombre, et qui essayent sans cesse de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, nous avons appris, et heureusement, à nous inciter à toujours plus de scepticisme, de méfiance, de critiques, et donc, de vigilance citoyenne constructive.
Et enfin, en ce qui concerne mon utilisation des termes issus de différents écrits, je voudrais rappeler au ‘Docteur’ ce que Léon Halkin, professeur d’histoire et de critique historique à l’Université de Liège, nous dit à ce sujet : "Le passé est l’avenir d’hier et le présent est le passé de demain. Si le présent éclaire le passé, le passé lui-même éclaire l’avenir." Autrement dit, ‘ceux qui ignorent l’histoire sont condamnés à la revivre’, parce que l’ignorance entretient la soumission et alimente la médiocrité ou la pauvreté d’esprit.
Ne plaise à dieu, pauvre d’esprit ; comme je l’ai déjà écrit à d’autres occasions,
Mais l’essentiel n’est-il pas ce que Roland Breiner résume comme suit : "Caton l’ancien, avec lequel j’ai entrepris ces réflexions - « jamais je ne suis plus actif que lorsque je ne fais rien, jamais je ne suis moins seul que dans la solitude » - nous a laissé une curieuse sentence, qui résume avec justesse le principe politique qu’implique cette entreprise de reconquête : il dit, "la cause victorieuse plaît aux dieux, mais la cause vaincue plaît à Caton."
Parlons alors de cette curieuse sentence, qui résume le principe politique qu’implique cette autre entreprise pernicieuse de reconquête stalinienne. Je relis la déclaration du ‘Docteur’, et je me demande si je lui aurais transmis une lettre en lui demandant de faire une analyse psychiatrique gratuite concernant ma personnalité, et ce, sans le rencontrer ni échanger un seul mot avec lui. Comme si ce que j’avais écrit dans ce courrier portant sur six pages, ainsi que les faits délictueux que j’y avais décrits - et que j’avais par ailleurs communiqués à Madame la Juge pour instruction -, importait peu au pervers.
Ce qui lui importait, par contre, c’était de tenter de disqualifier l’accusateur par la mainmise sur l’information réelle. Ce qui plaide en faveur du ‘Docteur’, c’est qu’il savait que le mensonge était, dans ce cas précis, plus plausible, plus tentant que
Je pense, quant à moi, que les délinquants crédibles à l’image du ‘Docteur’ déshonorent leur profession, et inspirent pitié plus que respect. Car, je l’ai dit, je l’ai redit et je le répète : fier de parler librement, depuis trente ans, non pas de la politique et de la justice, par exemple, mais des pratiques politiques et judiciaires mafieuses érigées en système, qui gangrènent notre démocratie et notre Etat de droit depuis des décennies (voir, par exemple, page 41, ‘une menace déguisée’).
Et vous, les normaux devenus fous, de quoi causez-vous aujourd’hui ? De Charleroi, seulement ! Et dans la situation qui me préoccupe, quel est le sujet de votre préoccupation ? Quel est le problème ? De quoi parlez-vous ? Encore et toujours de la personne, et d’elle seule. Pourquoi ? C’est simple. Pour que la recherche de la vérité soit transformée en une question de pouvoir et de rapport de force, et que le vrai et le faux soient indiscernables. Et la seule façon d’y parvenir, c’est de parler de la personne pour ne pas parler de ce que la personne dit et écrit, c’est-à-dire, pour ne pas parler des faits. Faits qui sont compromettants pour vous.
Les faits
Si je t’offre cet exposé de faits, José, ce n’est pas pour parler des ‘secrets’ dont le motif réel de ma présence en Hors-Château, allant du
Pour ce faire, je prendrai pour hypothèse de départ tes dires selon lesquels tu n’as pas organisé un complot (votre mot fétiche) contre moi. Tu n’as pas participé non plus, ni de près ni de loin, à l’élaboration et l’exécution de ce complot. Mais, le vendredi
Alors, tu as estimé, selon ta version du
Et enfin, je ferai la démonstration de la véracité de tes dires en commençant par répondre à la question de savoir pourquoi je t’interpelle personnellement aujourd’hui. Je te promets aussi que je n’oublierai pas, durant la rédaction de la présente, de penser à ce que nous enseigne l’histoire au sujet, par exemple, de l’utilisation de la psychiatrie à des fins autres que thérapeutiques. Concernant ce dernier point, je tiens vraiment à te dire, José, que le jour où les gardiens en blouse blanche, agissant de concert avec leurs comparses politiques et judiciaires, seront chargés du maintien de l’ordre, le fascisme ordinaire fera, ou sera, la loi pour tous.
Sous le règne de cette loi pour laquelle ‘la fin justifie les moyens’, nous vivrons, les générations futures vivront, peut-être, sur une terre verte, mais dans un monde violemment injuste, parce qu’arbitraire et oppressif. Et viendra un jour où nous engagerons la résistance contre ce pouvoir arbitraire et oppressif, en estimant, comme l’estima Mirabeau à l’époque de la Révolution française, que "quand l'autorité devient arbitraire et oppressive ; quand elle attente aux propriétés pour la protection desquelles elle fut instituée ; quand elle rompt le contrat qui lui assura des droits et la limita, la résistance est un devoir et ne peut s'appeler révolte".
Puis, nous arriverons à un droit semblable à celui où nous nous trouvons aujourd’hui, à savoir, au bout de la résistance que j’ai engagée il y a douze ans. Des longues années durant lesquelles je me suis dressé, seul, avec force et conviction, contre le règne sans partage de l’arbitraire oppressif, de la loi du plus fort, de la loi de l’impunité et de la loi du silence, à
Pourquoi t’interpeller personnellement aujourd’hui ?
Pour répondre à cette question complexe et pour rafraîchir ta mémoire, je te propose la lecture du ‘rapport médical’ ci-dessous, dont le rédacteur tenait absolument à ne pas identifier ses ‘souffleurs’ : ceux qui préféraient marcher, en rasant les murs, sur les ombres de leurs porteurs de valises. Il leur a fallu, et je les comprends, se couvrir en espérant, comme d’habitude, faire disparaître les traces de leur crime, comme le ferait un criminel ordinaire :
"Je me suis rendu ce
Aujourd’hui, Monsieur Sari a décidé de mettre un terme au litige qui l’oppose à ce sénateur. Il a, pour ce faire, envoyé une lettre au sénateur. Cette lettre laisse entendre que Monsieur SARI souhaite passer à l’action dès lundi mais il n’y a pas de précision. L’inquiétude est que le patient pourrait éventuellement se suicider."
Le patient est économiste. Il ne consomme actuellement aucun médicament, ni boisson alcoolisée ni toxique. Son aspect général est sans particularité. Il est orienté dans le temps et dans l’espace et ne présente pas de troubles de
Il est fort probable que Monsieur SARI soit un patient psychotique présentant un délire de persécution chronique et structuré. Pour plus de sécurité, je propose que le patient soit examiné par un expert psychiatre de manière à déterminer si la mise en observation est nécessaire.
En ce qui me concerne, je ne peux me préciser avec certitude sur la nécessité d’une mesure de mise en observation psychiatrique.
Il est bien évident que le délire psychotique de persécution structuré est extrêmement difficile à déceler et que cette tâche dépasse le cadre de mes compétences (...).
Docteur Pascal ROGER. Le 19 mars 1999, à 20.30 heures."
Un joueur de rôle
Malgré le fait que je ne suis ni médecin ni psychologue ni psychiatre, encore moins un expert crédible dans ces domaines, il ne me paraît pas difficile de constater qu’en rédigeant son fatras, ‘le Docteur’ semble avoir agit en pervers accompli, au sens moral du terme. Il excelle dans l’art de jouer sur les limites des mots et leur sens. De faire dériver les mots vers un sens approximatif, ou au contraire, d’en repréciser le sens, ou de donner l’impression de le faire, mais à un endroit où il y a une ‘convention tacite’ de laisser cette signification dans le vague. En altérant ainsi le langage et en masquant la vérité par l’illusion d’éclairage, il s’emploie à détruire le sens de la réalité afin de lui substituer sitôt ses fantasmes prêts à l’emploi. Il témoigne ainsi du rapport qu’il a à la réalité pour qu’elle corresponde aux aspirations de ses maîtres.
De quelle convention tacite s’agit-il ? Il s’agit d’une convention qui est érigée en ‘système parallèle’ par ce joueur de rôle et les magistrats concernés du Parquet de Liège, notamment. Système qui est mis en œuvre au quotidien en prenant distance, sans crainte ni scrupule, par rapport à la loi et au droit. Chaque fois que ce joueur est sollicité par le Parquet, il est chargé d’une mission de routine très lucrative, qui consiste à livrer un rapport de complaisance, un formulaire prêt à l’emploi, afin d’adapter la réalité aux ordres qui lui sont transmis, comme nous pouvons le constater à travers la lecture de son fatras me concernant. Je précise qu’en faisant cette lecture, je ferai preuve d’imagination et d’interprétation délirantes, comme ce fut le cas en Hors-Château. Mais à une différence près. Ici, je ferai ce que je ne pouvais faire là-bas : j’appuierai ma lecture par des preuves que tu apprécieras, José, à ta meilleure convenance.
Il raconte d’abord, et avec une aisance déconcertante, la première partie d’une histoire qu’on lui a racontée : "En fait, le patient est bien connu dans la mesure où voilà déjà plusieurs mois qu’il poursuit une grève de la faim en face des bureaux d’un sénateur (j’en étais, ce jour-là, au dixième jour de la grève de la faim, ndlr.). Aujourd’hui, Monsieur Sari a décidé de mettre un terme au litige qui l’oppose à ce sénateur. Il a, pour ce faire, envoyé une lettre au sénateur. Cette lettre laisse entendre que Monsieur SARI souhaite passer à l’action dès lundi mais il n’y a pas de précision. L’inquiétude est que le patient pourrait éventuellement se suicide." Puis, il raconte la deuxième partie de la même histoire qu’on lui a également racontée, mais il la présente sous une forme plus personnelle : "Ses pensées semblent délirantes. Son délire devrait être un délire de persécution structuré. Il est fort probable que Monsieur SARI soit un patient psychotique présentant un délire de persécution chronique et structuré. Et il finit par dire ce qu’on lui a demandé de dire : "Pour plus de sécurité, je propose que le patient soit examiné par un expert psychiatre de manière à déterminer si la mise en observation est nécessaire."
Regardons tout cela de plus près. Il dit, d’abord, que "ses pensées (celles du ‘patient’) semblent délirantes", sans cependant en citer une seule afin de leur substituer, par la suite, ses fantasmes prêts à l’emploi : en parlant du délire du ‘patient’ en lien avec ‘ses pensées’ poussées dans l’ombre, il imagine que "son délire devrait (et non pourrait) être un délire de persécution structuré". Ensuite, il reprécise, ou donne l’impression de le faire - ce qui ‘devrait être’ selon ce qu’un Sénateur et un Magistrat du Parquet de Liège, notamment, lui ont dit dans les coulisses ou lors des communications téléphoniques. Mais il le laisse dans le vague, en le rangeant dans le registre de la probabilité, mais de la probabilité forte : "il est fort probable", écrit-il, "que Monsieur SARI soit un patient psychotique présentant un délire de persécution chronique et structuré".
Alors, dans la logique totalitaire tout s'enchaîne de manière intelligible et même obligatoire dès lors qu'est acceptée la première prémisse : il "propose que le patient soit examiné par un expert psychiatre de manière à déterminer si la mise en observation est nécessaire", et ce, "pour plus de sécurité", la sécurité étant la tarte à la crème offerte à tout passant par des manipulateurs patentés. En masquant la réalité par une illusion d’éclairage, il parvient à ses fins en disant, sans le dire, qu’il faut que le ‘patient’ soit mis en observation psychiatrique puisqu’"il est bien évident", remarque-t-il, "que le délire psychotique de persécution structuré est extrêmement difficile à déceler."
De cette manière, il s’en lave les mains. Car il reprécise bien que "la tâche dépasse le cadre de (ses) compétences", et qu’elle doit être confiée à "un expert psychiatre". Il sait que l’expert du Parquet le suivra dans le chemin ainsi balisé, car il estimera utile, selon les indications fournies, de mettre ‘le patient’ sous observation afin de déceler ce qui "est extrêmement difficile à déceler", c’est-à-dire, en peu de temps et sans observation. En sachant que le seul but qu’ils se proposent d’atteindre est la mise en observation psychiatrique de l’errant pour le dissuader ou le persuader. Et qu’ils s’en fichent éperdument de la santé mentale de leur adversaire, dont la mise en cause publique est conçue comme l’instrument, ou la justificative, de l’exercice de la terreur par voie juridico psychiatrique.
Le charlatan estime ainsi sa mission accomplie sous les ordres, dans le respect de la convention tacite, et sans le moindre dégoût mais avec un régal certain. Et sans crainte parce qu’il sait qu’au cas où le ‘patient’ voudrait réagir par des voies légales contres ses agissements hors-la-loi et contre le droit, il sera couvert par la loi de l’impunité vu la protection judiciaire inébranlable dont il bénéficie en contre partie des services rendus à ceux et celles qui bénéficient, entre autres, soit du privilège de juridiction, soit de l’immunité parlementaire.
Pour ce qui est de mes pensées délirantes
Ici, je laisserai de côté ‘le délire de persécution structuré’ dont nous parlerons longuement dans
En lisant, par exemple, les paragraphes intitulés ‘la propagande’ (voir page 40) et ‘Historique du délire de persécution structuré’ (voir page 41), tu comprendras aisément que le monde qu'institue l'idéologie totalitaire est monstrueusement fictif et cohérent, et que le totalitarisme, tout comme le fascisme, prend son idéologie et sa propagande au sérieux. A tel point qu'on aboutit, comme ce fut effectivement le cas en Hors-Château, à un système semblable à la paranoïa où tout s'enchaîne de manière intelligible et même obligatoire dès lors qu'est acceptée la première prémisse, une idée, pour aller jusqu’au bout d’un raisonnement en apparence logique, c’est-à-dire, pour aller jusqu’à la dernière lettre de l’alphabet du meurtre.
En attendant de revenir sur ce point d’une importance capitale, je souhaite préciser ici ce que je veux dire exactement lorsque j’affirme que le Docteur Roger PASCAL récitait ce qu’un Sénateur et un Magistrat du Parquet de Liège, notamment, lui avaient dit dans les coulisses ou lors des communications téléphoniques. Cette affirmation est directement liée à l’hypothèse concernant mes ‘pensées délirantes’ auxquelles ‘le Docteur’ faisait allusion. Si je tiens à apporter cette précision, c’est parce que, force m’a été de constater que ‘vos experts’ font parti d’une clique de charlatans qui semblent cesser d’être obsédés par des preuves scientifiques. Pour eux, comme pour ceux qui les utilisent, la science, ou le savoir, n’est plus qu’un simple produit de remplacement de
Tel fut le cas également de Pascal ROGER, ‘le médecin du Parquet de Liège’, comme le nomme Madame Danièle REYNDERS. Surgi du fonds putride de la poubelle de l’histoire à l’image de ses maîtres, il s’est présenté en Hors-Château le
J’ai calmement écouté et noté les histoires qu’il me racontait. Puis, je lui ai dit que je n’étais pas là où je me trouvais pour les raisons fallacieuses dont il me faisait part. Que, là où nous étions, nous ne nous trouvions pas devant les bureaux d’un Sénateur. Que je n’avais pas adressé, ce jour-là, une lettre à un Sénateur. Que je n’avais aucun litige personnel avec un Sénateur. Et que je n’avais surtout pas laissé entendre - ce jour-là, soit le vendredi
"Monsieur le Député,
Voudriez-vous bien réserver réponse à ma lettre du 16 courant, au plus tard, ce vendredi 19 jusqu'à
Depuis plus de huit mois, tous les jours, vous venez, vous partez ; tous les soirs, vous enlevez votre veste ; tous les matins, vous vous rasez, vous vous coiffez : j'ai fini par me croire dans un monde totalement irréel. Vous constituez, tous ensembles, une coalition d'hommes et femmes incolores, inodores et totalement amoraux.
Depuis plus de huit mois, abus de fonction, de réputation et de position ; prévarication, forfaiture; fausses affirmations, confusion, mensonges et contre vérités ; auto manipulation mentale et auto suggestion poussées à leur paroxysme forçant la frontière de la transcendance ; populisme vulgaire, démagogie, poujadisme et amalgame primaires ; dénigrement, calomnies et diffamations inspirés des préceptes les plus vils de la médiocrité fasciste quant à leur conception et diffusion, et qui caractérisent vos écrits, vos comportements, vos attitudes, vos discours ainsi que votre travail politique au quotidien.
J'en veux pour preuve vos lettres du
Après avoir lu la dernière phrase de cette lettre, j’ai précisé qu’en la rédigeant à la lumière d’une bougie, aux environs de
Quant à l’argument de suicide dont m’entretenait le charlatan, je lui ai dit : ‘Si vous le dites, ce doit être vrai, n’est-ce pas ? Mais, ai-je précisé, dire que ‘chaque chose a une limite, y compris la résistance passive’, comme je l’ai fait savoir au Député concerné, ne signifie nullement ‘je vais me suicider’, bien au contraire. Et ce, avant d’ajouter que j’entendais parler de ce fantasme de suicide depuis le début du mois d’août 1998, et qu’il ne m’apprenait rien de nouveau à ce sujet. Et je n’ai pas manqué de lui dire qu’il ne faisait que réciter des histoires que ‘le Parquet’ et ‘un Sénateur’ lui avaient racontées, et qu’il souhaitait que je les approuve.
Ensuite, il m’a demandé si j'avais déjà consulté un psychiatre. ‘Pour quoi faire ?’, lui ai-je demandé. ‘Pour faire taire les ouï-dire au sujet de votre santé mentale’, me répondait-il. Je lui ai alors demandé depuis quand on se promène en Belgique avec un certificat de normalité dans la poche, et si lui-même en avait un. Non, me disait-il, je n’en ai pas, mais cela peut être utile dans votre cas pour mettre fin aux ‘suppositions’. Je lui ai suggéré de ne pas avancer trop sur ce terrain glissant, et lui ai fait part de mon refus de participer à ce jeu d'inspiration stalinienne. Sur sa demande insistante de consulter un psychiatre ce jour-là, je lui ai répondu que ‘je serais d'accord avec la démarche si lui-même et le Magistrat qui l'avait dépêché sur place, m'accompagnaient pour un examen comparatif.’
Pour ce qui est des ‘suppositions’ concernant ma santé mentale, je lui ai dit qu’il semblait relayer les propos terrifiants que vous - toi, José, et tes acolytes Jacky MORAEL, Thierry DETIENNE Bernard WESPHAEL,
Puis, voyant qu’il ne voulait rien entendre, et qu’il semblait savoir la mission qu’il devait remplir suivant les ordres donnés, je lui ai demandé qui était le magistrat de garde ce jour-là, et par quel magistrat il avait été requis et dépêché sur place. ‘Par le parquet’, me disait-il. Après lui avoir posé la même question à trois reprises et obtenu la même réponse, je lui ai demandé s’il souhaitait que j'identifie moi-même ce magistrat. Dérouté, il plongea dans le silence en me regardant avec étonnement. Je lui ai alors dit qu'il était requis et dépêché sur place par Monsieur Pierre Wilmart, Premier Substitut du Procureur du Roi. Figé, il me regarda, en me disant : "Vous imaginez bien des choses et les affirmez avec une certitude étonnante." En réponse, j’ai précisé que je connaissais le scénario élaboré depuis des mois, scénario que les magistrats et mandataires écolos concernés, notamment, tentaient de mettre en scène ce jour-là.
Ce sont ces faits que ce charlatan avait imaginé être des pensées délirantes. Avant de donner un exemple de preuve concernant ces faits, je te fais remarquer, José, qu’en agissant de cette façon jubilatoire, ce charlatan a sans doute été persuadé - comme toi et tes acolytes d’ailleurs - de ce que je n’aurais jamais accès à ce ‘dossier judiciaire’, et ce, en se disant et non sans raison : ‘Madame Anne THILY, alors Procureur Général, n’accordera jamais au ‘patient’ l’autorisation d’y accéder’ (voir page 49, ‘Un vieux projet qui fut avorté à temps’). Le temps passa. Je vivais en Hors-Château depuis plus de trois ans. C’est là que j’ai pris connaissance de la recherche, par le charlatan, du magistrat requérant pour être payé, eu égard à "la ma mission remplie en honneur et conscience, avec exactitude et probité."
"Liège, le
Parquet du Procureur du Roi
A l'attention de Madame SOMER, Premier Substitut du Procureur du Roi.
Concerne
Je vous prie de trouver ci-joint le rapport rédigé dans l'affaire en rubrique ainsi que mon état d'honoraires. Je reste à votre entière disposition au cas où vous souhaiteriez des informations complémentaires, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Docteur Pascal ROGER
Etat d'Honoraires. N. Réf.: E90/99, le
Réquisitoire du Parquet de Liège
Magistrat requérant : Madame Somer, Premier Substitut du Procureur du Roi. (Je souligne)
Date de réquisition :
Nature de la mission : examen mental sommaire. Rapport déposé le
Comme j’avais identifié, lors de notre entretien, le magistrat requérant ‘avec une certitude étonnante’, le charlatan avait adressé son rapport à un autre magistrat, Madame Sommer, pour prouver que j’aurais effectivement eu des idées délirantes, et que Monsieur WILMART ne serait pas le Magistrat requérant. Mais trois mois plus tard, il se voyait rattrapé par
"A Docteur Roger Pascal
Le
Objet: l'examen mental de
Par la présente j'ai l'honneur de vous confirmer mes réquisitions verbales du
Procureur du Roi, Pierre WILMART."
Par quel magistrat était donc réquisitionné le Docteur, via des ‘réquisitions verbales’ ? Et qui était alors l’homme de contact de ce Magistrat pour élaborer durant des mois et mettre en scène le
L’autre joueur de rôle
Cette fois, il s’agit du psychiatre ou de ‘l’expert’ du Parquet, Emmanuel PINTO, auquel le médecin du Parquet, Roger PASCAL, renvoyait dans son fatras l’accomplissement de ‘la tâche’, c’est-à-dire la prise de décision concernant ma mise en observation.
J’ai eu avec lui un entretien de cinq minutes, en présence de Monsieur Demarteau, Officier des Renseignements Généraux. Je l’ai envoyé sur les roses dès qu’il m’a posée sa première - et sa seule - question. En effet, d’emblée, il m’a demandé pourquoi mes affaires n’avancent jamais, et si je ne croyais pas qu’il y avait " un complot derrière tout cela." Je lui ai demandé, à mon tour, de quelles affaires il m’entretenait, et s’il pouvait m’en citer un exemple pour que je puisse répondre à sa question, ou lui expliquer pourquoi cette affaire-là n’aurait pas marché. ‘Vos affaires en général’, me répondait-il. J’ai insisté pour qu’il cite un exemple tout en précisant qu’il donnait l’impression d’être bien informé au sujet de ‘mes affaires’. ‘Vos affaires en général’, me répondait-il, à nouveau. Je lui ai alors répondu que j’étais un paranoïaque, fier de l’être ; que je me croyais victime d’un complot, fier d’y croire ; que j’étais anormal, fier de l’être, et que je n’avais pas l’obligation d’être normal à son goût, fier de ne pas l’être. Et qu’il pouvait confirmer tout cela à ceux qui lui avait demandé de le faire.
Puis, il m’a fait part de son souhait de me retenir un certain temps dans son service à l’hôpital parce qu’il me trouvait fatigué. Lorsque je lui ai demandé, nez contre nez, s’il comptait le faire tout seul, avant d’ajouter qu’il n’était pas le contrôleur des citoyens fatigués, il s’est levé et nous a demandé, à moi et à Monsieur Demarteau, d’attendre et il est parti. Plus d’une heure plus tard, il est revenu, accompagné de deux policiers, pour m’annoncer que j’allais être transféré à un autre hôpital. Je ne m’y suis pas opposé pour ne pas répondre à la provocation qui avait déjà atteint ses limites. Nous avons quitté les lieux, les deux policiers et moi. J’ai été amené à l’hôpital désigné. J’ai pu ainsi me libérer du guet-apens
Comme il n’a pu me garder dans son service, le charlatan PINTO n’avait pas fait non plus un rapport médical. Il avait sans doute estimé que ce rapport devait être fait par le psychiatre de l’hôpital où j’étais transféré. Mais entre-temps, le Parquet avait délivré l’ordonnance de mise en observation sans rapport - ce qui est absolument illégal - pour justifier mon transfert à l’autre hôpital. Vu les obligations légales à accomplir dans les vingt-quatre heures suivant la mise en observation, le Parquet devait absolument avoir ledit rapport médical ‘détaillé’ sensé, comme l’exige la loi, justifier la délivrance de l’ordonnance. Le charlatan l’avait délivré le lendemain, soit le dimanche
"Symptomatologie dépressive dans le contexte de dénutrition (grève de la faim), menace de passage à l’acte auto agressif. Symptomatologie délirante interprétative et imaginative de délire persécutif avec menace d’hétéro agression envers le persécuteur d’origine.
Docteur Emmanuel PINTO,
Psychiatre au centre hospitalier de l’Université de Liège. Le
En lisant ces propos, ou opinions, que j’ai déversés dans la poubelle de l’histoire dès que j’en ai pris connaissance, j’ai envie de dire, comme le dit Miguel Benasayag, "je trouve drôle que, face au merveilleux, on ait tendance à donner une explication aussi peu merveilleuse que celle de l'imbécillité tirant les ficelles en coulisse."
Je tiens cependant à dire que, s’agissant du "menace de passage à l’acte auto agressif", je pense qu’il pourrait s’agir de l’hypothèse de suicide emballée cette fois dans le symptôme d’une dépression dans un contexte de dénutrition, et ce, au neuvième jour d’une grève de
Parenthèse
C’est ici que je souhaite faire part, à vous tous, de quelques réflexions avant de revenir sur l’issue de ce qui précède. Dans le cas des personnes souffrant réellement d’une quelconque maladie mentale, "le rôle de la psychiatrie est d’abord de les soigner et les soutenir. Pas de protéger la société, en confondant thérapeutique et pénal", comme le souligne, dans un article récent, le Docteur Jean-Louis KEMPENEERS, Directeur médical au CHS Notre-Dame des Anges à Liège. L’auteur dénonce ainsi la pression exercée par "nos politiciens et notre justice sur les instituions psychiatriques, en leur imposant de réintégrer leur rôle de régulateur social."
En banalisant, de cette façon, l’utilisation de la psychiatrie à d’autres fins que thérapeutiques, sous les dehors d’un souci de la protection de la personne, ‘du malade contre lui-même’, et au nom de la liberté collective, vous forcez la psychiatrie à un retour à ses vieux démons staliniens, et à retrouver son rôle arbitraire, coercitif et oppressif. En oubliant que le rôle de la psychiatrie est de soigner et non de punir, et que la politique, le judiciaire et la psychiatrie n’ont jamais fait bon ménage.
En ce sens, et en ce soir enneigé du
Ce jour-là, j’ai senti, au plus profond de moi, et pour la deuxième fois, ma confiance brisée à tout jamais dans les institutions de notre pays. C’est bien cela que je ne pardonnerai jamais à qui que ce soit. Et dans ces blessures j’ai puisé et je puiserai la force nécessaire pour atteindre le bout de ce ‘Non’ radical que j’ai opposé, la première fois, aux menottes qui joignaient mes deux poignets dans le dos le
L’issue
Je ferme la parenthèse et je reviens en Hors-Château. Après ma séquestration arbitraire, durant un week-end, dans un goulag sympathique appelé dans sa version démocratique ‘Le Centre Hospitalier Psychiatrique de Liège, Le Petit Bourgogne’ - où j’ai continué à mener la grève de la faim qu’ils avaient voulu interrompre -, j’ai été libéré lundi matin par le psychiatre en chef Monsieur Jean-Michel Devoitille. Celui-ci m’a dit d’office, lorsque je suis rentré dans son bureau, et en se référant sans doute à la conversation que j’ai eue dimanche avec son collègue de garde : "Je suis entièrement d’accord avec votre analyse Monsieur Sari. On a fait cela pour vous casser". Après quoi, il m’a demandé de quitter l’établissement en me remettant copie de ce courrier de compromission :
"Madame SCAILTEUR
Directrice Générale
Madame la Directrice,
Monsieur SARI a été admis sur ordonnance de Madame le Procureur du Roi de Liège le
Il n’a reçu aucune médication sédative.
L’observation continue par le personnel de soin et les entretiens que j’ai pu avoir avec Monsieur SARI et son entourage n’ont pas mis en évidence d’éléments délirant, ou hallucination ou d’autres éléments pouvant permettre de déceler une dangerosité actuelle pour lui-même ou pour autrui, ou une dangerosité potentielle.
En fonction de ce qui précède, j’ai autorisé Monsieur
Docteur Jean-Michel DEVOITLLE. Coordinateur médical du CHP."
Monsieur Devoitille a ainsi assumé, par empathie pour la solidarité du corps, la lâcheté déconcertante de ne pas mentionner dans sa missive le vrai motif de ma libération, à savoir que les prérogatives légales régissant la délivrance de l’ordonnance de mise en observation n’ont pas été respectées. Je suis resté à l’hôpital un jour de plus, et volontairement, et en liberté, pour obtenir les preuves de mon affirmation.
Le
Confirmation
Ce qui précède me permet déjà, José, de confirmer que ce n’est pas toi mais bien moi qui ai organisé un ‘complot’ contre moi (voir page 58, ‘Conclusion’). Tu n’as pas participé non plus, ni de près ni de loin, à l’exécution de ce "complot".
Mais, comme tu as pu le constater, ni le médecin que le Parquet a envoyé en Hors-Château, et à ta demande, ni l’expert du Parquet, ni qui que ce soit, n’a décidé ma mise en observation, comme tu l’avais imaginé. Ce qui prouve qu’un manipulateur ou un menteur fini toujours, José, par ne plus contrôler ni les causes ni les conséquences de ses propres agissements à force de se rendre complice des agissements d’autrui, dont il ne maîtrise, ni ne peut maîtriser, les causes et les conséquences.
J’aimerais cependant te donner quelques preuves supplémentaires. Comme les hommes normaux ne savent pas que tout est possible, j’ai tenté - comme le ferait un anormal qui se respecte, et qui est fier de l’être - de vérifier la réalité de tes fantasmes, en pensant que tout est possible dans ce Milieu de délinquants en col blanc. Force m’a alors été de constater que, le vendredi
· Selon toi et tes acolytes, ainsi que selon le Commissaire adjoint Mohr, c'est madame Schaaps, Substitut du Procureur du Roi - qui était effectivement magistrat de garde, ce jour-là - qui aurait requis le Docteur PASCAL, médecin du Parquet, et qui l'aurait dépêché en Hors-Château pour mon examen mental.
· Le Docteur PASCAL déclare, lui-même, avoir été requis ce même jour par madame Somer, Premier Substitut du Procureur du Roi, et dit avoir adressé son ‘rapport médical’ - son fatras - à celle-ci.
· A son tour, Monsieur Wilmart, Premier Substitut, dit avoir requis son Docteur PASCAL et l'avoir dépêché en Hors-Château, comme il le lui faisait savoir trois mois plus tard, et par courrier, pour que ce dernier soit enfin taxé, c'est-à-dire, payé.
· Monsieur Scholtes, Premier Substitut, dit n’avoir fait, ce jour là, que laisser passer les papiers et déclare avoir signé, le
· Le Docteur Pinto, dit ne s'être entretenu qu'avec Monsieur Detaille qui, selon lui, serait un Magistrat au Parquet de Liège, et qui aurait décidé, lors de sa communication téléphonique avec lui, de ma mise en observation psychiatrique à
· C'est également à Monsieur Detaille que le Docteur Pinto dit avoir faxé son rapport à
· Monsieur Horne, Commissaire adjoint dit avoir trouvé, le lendemain, soit le dimanche
· Et enfin, Louis Genet déclare : "De par ma fonction et profession, je n’ai pas de jugement à porter sur la santé de quiconque. Ma fonction m’amène cependant à conseiller des procédures qui sont en lien avec la santé." Sans préciser à qui, quand, comment et pourquoi il conseille des procédures.
Le
Pour rappel, je précise que j’avais fortuitement pris connaissance de cette plainte bien avant même qu’elle ne soit transmise au Parquet. Je n’ignorais donc pas que, vous aviez transmis, par cette prétendue plainte, à votre partenaire, le Procureur du Roi, votre demande soit de mon internement, soit de ma mise en observation psychiatrique. Je savais aussi que cette demande écrite était requise pour la mise en œuvre de la loi du
Il est important de savoir que si je n’avais pas pris connaissance à temps de cette plainte, je crois que vous auriez pu atteindre votre but et je me serais trouvé dans un hôpital psychiatrique durant un temps suffisamment long pour être déclaré malade mental pour le restant de mes jours. Pris par surprise, je me serais peut-être révolté et mis dans l’embarras ... Averti par cette plainte, j’ai été attentif à tout et à tout moment. J’ai pu ainsi suivre quotidiennement et maîtriser dans le temps, le déroulement des événements dans les coulisses. Ce que vous, toi et tes acolytes, José, ignoriez, comme l’ignoraient vos partenaires politiques et judiciaires, ainsi que les membres concernés du corps médical.
Dans la lettre que toi et Gerkens m’aviez transmise, le
Quant au ‘contenu de mes propos que vous estimiez donc inacceptable’ : après avoir accompli sa mission première, cette plainte a été l’objet d’un traitement diplomatique. Par ma déclaration lors de mon audition, le
"Ce que j'ai observé et constaté durant neuf longs mois, 24 heures sur 24, 7 jours sur
Cinq jours plus tard, cette plainte fut classée sans suite. Je vous ai écrit en vous priant de re-déposer votre plainte entre les mains, cette fois, d’un Juge d’instruction pour que nous puissions nous expliquer devant un tribunal et si possible publiquement. Vous ne l’avez pas fait. C’est dommage. N’est-ce pas ?
· En ce qui concerne Madame le Procureur Général Anne Thily et Madame le Premier Avocat Général Andrée Spriesterbach, nul ne sait ce qu’elles faisaient ce jour-là, soit le
· In fine, dans son ordonnance de soit communiqué prise le
Puis, elle communiquait les pièces de la procédure à charge de GENET Louis, DUTILLEUX Philippe et PINTO Emmanuel, à Madame le Procureur du Roi pour être par elle requis ce qu’il appartiendra …
Remarques et questions
ü Sept magistrats, Madame A. THILY, Madame A. SPRIESTERBACH, Monsieur P. WILMART, Monsieur SCHOLTES, Madame SCHAAPS, un sieur DETAILLE à mieux identifier",
ü Sans citer Madame Somer, Magistrate, qui était poussée dans l’ombre par la Juge par crainte de transparence, et a qui le Docteur ROGER avait transmis son rapport,
ü Quatre mandataires politiques, Monsieur José DARAS, Monsieur Thierry DETIENNE, Madame Muriel GERKENS, Monsieur Bernard WESPHAEL,
ü Deux commissaires de polices, Messieurs JAMART et MOHR, et non mandataires politiques, comme la Juge les identifie.
ü Louis GENET, avocat, Philippe DUTILLEUX, médecin, Emmanuel PINTO, psychiatre,
ü Sans citer Pascal ROGER, médecin, poussé dans l’ombre par la Juge, protection oblige,
ü Sont-ils vraiment ‘concernés’, tous, par la délivrance d’une risible ordonnance de mise en observation psychiatrique ? Si oui, comment et pourquoi ?
Une fragilité affective inquiétante
La suite de l’histoire étant très fragile au regard de la loi et du droit, comme le prouvent les questions posées à Madame la Ministre de la Justice (voir page 3), je voudrais t’entretenir, d’abord, de ma fragilité affective mise en exergue dans votre lettre suscitée du
Il est vrai que, ce jour-là, j’étais atteint d’une obsession ‘confusionnelle’, et j’ai refusé de croire obstinément à vos réponses qui n’existaient pas. Il est vrai, aussi, que j’ignorais totalement que vous m’aviez signifié la triste rupture de notre relation affective pour le moins inquiétante, car je ne me souvenais pas d’avoir accueilli,chaque nuit, dans mon intimité et dans ma voiture, quelqu’un parmi vous, et tour à tour. Et pourtant, Madame GERKENS, psychologue, ne peut ignorer que les pervers cherchent à faire croire que le lien de dépendance de l’autre envers eux est irremplaçable et que c’est l’autre qui le sollicite. Ce jour-là, j’ai ‘sommé’ non pas ‘ECOLO’ mais une personne physique, à savoir Thierry DETIENNE. Personne qui m’avait écrit la lettre ci-dessus, le
"Mustafa,
J’ai bien reçu ta lettre de ce mardi 25 août par laquelle tu réagis à notre entrevue de ce lundi 24 et je t’avoue que je ne comprends pas ton attitude. Je ne me suis jamais permis de mettre en cause ton action, mais tu me déclares, comme tu le faisais déjà dans ta lettre du 18 août, que tu ne veux plus que je sois ton interlocuteur. Je me permets de te signaler que si j’ai principalement assuré le contact avec toi, c’est parce que tu es venu me rencontrer au printemps et que tous tes courriers m’étaient jusqu’alors adressés. Il n'a jamais été question pour moi d'abandonner
Thierry DETENNE, Député."
Je lui avait en effet demandé de ne plus être mon interlocuteur et de cesser ainsi de me transmettre les courriers que, toi et tes acolytes, vous élaboriez et rédigiez dans les coulisses. Car vous utilisiez ces courriers, après me les avoir transmis par formalité, comme instrument de propagande afin de diffuser les histoires imaginaires et hallucinantes que vous y racontiez, avant de vouloir les imposer à tout passant, et par tous les moyens, comme une réalité incontestable. A l’époque, vous excelliez à merveille dans l’art d’entraîner l’adhésion non sur une situation mais sur ce qui était communiqué. En d’autre mots, vous excelliez dans l’art de manipulation, pour mieux susciter la réprobation du public qui ignore tout, ou presque, de la question ; ce qui permet de culpabiliser l’adversaire qui ne se soumet pas. N’est-ce pas, José ?
Une lettre aux pompiers pyromanes
Qu’est-ce qui s’est passé réellement ce jour-là, le 19 mars 1999, en Hors-Château ? Pour répondre à cette question, je te rappelle la lettre ci-dessous que Mademoiselle
« Madame Gerkens,
Monsieur Sari m’a communiqué votre courrier daté du
La mauvaise foi avec laquelle vous continuez à répondre est tout simplement choquante, et révoltante quand les enjeux sont ceux d’un combat de 22 ans, désintéressé et sans relâche ; un combat pour une démocratie soucieuse du plus faible et non du plus fort ; pour le respect des droits de chacun à la dignité la plus élémentaire ; et donc contre ceux qui, investis d’une quelconque fonction à responsabilité publique, détournent les objectifs premiers de celle-ci à des fins personnelles ou encore dans l’intérêt d’une minorité à préserver et contre l’intérêt général.
Plus particulièrement, comme vous n’êtes pas sans le savoir, c’est depuis 5 ans le combat d’un homme qui souhaite que toute la lumière soit faite sur une affaire soi-disant judiciaire. Sur son parcours, il a été amené à solliciter l’intervention des parlementaires fédéraux, dans le cadre de leur pouvoir et de leur devoir de contrôle sur l’exécutif dont le Ministre de la Justice, et son choix s’est porté sur les parlementaires ECOLO, alors dans l’opposition certes mais néanmoins parlementaires à part entière. Apparemment, bien mal lui en a pris… Ceux-ci ont accepté dans un premier temps de relayer sa demande auprès du Ministre de la Justice, et puis soudainement, ils ont « appris » que, comme ils le « redoutaient », il y avait en réalité séparation des pouvoirs, et que, de plus, le Ministre refusait de répondre à des questions relatives à un dossier personnel.
Depuis, ils n’ont pas dévié ou si peu de la trajectoire qu’ils se sont fixée, et quand on leur demande (est-ce si difficile pour un parlementaire d’y répondre ?) par rapport à quelle demande il y avait séparation des pouvoirs, quand, ô suprême audace on insiste, quitte à résister plus de deux ans dans une voiture, ils font la fine bouche et finissent, excédés, par faire savoir que dorénavant ils ne répondront plus à une question de plus, vous comprenez cette situation dure depuis trop longtemps et nous n’avons pas que cela à faire, il y a des combats plus importants à mener contre par exemple la nuisance sonore des aéroports ou l’ouverture des centres fermés.
Je passerai le détail des différents courriers qui témoignent, par les contradictions incroyables dont vous avez fait montre, que cette affaire a pris des dimensions plus que troublantes. Ce qui m’amène, après ce petit intermède, à l’objet principal de la présente : pourquoi diable suis-je montée «en pleurs » dans vos bureaux le
Hé bien, VOUS AFFIRMIEZ DANS VOTRE COURRIER DU MEME JOUR (
OR, TEL N’ETAIT PAS LE CAS, COMME VOUS NE POUVIEZ L’IGNORER, et c’est votre mensonge qui m’a révoltée, et lui seul, car j’en connaissais, en effet, les conséquences pour M. Sari qui attendait beaucoup de votre réponse, étant donné qu’elle permettrait enfin d’éclaircir une situation, que vous avez admirablement réussi à rendre confuse. En passant, je vous adresse d’ailleurs mes plus sincères félicitations pour cet art dans lequel vous semblez exceller. Ma foi, si j’étais mécène, je ne manquerais certainement pas de contribuer à ce que soit enfin reconnu votre génie qui n’est hélas pas encore jaugé à sa juste mesure.
Et M. Sari vous avait en effet adressé un ultimatum : « J’attends votre réponse, jusqu’à ce vendredi 22h. » Avoir attendu celle-ci plus de sept mois, il me semble que c’est avoir déjà fait preuve d’une grande patience. Elle avait atteint ses limites, probablement. Et vous aviez compris que ce jour là, M. Sari ne vous laisserait pas sortir sans répondre. Mais comment ? En faisant appel à la violence ? En portant atteinte à votre «intégrité » physique ? Cela, nul ne le savait, et sans doute pas même M. Sari. Mais tout pouvait en effet arriver. Et vous avez préféré écrire que vous aviez «déjà répondu », plutôt que de donner cette fameuse réponse.
Revenons donc à nos moutons : vous aviez menti, une fois de plus mais, pour moi qui avais suivi l’affaire depuis longtemps, une fois de trop (ah ! les mystères de la psychologie), et je suis donc montée dans vos bureaux. Monsieur Detienne a tout d’abord refusé d’examiner avec moi la lettre dans laquelle il «aurait répondu ».
Toujours dans le même état d’esprit, je suis donc remontée une heure plus tard environ (vers 17h30), et Monsieur DETIENNE, après avoir dit : « Mais si je réponds à cette question, SARI VA REVENIR SUR
Ce n’était donc pas le fruit d’un miracle divin ou d’un «soudain » retournement de situation. Je suis alors remontée dans vos bureaux (j’ai heureusement une condition physique qui me permet ce genre d’exercice plusieurs fois par jour), cette fois à la demande de M. SARI, pour vous remercier d’avoir enfin répondu quelques sept mois plus tard, et pour vous dire que les négociations pourraient reprendre dès lundi. Monsieur Daras a alors explosé littéralement, s’est fâché tout rouge et s’est écrié : « Et maintenant, il doit partir, ET PAR TOUS LES MOYENS ! ». Propos repris aussitôt par Monsieur Detienne («Non, non, pas par tous les moyens… ») La suite, nous la connaissons, n’est-ce pas ?
Voyez-vous, je préfère les propos - qu’on qualifie facilement d’outranciers pour mieux en occulter le sens - d’un homme révolté et blessé dans ses convictions, quand ils dénoncent des faits précis et vérifiables, à des propos politiquement corrects et certes modérés, mais qui reflètent une mentalité plus que compromissoire : compromise.
Désolée et inquiète, je vous présente mes plus sincères doléances pour l’incommodité que cette situation de siège a dû vous faire subir,
En vous priant de me croire, Toujours à votre service, Madame la Députée,
J’attire ton attention, d’abord, sur ce que Detienne disait à Mademoiselle ULLENS : "Mais si je réponds à cette question, Sari va revenir sur la lettre du 15 juillet." De quelle lettre s’agissait-il et pourquoi aviez-vous peur que je revienne sur cette lettre ? Comme tu l’auras sans doute compris, c’est bien cette question qui justifie les trois questions que je pose aujourd’hui à toi et tes acolytes. C’est bien cette réflexion de Detienne qui me rappela, à l’époque, les propos suivants de Marie-France Hirigoyen qui, par ces écrits, m’a guidé et orienté durant ces années : "A la différence d'un conflit normal", remarque-t-elle, "il n'y pas de vrai combat avec les pervers, pas non plus de réconciliation possible."
Et, comme si elle était le témoin direct de ce que nous avons vécu en Hors-Château, ce jour-là, elle continue : "Les pervers manifestent sûrement une hostilité froide, qu'ils nient si on leur en fait
Et ensuite, j’attire ton attention sur ce constat que Mademoiselle ULLENS faisait dans sa lettre : "La tension est donc tout naturellement retombée, puisque les bases de la communication étaient enfin à peu près rétablies." Partant de là, tu comprendras sans doute que tu avais personnellement fini par prendre ton désir pour la réalité quant à l’argument de suicide. Et ce, en te disant peut-être qu’il n’était pas possible que je ne sois pas encore devenu fou en faisant face, durant plus de huit mois, à vos agissements pour le moins insidieux, dont votre méthode de communication digne vraiment des pervers accomplis.
Rappel
Le
"Monsieur,
Depuis que nous vous avons fait parvenir nos réponses aux 4 questions que vous avez posées ce mardi 16 mars en fin de journée, vous nous avez envoyé 3 courriers dont le dernier n'est autre qu'une collection d'injures. La lecture de votre lettre de réaction à notre courrier donne à penser une fois encore que nous sommes dans une impasse. Quand nous répondons à vos questions, vous en posez de nouvelles, et vous mettez notre honnêteté en doute. Nos en arrivons à la conclusion que vous ne nous croirez jamais. Dans ces conditions, il nous paraît stérile de poursuivre cet échange que nous avions voulu concluant. Avec nos regrets.
Muriel GERKENS, Secrétaire Régionale. Thierry DETIENNE, Député."
C’est au sujet de ce courrier que Mademoiselle ULLENS vous écrivait : "C’est la révolte que j’éprouve à nouveau aujourd’hui face à tant de mauvaise foi, qui m’avait amenée à entreprendre cette démarche : il m’était, tout simplement, impossible de laisser passer une «chose » pareille. Quelle était cette chose ? Hé bien, VOUS AFFIRMIEZ DANS VOTRE COURRIER DU MEME JOUR (
‘Hé bien’, à partir de ce jour-là, et durant trois ans, je vous ai demandé de me communiquer la copie du courrier par lequel vous disiez m’avoir communiqué, et sans le moindre dégoût, la réponse à ma lettre du
"En bloquant la communication par des messages paradoxaux", remarque Marie-France Hirigoyen, "le pervers narcissique place le sujet dans l’impossibilité de fournir des réponses appropriées, puisqu’il ne comprend pas
Je n’ai jamais douté du fait que vous - toi et tes comparses psychothérapeutes, psychologues - soyez parfaitement conscients des dégâts psychologiques que vous espériez causer par la guerre psychologique que vous aviez déclarée dès le
A ce propos également, je t’offre ci-dessous quelques réflexions qui nous éclairent suffisamment quant à la violence de vos méthodes et pratiques auxquelles j’ai fait face durant trois ans et demi. Il est indéniable que la spirale de mensonges - mensonges que vous avez soigneusement organisé et diffusé - pouvait effectivement me conduire, comme tout un chacun parmi nous, peu à peu à véritablement délirer. Heureusement, j’avais une connaissance approfondie des règles de conduite de ‘la guerre psychologique’ pour avoir été face à face avec elle, à maintes reprises, durant ma longue expérience :
"La paranoïa n’est pas un simple trouble du jugement. Elle a ses racines dans une atteinte profonde du psychisme, d’ordre instinctivo affectif, que S. Freud et ses élèves ont bien mis en évidence. Mais il faut savoir aussi que l’influence du milieu va jouer un rôle considérable dans le devenir des paranoïaques délirants. Si l’amélioration de la prise en charge médicamenteuse et psychothérapique a permis une transformation de leur sort dans un sens assez favorable à la majorité d’entre eux, la société, dans ses tolérances et son intolérance, a aussi une influence importante sur leur destin.
L’Américain E. Lembert a bien montré que, dans certains cas, le processus pathologique de la paranoïa n’est pas seulement celui de la personnalité du paranoïaque, mais aussi celui de l’ensemble des interactions et des relations sociales du patient. En quelque sorte, « les paranoïaques aussi ont leurs ennemis ». Le futur paranoïaque est peu à peu exclu et littéralement « persécuté » par son entourage, qui adopte vis-à-vis de lui une attitude policière et « conspiratrice ». On peut donc parler de « la nature conspiratrice » de cette exclusion.
De plus en plus « indésirable », le futur paranoïaque est isolé du groupe, mis en quarantaine, dans le « secret ». Les manifestations originales de son comportement sont « amplifiées » et « interprétées » dans le sens le plus péjoratif et pathologique. Ainsi se crée autour de lui cette « spirale de mensonges » bien décrite par E. Goffman, conduisant peu à peu le sujet à véritablement délirer. Cette sociogenèse de la paranoïa est importante. Elle pourrait nous faire mieux comprendre comment une société totalitaire peut faire d’un opposant jusque là sain d’esprit un authentique paranoïaque.
Mais que dire de ces gens qui rendent les autres paranoïaques ? Ne seraient-ils pas les vrais paranoïaques ? Comme le constate R. Laing dans ‘Les faits de la vie’ : « Je suis très intéressé par les mots, et aussi ce pour quoi nous en avons et ce pour quoi nous n’en avons pas. Par exemple, le mot paranoïa. Je trouve toujours étrange que nous disposions de ce mot pour signifier que quelqu’un se sent persécuté, quand ceux qui le persécutent ne pensent pas qu’il le soit. Mais il n’y a pas de mot pour distinguer la situation où vous persécutez quelqu’un, situation que j’aurais cru aussi grave que l’autre et sûrement pas moins fréquente." ("Sociogenèse de la paranoïa", dictionnaire de psychologie, Larousse).
Ce qui m’a interpellé au plus haut niveau dans ce texte, est cette question : "Que dire de ces gens qui rendent les autres paranoïaques ?" Les qualificatifs ‘politiquement incorrects’ que l’auteur semblait ne pas vouloir utiliser, je vous les ai dits et vous les écrits : ce sont des fascistes en terme politique, délinquants et criminel en col blanc en terme juridique, pervers accomplis en terme psychosociologique, psychopathes redoutables en terme psychiatrique. Et j’ai assumés ces mots et je les assume encore aujourd’hui sans le moindre regret. Ces gens - dont toi et tes acolytes, José - ne sont pas, loin de là, des paranoïaques ni malades, même s’ils finissent en général dans la démence à force de se demander si leurs adversaires ne sont pas fous de ne pas devenir - ou de n'être pas devenus - fous dans la résistance malgré la violence des méthodes et pratiques auxquelles ils font recours et les moyens qu'ils déploient.
Le fascisme ordinaire ou la banalisation de l’abominable
Justement, selon un autre joueur de rôle, Philippe Dutilleux, médecin généraliste et conseiller communal Ecolo à Malmédy, ‘le délire psychotique de persécution structuré ou le délire paranoïaque’ ne serait pas extrêmement difficile à déceler, comme le prétendait Roger Pascal, ‘le médecin du Parquet de Liège’. En effet, selon ce nostalgique du Goulag, "un psychiatre ou un médecin peut se rendre compte de la situation en quelques secondes et en quelques questions". Et ce psychiatre ou ce médecin doit, s’il veut être efficace, "hospitaliser le malade quasi de force et lui imposer un traitement neuroleptique qui casse son système de raisonnement" :
"Bonjour,
(…) Je suis conseiller communal écolo à Malmédy et médecin généraliste depuis 1977. Par solidarité pour écolo, je me permets de vous livrer mon sentiment par rapport aux écrits de Mr sari : pour moi, il s'agit d'un cas flagrant de délire paranoïaque tel que décrit dans tous les livres de psychiatrie et tel que j'ai eu l'occasion d'en observer dans ma pratique.
Ces cas sont les plus dangereux car sous couvert d'une logique implacable, ils développent une interprétation de leur perception des choses complètement rigide et imperméable à toute critique : tous ceux qui mettraient en doute son point de vue sont automatiquement mis dans le lot des comploteurs. Il est très difficile voir impossible de les ramener à la raison et effectivement ce genre de personne est susceptible de passer à l'acte, suicide théâtral ou agression physique. Un psychiatre ou un médecin peut se rendre compte de la situation en quelques secondes et en quelques questions. Il n'y a pas d'alternative, si on veut être efficace et protéger le malade contre lui-même que de l'hospitaliser quasi de force et de lui imposer un traitement neuroleptique qui casse son système de raisonnement.
Cela peut paraître barbare mais c'est la seule méthode qui ait une chance d'être efficace (…)
Philippe Dutilleux"
"Un traitement neuroleptique qui casse son système de raisonnement". Oh là ! J’en ai froid dans le dos. Et toi, José, qu’en penses-tu ? Onze mois plus tard, lors de son audition par l’enquêteur de la Juge d’instruction, ce même charlatan déclarait au sujet de son diagnostic et ses conseils ‘scientifiques’ : "Je n’ai jamais rencontré monsieur SARI. Ce courrier du
Les réflexions de ce charlatan m’oblige à revenir ici sur ma à ma mise en observation psychiatrique pour te dire que je comprends que vous n’auriez pas pu faire autrement. De fait, la logique totalitaire veut que dès l'instant où vous avez posé A, vous ne pouvez pas ne pas poser B, C, D et ainsi de suite, jusqu'à la fin de l'alphabet du meurtre. Dès l'instant où vous m’aviez transmis votre courrier du
"La propagande
A quoi bon multiplier les exemples, les uns plus graves que les autres. Je me contenterai ici de vous en offrir un seul. Il concerne la longue et minutieuse élaboration de ma mise en observation psychiatrique le
Puisque vous connaissez fort bien la suite, vous vous souvenez sans doute du passage suivant de cette prétendue plainte : «
J’avais fortuitement pris connaissance de cette plainte le
C’est en cherchant réponse à cette question, que j’ai été informé de l’élaboration effective de ma mise en observation. Et, lors de la mise en scène de cette entreprise, que je prédisais impossible malgré et contre tout, j’ai ainsi pu éviter la surprise par laquelle les pervers accomplis aiment agir pour fondre sur leur proie afin de la réduire au silence.
Plus de sept ans plus tard, et lors de notre entretien du
Lorsque je vous ai demandé si vous aviez l’habitude de vous débarrasser d’un gêneur en mettant en cause sa santé mentale, vous m’avez répondu : "Oh, vous savez, les psychiatres ne sont pas fiables." C’étaient évidemment les propos tenus par un manipulateur au stade de
Autrement dit, d’une façon noble, donc raffinée, et en vous posant en partenaire psychiatrique élégant, vous me suggériez de me faire soigner pour mettre fin à la difficulté que j’aurais, selon vous évidemment, à accepter je ne sais quelles ‘décisions judiciaires’ qui me concerneraient. Et de cesser ainsi de me proclamer "victime" d’un impossible "complot", comme le ferait un authentique paranoïaque souffrant de ‘psychose de persécution aiguë’. Et dans mon cas, "paranoïaque serait celui qui se frotte - ou fait face - aux plus forts que lui." Décidément, le ridicule n’est pas le nom de la maladie dont vous mourrez, puisque personne n’en est mort dans l’environnement éthiquement pollué où vous survivez.
Une triste stratégie de défense
Ce qui vous conforte d’ailleurs dans votre façon de confirmer la célèbre loi de répétition qui est une règle mise en lumière par Napoléon : "Je ne connais qu’une rhétorique : la répétition." Puis, c’est Goebbels, acolyte et propagandiste de Hitler, qui est revenu sur ce point : en effet, "Une simple tendance répétée un million de fois, se transforme en foi", disait-il à ses disciples à chaque réunion où il élaborait sa propagande d’une "efficacité" machiavélique que Machiavel lui-même n’aurait peut-être pas imaginée. Et enfin, c’est Beria, acolyte de Staline et fondateur du Goulag, qui emprunta les mêmes formules. La stratégie de défense, la seule, dont vous vous servez avec une aisance totalitaire, et qui souffre d’une médiocrité et d’une vulgarité déconcertante, n’est rien d’autre donc qu’un subtil mélange de résidus funestes de ces méthodes de propagande fascistes de pure souche. Ce qui confirme que ‘ceux qui ignorent l’Histoire sont condamnés à la revivre’.
Une demande urgente
De fait, ce qui pose problème à présent, c’est que je considère, personnellement, qu’il n’y a vraiment pas de honte à être malade, ni à se faire soigner. Mais je ne sais pas comment je dois faire pour trouver un psychiatre qui soit "fiable", donc agréé par vous ou par votre Parquet, et qui accepterait de faire une analyse comparative concernant votre ‘bonne’ santé mentale, et ma santé mentale ‘défaillante’. Ne voudriez-vous pas, dès lors, avoir l’extrême obligeance de me communiquer d’urgence les coordonnées d’un expert psychiatre "fiable" qui nous prendrait en charge sans délai, même si vous n’avez pas l’habitude de répondre aux demandes ou aux questions compromettantes pour vous…"
Fin de citation.
Historique du délire de persécution structuré
Je reviens ici sur cette ‘triste stratégie de défense’ sur laquelle j’attirais l’attention du Procureur Général, avant d’évoquer ‘les diagnostics systématiques posés au sujet de ma santé mentale par les honorables membres de la tristement célèbre et très officielle mafia turco-belge’, tous persuadés de ce qu’"une simple tendance répétée un million de fois, se transforme en foi." Ce qui m’amène ici à attirer également ton attention, José, sur ces considérations d’ordre psychiatrique sur lesquelles a été systématiquement fondée l’unique et commune défense des redoutables délinquants en col blanc, et ce, afin de mieux dévier les regards quant au fond. Car en approfondissant un peu plus ce sujet, je crois que tu pourrais comprendre la raison pour laquelle, toi et tes acolytes - Thierry DETIENNE, Louis GENET, Bernard WESPHAEL, Jacky MORAEL, Muriel GERKENS - vous avez perdu, en Hors-Château, l’occasion en or de vous taire, ou de "fermer votre gueule", comme tu le conseillais jadis aux Chrétiens.
C’est pourquoi, je te conseille vivement de lire la suite attentivement pour que tu puisses comprendre que vous n’avez rien inventé en Hors-Château quant aux méthodes d’agissements d’inspiration purement fasciste, telle que, par exemple, l’utilisation de la psychiatrie à d’autres fins que thérapeutiques. Et de lire, particulièrement, la lettre adressée au ministre de la Justice par le docteur Yves SteinS, un authentique truand en col blanc (voir page 43).
Cette lettre a été publiée le
Mais qu'est-ce un ‘joueur de rôle’, me dirais-tu ? "Jouer un rôle dans une histoire", écrit
Un exemple parmi tant d’autres : l’affaire des médecins
En 1985, conformément à l’objet social de l’asbl ‘La Maison des Turcs’ dont j’ai été le fondateur et l’administrateur, j’ai décidé de dénoncer auprès des autorités judiciaires les activités lucratives d’une bande de truands en col blanc de haut vol. Bande composée, notamment, de plusieurs médecins, avocats et divers intermédiaires de tout bord, de tout milieu et de tout niveau. Les piliers liégeois en étaient les docteurs SteinS et DufrasNE.
Ce dossier concernait une escroquerie de centaines de millions de francs au préjudice de la sécurité sociale et de milliers de mineurs de toutes nationalités. Puis, ce dossier fut classé sans suite grâce à la résistance dont ont fait preuve certaines autorités politiques et judiciaires, dont notamment Madame Anne Bourguignon, Messieurs Dominique Dessart et Jean-Luc Lecromp, alors respectivement Procureur du Roi et Substitut du Procureur du Roi, rejoints plus tard par Monsieur Charles Hombroise, Substitut du Procureur du Roi également. Il était évident, pour tous, que nous n’en resterions pas là.
De fait, au mois de mars 1987, j'ai relancé l'affaire auprès des mêmes autorités judiciaires liégeoises, et j'ai adressé une lettre ouverte au docteur SteinS, que j'ai rendue publique. J'ai réservé également copie de celle-ci à la Presse et à toutes les autorités judiciaires et politiques - dont le ministre de la Justice -, que j'estimais concernées par l'affaire.
Par cette initiative, j’espérais briser la résistance du parquet de Liège. Cette lettre a donné lieu à la publication de nombreux articles dans les médias. Articles qui, je le souligne, n’ont été l’objet ni d’un droit de réponse ni d’une contestation quelconque de la part de qui que ce soit. Désemparé, le docteur SteinS publia, le
"Monsieur le Ministre de la Justice,
Vous avez reçu récemment la copie d’une lettre ouverte que m’a adressée, en date du
Je me permets de faire appel directement à votre compréhension et à votre sens de l’Etat car il ne m’est possible, pour des raisons exposées ci-dessous, de réagir logiquement en portant plainte pour diffamation et menace contre mon existence.
Suite à la lettre du
La lecture attentive des écrits successifs du
La psychose est constituée par une ou plusieurs idées délirantes permanentes qui forment l’essentiel du tableau clinique ; autour de cette idée fixe, généralement à thèse de persécution se bâtit un système de raisonnement en apparence logique, cohérent et clair mais s’appuyant sur des prémisses totalement délirantes.
Ces délires sont caractérisés par leur construction en quelque sorte logique à partir d’éléments faux, d’erreurs, d’illusions. Henry Ey, dans son manuel de psychiatrie (Manuel de psychiatrie –
Parfois, ces sujets, véritables persécutés persécuteurs environnés d’ennemis et exaspérés se font justice et vont jusqu’au crime contre leurs ennemis. Le diagnostic paraît certain si l’on considère l’évolution et l’amplification du délire (70 à 100.000 Francs en 1981 ; 200 à 250.000 Francs en 1987. Ainsi certes la somme a triplé, mais surtout le bandit unique est devenu association de malfaiteurs dirigée par moi-même.
De source bien informée, je crois savoir en outre que le « Sieur SARI » évoluerait dans la mouvance d'un cercle d'agitateurs proches des milieux islamiques intégristes. Vous comprendrez dès lors qu’il ne m’est pas possible de porter plainte officiellement, car je risquerais de provoquer une réaction affective incontrôlée et violente dont je serais la première victime dans mon intégrité physique car je ne puis, en fonction de la nature des écrits de l’intéressé, bénéficier d’une protection officielle.
Je crois savoir de plus que le « sieur SARI » appartiendrait à une collectivité turque en opposition avec une autre, ce pour des problèmes ethniques, religieux, philosophiques.
Il y a donc lieu de craindre que ses actes soient motivés par son appartenance à ce milieu minoritaire au sein de la communauté turque en général.
Je vous écris donc officiellement pour réfuter formellement les allégations mensongères et diffamatoires du « sieur SARI » qui sont manifestement l’expression d’un trouble psycho-pathologique délirant et quérulent.
La correspondance du
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre de la Justice, en vous remerciant de la bonne attention que vous réserverez à la présente, à l’expression de sentiments très déférents."
J’ignore à ce jour la réponse réservée à cette missive. Mais je me suis souvent demandé pourquoi le Ministre de la Justice ne s’est pas servi de son pouvoir d’injonction positive pour demander la poursuite immédiate de ce dangereux truand qui s’adressa à son sens de l’Etat, en sollicitant auprès de lui la protection de son intégrité physique qui aurait été menacée par un prétendu "militant intégriste musulman".
Pour rappel, il s’agit là de ce ‘militant intégriste musulman’ qui se bat depuis des décennies contre ce mouvement néo-fasciste, et qui, au mois de mai
Un procès verbal de diagnostic psychiatrique
Nous retrouvons ici André Jacquet, commissaire de la section financière de la police judiciaire de Liège, le terroriste chevronné qui a initié et guidé, avec les magistrats concernés du Parquet, l’élaboration et l’exécution du ‘terrorisme d’Etat’, et non du ‘complot’, par lequel j’ai effectivement été visé le
"Le dossier 45.55…/ 85 traité par les services de la gendarmerie de Liège, faisait état de « pratiques douteuses » de la part du Docteur STEINS Yves, envers un certains nombre de turcs vivants en Belgique. En effet, il semblerait que le Docteur STEINS « extorque », des sommes variants entre 100 et 150.000 francs, à ces personnes pour qu’elles obtiennent une pension d’invalidité.
Les faits dont question avaient été dénoncés par le nommé SARI. Mustafa. SARI a de nouveau relancé l’affaire en 1987, par une lettre adressée au Docteur STEINS et une intervention de son conseil Maître GENET auprès de Madame le Procureur du Roi. Devant un tel acharnement, nous avons donc convoqué
Devant une telle attitude, nous nous sommes donc renseigné sur la personnalité de SARI, ce auprès de nos collègues de
Je me demande, encore aujourd’hui, si Staline est vraiment mort et enterré en URSS. Ne se cacherait-il pas au palais de justice de Liège où les collègues d’un terroriste, et même un ‘traducteur’, posent des diagnostics de santé mentale, des manuels de psychiatrie en main. Où vivons-nous, José ? Sommes-nous bien en Belgique ou dans les goulags quelque part en Sibérie sous le régime stalinien ?
La réponse
Par mon courrier du
J’ai réservé copie de ce courrier à Monsieur Delcourt, Commissaire en chef, courrier auquel j’ai joint des documents judiciaires relatifs à d’autres affaires - dont la tristement célèbre affaire des traducteurs - pour démontrer qu’on ne pouvait effectivement pas faire confiance à ses subordonnés dans une affaire concernant le Milieu turco-belge. Quelques jours plus tard, André Jacquet me téléphonait en me demandant de me rendre à son bureau afin de m’expliquer au sujet du courrier que je lui avais adressé.
Au terme de notre communication téléphonique, il avait rédigé un P.V. dans lequel il écrivait : "Le 20 octobre, nous avons repris contact téléphonique avec l’intéressé pour fixer le jour de son audition. SARI a refusé tout contact avec nos services, mentionnant que la police judiciaire n’était pas fiable et que de ce fait il ne nous ferait aucune déclaration. Devant l’attitude de SARI, nous ne croyons pas utile de poursuivre le présent dossier et nous le clôturons en l’état. Nous annexons au présent copie des documents transmis par SARI à Monsieur Delcourt, Commissaire en Chef aux Délégations Judiciaires ainsi que la lettre que nous a fait parvenir SARI."
Comme nous le constatons, dans ce Milieu mafieux, quand la menace et l’intimidation ne marchent pas, soit ils ne croient pas utile de poursuivre le dossier et ils le clôturent en l’état, soit ils croient clôturer le tout en se proclamant victime de quelque chose, comme le truand en col blanc, le docteur SteinS, se proclamait victime des agissements d’un militant intégristes musulmans, soit ils perdent leur Code pénal, comme le Procureur du Roi qui m’a permis, six ans plus tard, de bien clôturer cette affaire des médecines de la façon suivante :
Option de patrie
En 1988, j’ai introduit ma demande d’option de patrie. A cette occasion, je fus convoqué au commissariat de police de Vottem où j’eus la stupéfaction de découvrir dans le dossier relatif à ma demande, le dossier des médecins. Après avoir fourni à l’officier de police les informations souhaitées, j’ai déclaré, dans un procès verbal, que je n’avais vraiment pas à rougir de mes démarches ayant donné lieu à l’ouverture, entre autres, du dossier des médecins que l’on avait glissé dans mon dossier d’option de patrie, et qu’il appartenait aux membres concernés du Parquet de Liège de s’en enquérir.
Quelques jours plus tard, j’ai, à nouveau, été convoqué à la police pour m’expliquer au sujet des propos ‘discrets’ que j’avais tenu dans ledit procès verbal, en faisant allusion aux membres du Parquet. Pour être moins ‘discret’, je vous propose ici la lecture d’un autre procès-verbal suivi de deux lettres qui se passent de tout commentaire :
"Commissariat de Police de Herstal.
Herstal, le 1er mars 1991.
No ; 10.417/91. Parquet : 444OPT88
PRO JUSTITIA
(…) Je prends connaissance du contenu de l’apostille de Madame le Procureur du Roi. Effectivement, j’ai fait la déclaration dans laquelle je fais allusion au Parquet de Liège, eu égard à la présence des dossier des médecins dans mon dossier d’option de patrie.
Quand je pense que cette affaire a été classée sans suite, grâce aux agissements inconsidérés de quelques irresponsables, minables corrompus tels que Monsieur LECROMPT, DESSART, cautionnés par Madame BOURGUIGNON et Monsieur GIET, il est évident que je ne puis m’empêcher de penser que mon intégration gêne certaines personnes du Parquet de Liège, qui y joignent le dossier en question je ne sais dans quel but."
Ce procès-verbal étant transmis au Parquet, j’ai alors été interpellé, le
Une menace mal déguisée
"Monsieur,
Votre réf. : 444 OPT 88 – AG
Ma Collègue s’occupant des procédures de naturalisation et option de patrie me fait part du contenu de votre demande d’acquisition de la nationalité belge car elle n’a pas manqué d’être pour le moins surprise par la teneur de vos explications reprises dans le procès-verbal n° 10.417/91 dont copie ci-jointe, pour rappel, s’il le fallait.
Des entretiens que j’ai en effet eu avec vous, je croyais pouvoir estimer si pas le personnage en tout cas ce qu’il incarnait. Je regrette de devoir constater aujourd’hui qu’en ce qui concerne l’homme un doute doit subsister, soit qu’il ne saisisse pas encore tout dans la nuance des mots et qu’il ait pu être abusé par leur puissance, soit que son impétuosité le pousse à voir l’écrit dépasser la substance de sa pensée.
Si dans ces deux cas, un correctif devait s’installer, nous en resterions là. Par contre, si vous aviez tenu à accorder tout pouvoir aux mots que vous utilisez, je me permettrai de vous inviter vivement à mûrir votre réflexion.
En les retirant sans autre arrière-pensée et poussant l’honnêteté jusqu’à les regretter, ils seront aussitôt oubliés. En les maintenant, vous leur donneriez tout leur sens et j’en tirerai les conséquences au niveau de leur qualification pénale avec les suites que je ne manquerai pas d’y donner, les articles 275 et 445 et suivants du Code pénal ne laissant pas d’équivoque sur la gravité du propos.
J’ose espérer que vous ne persisterez pas et vous prie d’agréer, Monsieur SARI, l’expression de mes salutations."
La réponse persistante
En réponse à ce courrier, j’ai transmis, le
"Monsieur le Procureur du Roi,
J’ai bien reçu votre lettre de ce 9 avril et j’y réponds après avoir pris le temps d’une longue réflexion, comme vous me le conseillez en bon père de famille.
Sans aucune arrière-pensée et poussant l’honnêteté jusqu’à l’extrême, je suis réellement désolé de devoir vous dire que je confirme entièrement et sans le moindre regret ma déclaration contenue dans le P.V. joint à votre courrier et qui, selon moi, reflète une certaine réalité judiciaire et institutionnelle tristement célèbre et hautement regrettable. Toutefois, pour bien mettre en évidence la nuance et la puissance des mots visés, permettez-moi de vous en soumettre les définitions suivantes :
« CORROMPU » se dit de quelqu’un engagé ou qui s’engage par la solidarité, la persuasion, l’indifférence, des promesses ou des dons à agir personnellement ou à faire agir un tiers contre sa conscience et surtout son devoir ;
«IRRESPONSABLE » se dit d’une personne qui n’est simplement pas responsable, c’est à dire, dépourvu de tout sens de responsabilité ou qui n’a pas à répondre de ses actes ou encore dont la responsabilité ne peut guère être retenue.
Comme les irresponsables ne méritent jamais d’être considérés et ceux que l’on peut corrompre, ne méritent jamais d’être corrompus, «MINABLE » se dit d’un irresponsable ou d’un corrompu qui inspire pitié.
Permettez-moi également de vous soumettre en annexe la copie d’une lettre que j’ai adressée le 12 février dernier à Monsieur le Ministre de la Justice ; à la lecture de celle-ci et surtout du troisième paragraphe de la deuxième page, j’espère que vous comprendrez qu’il n’y a pas lieu de considérer particulièrement visés les éléments corrompus du Parquet de Liège, comme il n’y a pas lieu non plus de vous distinguer et de vous sentir particulièrement visé dans un processus d’irresponsabilité collective et de corruption intégrée puisque d’autres personnes sont citées également dans ma déclaration et que beaucoup d’autres pourraient y figurer à vos côtés.
C’est donc bien le système et les institutions - dont chacun, à sa place, constitue le rouage et dont vous assurez collectivement la gestion et le fonctionnement plus que douteux - qui sont corrompus puisqu’ils ne parviennent pas, parce que vous ne le souhaitez pas, à mettre fin à des pratiques dont chacun des participants reconnaît qu’elles sont condamnables : c’est bien le processus de corruption institutionnelle. La seule corruption a pu assurer jusqu’ici la survie institutionnelle de la célèbre mafia turco-belge qui distille sans cesse par les agissements délictueux et malhonnêtes de ses membres (VOS HONORABLES PROTEGES), dans les mentalités des personnes d’origines étrangères, l’idée que la Belgique est un pays où la corruption est un modèle de comportement acquis.
En conclusion, vous conviendrez, sans doute, avec moi que ce n’est pas parce que vous ne pouvez heureusement pas contester la gravité de mes propos, que vous pouvez m’obliger à nier, sous la menace des articles du Code pénal, le poids de leur véracité. Autrement dit, ce n’est pas parce que la réalité est douloureuse et heurtante que je dois m’interdire de la dévoiler de peur d’être interpellé par
Dans l’affaire des médecins comme dans bien d’autres plus anciennes ou plus récentes, c’est la corruption qui a primé et continue à primer sur la justice ; c’est une simple constatation vérifiée par les faits que je me suis autorisé à proclamer par ma déclaration incriminée.
Ai-je menti ? Il est temps de le vérifier !
Je reste à votre entière disposition pour toute explication supplémentaire que vous souhaiteriez, et je vous prie de trouver ici, Monsieur le Procureur du Roi, l’expression de mes sentiments confus."
‘Et ensuite ?’, me dirais-tu, José. Ensuite, je crois que Monsieur le Procureur du Roi a perdu son Code pénal vu son silence que j’écoute depuis lors. Mais je fus néanmoins déclaré ‘non intégrable’ dans la société belge par Madame Monami, Substitut du Procureur du Roi, qui avait averti son collègue Monsieur Dessart à propos de ma déclaration à la police de Herstal. In fine, le Tribunal de première instance m'a accordé la nationalité belge.
Devant ce Tribunal, et en présence de ton acolyte, Louis GENET, j'ai pourtant confirmé, avec force, tant par écrit qu'oralement, tout ce que j'avais écrit, dit et déclaré précédemment, et ce, en mettant l'accent sur la confusion créée dans l'esprit de Madame Monami entre la société belge et le Milieu dans lequel elle évoluait. Milieu dans lequel mon intégration était, et reste, chose impossible, heureusement.
Et le dossier des médecins ? Il dort, comme tant d’autres, dans les caves du palais de justice à Liège. Soit dit en passant, qu’un autre terroriste, Jean-Marie Gehasse, comparse d’André Jacquet, commissaire cité plus haut (page 39), a eu l’idée de parler de ces dossiers, réunis en un très volumineux dossier dont font l’objet non pas moi mais les truands en col blanc hautement protégés.
En effet, dans son procès-verbal initial du
Il renversa ainsi la situation, et transforma l’accusateur en accusé ‘faisant l'objet d'un très volumineux dossier au Parquet Général de Liège’. Puis, en constatant sans doute que le mandat d’arrêt - l’instrument de la pratique du ‘terrorisme d’Etat’ - n’a pas été dissuasif comme l’espérait Madame le Procureur Général Anne THILY, il était plus que temps qu’elle fasse couler une chape de béton sur ce ‘très volumineux dossier’, notamment.
Un vieux projet qui fut avorté à temps
Lors d’une action que je menais devant le palais de Justice à Liège depuis le
Se considérant incompétente territorialement et professionnellement, la police de Herstal avait renvoyé l’apostille à son destinataire en lui communiquant les considérations suivantes : "Il n’y a, à notre connaissance, rien de particulier à signaler sur la conduite de l’intéressé depuis qu’il se trouve dans notre localité : il ne s’est jamais signalé défavorablement à l’intention de nos services qui ne sont jamais intervenus dans sa famille.
Le 10 avril, Monsieur Pierre Wilmart m'écrivait que "s’agissant d’un dossier interne au Parquet, il ne donne pas lieu à consultation". Le
"A l'attention de Monsieur le Premier Substitut WILMART
Réf. : D : 1431/A.S.H./md
Le
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre rapport du
Pour le Procureur Général, Avocat Général, A. Spriesterbach »
Ledit rapport du
"Madame le Procureur Général,
Réf. : 329 AL 97
Le
Revenons à ce dossier, que mon Office avait classé sans suite à votre dépêche du
Vous vous souviendrez que faisant suite à mon entretien téléphonique avec Madame l'Avocat Général A.Spriesterbach, mon Office avait fait procéder par la police d'Herstal à une enquête concernant un éventuel comportement perturbé du Sieur SARI Mustafa.
Je joins à la présente copie de ce procès verbal. Aux fins de répondre à la demande introduite, et pour laquelle je ne vois pas d'objection, je vous demande de marquer votre aval quant à ce, vu la personnalité du requérant.
Je vous prie d'agréer, Madame le Procureur Général, l'assurance de ma considération très distinguée.
Procureur du Roi, P.WILMART."
"Vu la personnalité du requérant", écrit le Sieur Wilmart Pierre : as-tu compris, José, de quelle personnalité s’agirait-il ? Ne s’agirait-il pas d’une ‘individualité’ qui va jusqu’au bout, là où il le faut, de son exigence légitime du respect du droit et de
"À Madame le Procureur du Roi.
Concerne SARI Mustafa.
Le
Madame le Procureur du Roi,
J'ai l'honneur d'accuser la réception de votre rapport du 2 mars dernier relatif à l'objet repris sous rubrique.
Je n'aperçois pas pour quelle raison vous feriez droit à la demande de Monsieur SARI. Si j'ai bien compris, il s'agit en effet de pièces d'un dossier interne à votre Office couvert à ce titre par la plus stricte confidentialité.
Il n'y a donc pas lieu d'en autoriser la consultation à qui que ce soit. Par contre, il y a lieu de vous enquérir des circonstances dans lesquelles l'intéressé a été informé de l'existence de ce PV.
Avec ma considération distinguée.
Pour le Procureur Général, Avocat Général A. Spriesterbach"
A propos d'un dossier ouvert à sa demande, "Si j'ai bien compris…", écrit Madame le Procureur Général qui semble craindre de se voir dévoilée, et de voir dévoilés ses agissements par l’une des lettres ‘secrètes’ versées au dossier, auquel j’ai pu avoir accès grâce, ou à cause, c’est selon, au hasard qui ‘fait bien les choses’, comme on dit :
"À Madame le Procureur Général près la Cour d'Appel de Liège
Concerne: SARI Mustafa.
Le
Madame le Procureur Général,
Faisant suite à votre dépêche du
Il y a lieu de préciser que ledit agent n'a pas dévoilé la teneur de l'apostille de mon Office. Quelques jours après avoir quitté son campement sous les fenêtres du Palais de Justice, SARI s'est présenté à la police d'Herstal pour connaître le numéro de référence du devoir et il lui a été simplement donné le numéro du procès verbal rédigé.
Je vous prie d'agréer Madame le Procureur Général, l'assurance de ma très haute considération.
Le Procureur du Roi, Pierre WILMART."
Finalement, c’est le
Qui est Louis GENET et que voulait-il en Hors-Château ?
C’est un personnage hors du commun. Selon ce que je lisais à l’époque dans les publications du parti Ecolo, on l’apprécie pour sa "créativité" et son "imagination très dévouée". Et cela ne m’étonne guère :
"Cher Mustafa,
Réf. : A. et consorts & M.P.
J’ai bien reçu ta lettre du 29 juin. Je crois comprendre de ton courrier que le parquet est à la base de ton arrestation et de ce que tu nommes le terrorisme d’Etat.
Je partage bien ton avis et je pense donc que la suggestion que je te faisais de rencontrer Monsieur GOUTHIER est opportune. S’il faut combattre le terrorisme d’Etat, autant s’attaquer à ses acteurs et si j’en étais un, tu admettrais que je ne suis pas le principal.
Ceci étant si c’est une explication publique que tu attends de ma part, je suis à ta disposition pour
Je te demanderai dans ce cas de convoquer les journalistes que tu souhaites pour ne pas être suspect de «manipulation » ou pour ne pas commettre une nouvelle erreur
Je te prie de me croire. Cordialement dévoué. Louis Genet. Le 1er juillet 1997.
Le pervers faisait l’ironie et faisait semblant d’entrer dans le jeu du ‘malade imaginaire’, ou de paranoïaque, que je suis. Comme le pervers a besoin d’un partenaire pour jouer son jeu, me suis-je dit, il faut organiser la conférence de presse souhaitée par lui. Et je l’ai organisée avec son accord quant à l’heure et au jour que nous avons fixés lors de notre communication téléphonique que j’ai établie à partir de la Maison de la presse à Liège. Je n’ai évidemment pas manqué de joindre la copie de sa lettre à l’invitation que j’ai envoyée aux journalistes.
Il n’a pas participé à la conférence parce que le bâtonnier l’avait menacé par de gros ennuis professionnels s’il y participait sur base de sa lettre et il lui avait conseillé de démentir celle-ci par un quelconque moyen, comme me l’a expliqué le gérant de la Maison de la presse à mon arrivée le jour de
Il n’est peut-être pas inutile de citer ici ce que Genet écrivait précédemment à mon sujet, dans son courrier du
Je l’ai interpellé le lendemain à propos de son communiqué de presse, pour lui demander s’il n’avait pas trouvé un autre moyen de défense pour satisfaire les injonctions de son bâtonnier, que d’aller s’inspirer de la poubelle stalinienne. Il m’a répondu par écrit : "Je n’ai jamais utilisé le terme de "psychiatrie" à ton endroit : par contre, je ne suis pas le premier à te dire par exemple que mener sa vie sans entreprendre un métier n’est pas la réalité de tout le monde. J’entends encore ton fils dire en voyant la publicité mettant en scène GANDHI, Martin LUTHER KING et je ne sais plus quel homme célèbre pour son destin altruiste : "La photo de mon père devrait figurer à côté"…" Dire que "la photo de mon père devrait figurer à côté de", signifierait donc "mon père n’a pas de métier", tout comme Gandhi, Luther King et Mandela. C’est ainsi que j’ai pu comprendre que ce bonhomme voyait "le délire de grandeur, de revendication altruiste" chez tout ceux qui, comme lui, ne consacraient pas sa vie à compter ses billets de banques et les briques de ses baraques.
‘Il est heureux", lui ai-je écrit la dernière fois, le
Trois ans plus tard, Louis GENET, psychothérapeute, se mettait à la disposition de Muriel Gerkens, psychologue, ‘pour dire ce que l’on lui dira de dire’. Comme jadis il s’était mis à ma disposition pour une explication publique que j’attendais de sa part. Cette fois, le psychothérapeute pervers faisait-il vraiment l’ironie et faisait-il vraiment semblant d’entrer dans le jeu, ou dans la logique, du psychologue pour l’emmener pas et pas à la réalité :
Chère Muriel,
Par fax. Le
Concerne : Sari.
Bien reçu ton fax de ce jour. Je pars à l’étranger début d’après
Je suivrai la décision qui se sera prise de quelque nature quelle soit.
Je te donne formellement délégation pour signer en mon nom tout document en rapport avec cette affaire.
Je peux être présent le 6 novembre à l’auberge de jeunesse pour dire ce que l’on me dira de dire.
Peut-on être plus conciliant ?
Bien cordialement. Louis. Le
Le 6 novembre, je ne l’ai pas vu à l’auberge de jeunesse pour l’entendre dire ce que ‘l’on lui avait dit de dire’. Je vous raconterai aussi une autre fois la suite de ces histoires pour laisser les spécialistes méditer ses courriers pour tenter de déterminer la nature du mal - et non de la maladie - dont semble souffrir cet individu. Car ni la perversité ni le fascisme ne sont des maladies, mais on peut prévoir les graves conséquences véhiculées par ses agissements tant dans le domaine judiciaire, que dans le domaine politique.
Ce qui importe ici, c’est de constater que ce ‘personnage’ avait tout intérêt à me faire passer pour un malade mental, et à me voir répertorié officiellement comme tel, pour pouvoir assurer ses arrières ! C’est-à-dire ? Pour répondre à cette question, il faut placer les agissements de ce ‘porteur de valises’ dans son contexte et dans le temps. Il me paraît en effet important d'expliquer en quelques mots les raisons qui l’ont motivé pour faire preuve de sa qualité de ‘joueur de rôle’, aussi, entre le parquet de Liège et toi, José. Raisons pour lesquelles il n'a cessé, depuis le
Le jeudi
J'ai ensuite reçu, le même jour, la visite de Louis Genet. Membre du Conseil d'administration de ladite association, et depuis sa fondation, il a avalé de travers le ‘tic-tac’ qu'il suçait en lisant le motif du mandat d'arrêt. Il n'y avait vraiment pas rien à dire. Je lui ai simplement demandé, comme je l’avais demandé à son confrère, de consulter le dossier ‘judiciaire’ et de revenir me voir pour savoir ce qu'on allait pouvoir faire par
Juste après ma libération, nous nous sommes réunis, J. Pierre, L. Genet et moi-même, dans le cabinet de ce dernier. Les deux avocats soutenaient, et tentaient de m'en persuader, qu'il fallait oublier ce dossier, cette affaire, et que le parquet allait tout faire pour le faire traîner jusqu'à
Le Juge d'instruction F. Brasseur, qui m’avait délivré le mandat d’arrêt, a demandé, le
J'ai marqué mon accord sans toutefois relever ce qui se dissimulait derrière
Si le parquet requiert, me disais-je, le non-lieu pour le motif du mandat d'arrêt à savoir le détournement de subsides de plus d'un million et demi de francs, c’est parce que la dépense de cette somme, et à des fins auxquelles elle a été destinée, était parfaitement justifiée. Alors, d’où provenait-elle l’autre somme d'un montant d'un million cinquante mille francs dont la dépense aurait été injustifiée ? De nulle part. Mais le Parquet, et avec l’aide de mes avocats, voulait me faire dépenser la même somme deux fois. J. Pierre ne m’avait-il pas prévenu : "Ils trouveront toujours quelque chose pour vous faire condamner, Monsieur Sari". Mais oui, il fallait inventer n’importe quel argument pour renvoyer le dossier, et non pas moi, devant le tribunal correctionnel : "qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse", comme le disait A. de Musset.
J'ai marqué, une fois encore, mon accord parce que c’était la seule possibilité d’obtenir la fixation, par le parquet, de l’audience devant la Chambre du Conseil. J'ai mis un terme à la grève de la faim deux jours plus tard, soit au quarantième jour, lorsque les deux avocats m’ont confirmé par écrit et à ma demande, ce qui vient d’être dit. J'ai reçu, le
Le 5 juin, après avoir travaillé toute la journée au greffe du Tribunal correctionnel sur le dossier que je n'avais jamais vu, je me suis rendu à
Je lui ai alors dit, après avoir souligné le caractère crapuleux de son comportement et de celui de son confrère Julien Pierre, qu'ils feraient mieux, touts les deux, d'aller plaider avec le parquet, l'existence des indices de culpabilité, et donc le renvoi de l’affaire devant le Tribunal correctionnel. Tandis que moi, j'allais plaider, tout seul, l'inexistence des indices de culpabilité, et donc le non-lieu. Il a entamé son discours en me disant - dans un état second et en dissimulant mal sa colère - "Tu ne comprends pas Mustafa, Monsieur Delwaide, Président de la Chambre du Conseil, est fou. On ne peut plaider le non-lieu devant lui. Il va nous renvoyer sur les bancs de la faculté de droit. On compromettrait même, par un tel comportement, ton acquittement devant le tribunal correctionnel". Après l'avoir écouté calmement, je lui ai dit qu'il était viré, et je suis parti.
Quel était réellement le but que Louis Genet se proposait d’atteindre ? Par le simple renvoi du dossier devant le Tribunal correctionnel, le Juge d'instruction F. Brasseur, le grand ami de Genet, ainsi que les membres concernés du Parquet, magistrats et auxiliaires, allaient être blanchis. Pourquoi ? Parce que la Chambre du Conseil ne peut renvoyer le dossier devant ladite juridiction que s'il y a des indices de culpabilités probantes.
Donc, le Juge d'instruction et le parquet - magistrats et auxiliaires concernés - auraient été ainsi blanchis puisqu'ils auraient eu raison de faire ce qu'ils avaient fait sur base des ‘indices de culpabilités’ que GENET voulait inventer par mon renvoi devant le Tribunal correctionnel.
Le
La prétendue affaire judiciaire étant définitivement clôturée, il était alors temps de savoir, José, ‘si le mandat d'arrêt dont j’ai été l’objet concernait réellement une affaire judiciaire, ou s'il était conçu comme un instrument pour la pratique du terrorisme d'Etat par voie judiciaire’, et ce, pour mieux discréditer et réduire au silence un combat, une association et un homme, que la tristement célèbre et très officielle mafia turco-belge n'avait pu ni intimider ni réduire au silence durant dix-huit ans et par tous les moyens. C'est bien la question que tu connais fort bien, José, et à laquelle il me fallait désormais obtenir réponse pour définitivement régler les comptes avec le Milieu. Milieu dont les honorables membres aux abois continuent de poser des diagnostics au sujet de ma santé mentale, en agissant de concert avec les représentants concernés de l’institution judiciaire. Faut-il te rappeler, aussi, que c’est la recherche de la réponse à cette question, qui m’avait conduit en Hors-Château.
Pour conclure, je te propose, José, la lecture des réponses ci-dessous que ton guide Louis GENET avait données à quelques questions que je lui avais posées à l’époque. Tu constateras que, lui seul, il est capable de poser des diagnostics, avec des manuels de psychiatrie en main, en se basant sur un dossier qu’il n’a jamais étudié, ni même consulté. Un authentique pervers, comme je l’ai déjà dit, qui écrit et discoure en maîtres de l’art de la manipulation, et qui vous prend dans son histoire en vous racontant que c’est la vôtre, et vous impose son désir en vous laissant penser qu’il n’en a aucun.
Le
· Question : Avez-vous étudié ou consulté le dossier du ‘mandat d’arrêt’ - ou de la détention, comme vous le dites - dont j’ai été l’objet ? Sinon, sur base de quels éléments vous trouviez qu’on ne pouvait pas plaider le non-lieu devant la Chambre du Conseil ?
Réponse : "Non. C’était une erreur de ma part. Je n’ai pas cru opportun de plaider le non-lieu, parce qu’on parlait de la désignation d’un expert comptable." (Ndlr. On parlait ? Qui ? L’avocat avait soigneusement étudié la presse et non le dossier judiciaire. Et il ne l’avait étudiée que pendant ma détention de quatre jours et non après ma libération. Il n’avait ainsi ni vu ni lu qu’on parlait, dans la même presse, du ‘terrorisme d’Etat.’ Comme, par exemple, cet article paru dans le journal ‘La Wallonie’ du
Le
· Question : Dans un document confidentiel que vous aviez rédigé à l’intention de Madame le Procureur du Roi, vous écrivez à mon sujet : "Les points d’accrochage de son délire avec la réalité sont nombreux." Pourriez-vous m’en donner un exemple précis
Réponse : "La détention qui serait le fruit d’un complot."
· Question : Dans ce même document confidentiel, vous écrivez à mon sujet : "Mû par ce que nous pensons être une maladie que nous imaginons être proche d’une paranoïa". Quels ont été les faits dont vous vous êtes inspirés pour penser, imaginer et enfin suggérer la maladie de paranoïa ?
Réponse : "La paranoïa consiste à se croire victime d’un complot."
· Question : Encore et toujours dans ce même document confidentiel, vous écrivez à mon sujet : "De l’avis de spécialistes, la construction d’un tel délire peut correspondre à une psychose qui, en l’occurrence, désocialise l’individu en lui faisant adopter des conduites aberrantes." De quels spécialistes s’agit-il ? Ne voudriez-vous me communiquer leurs coordonnées pour que je puisse les consulter ?
Réponse : "J. LACAN".
· Question : Autant je dis et écris que j’ai été visé par le ‘terrorisme d’Etat’, autant vous essayez de me faire dire ce que je n’ai jamais ni dit ni écrit : « j’ai été victime d’un complot ». Pourquoi ? N’est-ce pas pour mieux adapter la réalité à vos aspirations ?
Réponse : le silence.
Comme le pervers ne parle pas, on lui prête sagesse et grandeur !
Conclusion
La vérité, fût-elle si douloureuse, ne blaise que pour guérir.
Le parti Ecolo est-il une secte truffée par des pervers fascisoïdes redoutables ? Même si la question peut paraître excessive, donc insignifiante, sa pertinence, en fait, me permet de faire miens ces mots que André Gide écrivait dans son livre ‘Le retour de l’URSS’ : "La vérité, fût-elle si douloureuse, ne blaise que pour guérir". J’en veux pour preuve un courriel qui m’a été adressé, le
De fait, "C'est avec vous", m’écrivait-il, "que le médecin s'est entretenu et que c'est avec vous que le transfert vers l'hôpital du petit Bourgogne a été convenu. Dans votre situation j'aurais peut-être aussi trouvé rassurant d'être pris en charge en milieu thérapeutique pour encaisser un coup dur. Je ne crois pas pouvoir imputer la responsabilité de cette mise en observation à des mandataires Ecolo, mais tout au plus, en partie, à vous-même, lorsque vous avez saisi l'occasion offerte pour donner un tour plus dramatique à votre opposition."
Ce que André Gide dénonçait a été résumé quelques années plus tard par Hannah Arendt en ces termes : "L'élimination systématique de la conviction en tant que mobile de l'action est devenu un fait notoire depuis les grandes purges en Russie soviétique. Le but de l'éducation totalitaire n'a jamais été d'inculquer des convictions mais de détruire la faculté d'en former aucune. Aucun principe directeur de conduite, lui-même emprunté au domaine des actions humaines, tels la vertu, l'honneur, la crainte, n'est nécessaire, ni ne peut être utile, pour mettre en mouvement un corps politique, qui, loin d'utiliser la terreur comme moyen d'intimidation, est essentiellement terreur." Les représentants concernés du corps politique, du corps judiciaire et du corps médical, unis en un seul corps qui serait loin d'utiliser la terreur comme moyen d'intimidation, mais qui serait essentiellement terreur, nous n’en sommes heureusement pas encore là dans notre société. Mais ce constat nous autorise-t-il, cependant, à nous soustraire à la vigilance de ‘rien n’est jamais acquis’.
Peut-on ou devrait-on oublier que la politique, le judiciaire et la psychiatrie n'ont fait bon ménage qu’en vue de l’utilisation de la terreur comme moyen d’intimidation et de menace, dans les goulags, en Sibérie, sous le régime stalinien ; que dans les camps de concentration, en Allemagne, sous le régime hitlérien ; que dans les prisons et dans des stades de football transformés en camps de détention et de torture - en Turquie, en Grèce, en argentine, au Chili - un peu partout dans le monde, sous les régimes dictatoriaux ou des juntes militaires mis en place et soutenus par les plus grands ‘démocrates’ et les plus grandes‘ démocraties’ de ce même monde.
Jean
Inquiet plus que jamais, j’ai tenté de vous faire découvrir, dans cette lettre, que la psychiatrisation et la criminalisation de tout ce qui résiste, n’est pas seulement le fait des sociétés totalitaires, mais qu’elle peut déjà être à l’œuvre dans notre société d’une façon pernicieuse, ou y surgir à tout moment comme un problème politique d’une gravité extrême. Car, je le répète, le jour où les charlatans en blouse blanche seraient chargés du maintien de l’ordre, le totalitarisme ordinaire fera, ou sera, la loi pour tous.
Pour eux, comme le souligne M. David-Jougneau, en opposition précisément à Jacques Lacan, le spécialiste de Louis GENET, tout ce qui résiste, et en particulier, tout être à l’âge adulte dont la pensée et la volonté ne serait pas "engourdies dans le cercle étroit de la vie quotidienne", tout homme qui continuera à se battre pour un idéal, une aspiration, pour "des plans de haute volée", telles, par exemple, la défense d’un droit ou l’application de principes, qui y manifestera encore de l’énergie sans que celle-ci soit canalisée dans des voies ordonnées (entendons celles des organisations, des syndicats, des partis)…est soupçonné a priori d’être paranoïaque.
Mais dit Alessandro Baricco : "il y a toujours une portion d’humanité qui n’est pas d’accord, qui se révolte contre l’inertie avec laquelle la majorité adopte les slogans que quelqu’un d’autre leur a inventés. Ce sont les rebelles. Est-ce qu’on devrait les condamner. Je ne crois pas. Il faudrait plus les protéger contre l’extinction : ils sont notre assurance contre tous les fascismes." Contre tous les fascismes. Y compris donc le fascisme dans sa version ‘démocratique’, dont tu crois détenir le secret divin, José, tout comme tes acolytes et comparses de haut vol.
Quant à moi, je ne puis que renouveler la promesse que je vous ai faite en Hors-Château, en particulier, et durant ces longues années, en général : ‘Si ma folie - ou mon anormalité - pouvait servir de certificat de normalité à des fascistes de pure souche à votre images, je vous la concèderai volontiers’. Ceci étant dit, je laisse le mot de la fin à Robin Munro qui nous parlait, dans un entretien publié le
Il faisait remarquer, d’abord, "que plus récemment,
Et quoi de plus dissuasif que la menace d’enfermement dans un hôpital psychiatrique ? Je ne sais pas. Ce que je sais par contre, c’est qu’on peut, même dans un Etat de droit, vouloir dissuader, ou persuader, les autres pour ses propres raisons, mais on ne peut les dissuader, ou persuader, que par les leurs.
Liège, le
Mustafa Üner SARI
19:33
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21.04.2007
Lettre ouverte aux écolos concernés...
Lettre ouverte
A Mesdames, Messieurs José DARAS, Thierry DETIENNE, Louis GENET, Bernard WESPHAEL, Jacky MORAEL, Muriel GERKENS
Ce dont je souhaite vous entretenir ici, en premier lieu, est lié à ma constitution de partie civile, le 26 janvier 2001, devant Madame la Juge d’instruction Danièle REYNDERS. ‘En quoi cela nous concerne-t-il ?’, me diriez-vous. Précisément, c’est cette question que je soulèverai après avoir exposé les faits suivants :
Les faits
Au terme de sa prétendue instruction du dossier relative à cette constitution de partie civile, Madame la Juge estimait - dans son ordonnance de soit communiqué prise le 4 septembre 2002 -, que l’enquête échappait à sa compétence, avant de constater :
" A ce stade de l’enquête, le dossier n° de notice 52.99.99/01 concerne des magistrats : Madame A. THILY, Madame A. SPRIESTERBACH, Monsieur P. WILMART, Monsieur SCHOLTES, Madame SCHAAPS, un sieur DETAILLE à mieux identifier, et des mandataires politiques : Messieurs JAMART et MOHR, Monsieur José DARAS, Monsieur Thierry DETIENNE, Madame Muriel GERKENS, Monsieur Bernard WESPHAEL." (Je souligne).
Puis, elle communiquait les pièces de la procédure à charge de GENET Louis, DUTILLEUX Philippe et PINTO Emmanuel, à Madame le Procureur du Roi pour être par elle requis ce qu’il appartiendra. (Je souligne).
Puis, ce dossier d’instruction été transmis au Parquet général, lequel l’a classé sans suite le 18 novembre 2004.
La première question
Connaissez-vous le motif pour lequel Madame la juge considérait, à l’époque, que vous étiez concernés par ce dossier judiciaire ? Sinon, estimez-vous qu’il s’agissait là, peut-être, d’une erreur d’appréciation de la part du Juge, que vous ne voyez vraiment pas en quoi vous seriez concernés, et que vous n’avez ni le devoir moral de reconnaître quoi que ce soit, ni l’obligation légale d’en rendre compte à qui que ce soit ?
Quatre autres questions
Pour que vous puissiez répondre à cette première question d’une manière objective, il faut, je crois, que vous ayez sous les yeux la réponse aux quatre questions suivantes :
a. Il s’agit, d’abord, d’une question posée à Monsieur Cédric VISART de BOCARME dans la lettre ci-jointe que j’ai lui adressée le 12 avril 2007.
Je précise que Madame la Ministre de la Justice, seule, a l’habilité légale pour donner à vos parlementaires fédéraux la réponse à cette question, ainsi que les réponses aux trois questions posées à Madame la Ministre, elle même, et que je rappelle ci-dessous. Précision que j’estime utile en pensant à l’alibi fétiche du ‘principe de la séparation des pouvoirs dont vous revendiquez’, parfois, ‘le respect strict dans votre travail politique quotidien’.
Concernant ce dernier point, il est impératif, pour vous tous, de relire votre courrier collectif que le lampiste Thierry Detienne, seul, avait signé avant de me la transmettre le 15 juillet 1998. Et de vous souvenir ainsi des événements auxquels a donné lieu cette lettre en Hors-Château, et auxquels je me suis opposé durant trois ans et demi.
b. Il s’agit, ensuite, de trois questions posées à Madame la Ministre de la Justice dans la lettre ci-jointe (voir pages 6 et 7), que je lui ai adressée le 20 décembre 2006.
En deuxième lieu, je souhaite vous entretenir de ce qui suit :
Les faits
Faute de pouvoir exposer ici les tenants et les aboutissants d’une longue histoire, celle du Hors-Château, je me contente de vous rappeler ce courrier confidentiel que Monsieur Jean-
"Mon cher Jacky,
Tu trouveras en annexe, à titre exceptionnel, copie de la note que je viens d'adresser au Secrétaire Communal au sujet de l'affaire dont nous avons parlé.
Bien évidemment, le rapport en question peut être consulté par toi à mon Bureau, pour autant que tu le souhaites et que tu en fasses la demande par téléphone auprès de Mme GREISCH (04/221.80.92).
Au plaisir de te revoir, je te prie de croire, mon cher Jacky, en l'assurance de mes sentiments cordiaux.
Le Bourgmestre, Jean-Maurice DEHOUSSE."
Annexes :
"Note à M. Philippe ROUSSELLE, Secrétaire communal
Objet : dossier
Réf. : B/NVSC/9904/aa/7052.
1. En date du 16 décembre, j'interrogeais M. le Commissaire de Police en Chef sur les conditions d'occupation de la voie publique par le sieur
2. Ce dernier vient de me transmettre un dossier daté du 29 décembre et qui provient des inspecteurs DECHARNEUX et DEMARTEAU (rapport non codé, copie en annexe II).
3. Ce rapport ne manque ni de charme ni de piquant, pour ne rien dire de sa poésie, mais il me paraît tenir peu compte des préoccupations juridiques.
4. Je vous prie donc de vouloir bien faire étudier la situation sous l'angle juridique, et en particulier sous celui de la nouvelle loi sur le harcèlement.
5. Indépendamment du bien ou du mal fondé de ses reproches aux parlementaires écolos, je trouve en effet qu'il n'est pas normal qu'une situation de ce genre persiste, en particulier puisqu'il s'agit d'un citoyen qui n'est du reste pas Liégeois.
6. S'ils étaient cent ou mille, que ferait-on ?
7. Je souhaite une réponse avant la fin du mois.
D'avance, je vous remercie de votre collaboration.
Le Bourgmestre, Jean-Maurice DEHOUSSE."
La deuxième question
Quels étaient, selon vous, ‘mes reproches aux parlementaires écolos’ auxquels faisait allusion le Bourgmestre, et savez-vous aujourd’hui ce que vous feriez demain si ‘les citoyens qui ne sont du reste pas Liégeois, étaient cent ou mille’, compte tenu du fait que le seul principe d’éthique politique auquel vous reconnaissez une vertu, en discours comme en fait, c’est le « rapport de force », et ce, « indépendamment du bien ou du mal fondé » de toute opposition ?
En troisième lieu, je souhaite revenir sur l’un de votre slogan sectaire célèbre : ‘Comme l’objectivité n’existe pas, soyons heureux avec notre subjectivité.’
Les faits
Dans sa lettre du 23 septembre 2006, Bernard Wesphael m’écrivait : "Concernant le courrier du 13 janvier 2004 dont nous avons aujourd’hui eu l’occasion de discuter, je te confirme qu’à l’époque pour des raisons que je n’ai pas à juger il n’y a pas eu consensus sur le contenu de la lettre dont question." (Vous trouverez en annexe la copie dudit courrier du 13 janvier 2004)
La troisième question
Qui parmi vous aurait contesté les faits reconnus dans ce courrier du 13 janvier - faits établis sur base des preuves matérielles irréfutables -, et selon les contestataires, quelle serait la version subjective de ces mêmes faits ?
Conclusion
Ici et maintenant, et avec la détermination qui est la mienne, j’exige les réponses aux trois questions qui vous sont posées dans la présente, ainsi que les réponses aux questions qui sont posées à Monsieur le Procureur Général dans ma lettre du 12 avril 2007, et à Madame la Ministre de la Justice dans ma lettre de 20 décembre 2006.
Liège, le 19 avril 2007
Mustafa Üner SARI
17:13
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Lettre ouverte
Pourquoi irai-je jusqu’au bout de mon exigence légitime du respect de la loi et du droit ?
Pour affirmer haut et fort, et une fois encore, que depuis le temps des Lumières, c’est-à-dire, depuis l’essor de L’Etat de droit, le respect de la loi et du droit n’est plus l’expression arbitraire de la volonté de qui que ce soit. Que nul n’a désormais de pouvoir qu'en vertu du droit, et que chacun est soumis à l'obligation de respecter une loi qui le précède.
Avant propos
En lisant ce texte, vous penserez, peut-être, qu’il s’agit d’une rhétorique de la répétition, une de plus ou une de trop. Je vous répondrais que vous avez raison, car il y avait beaucoup de répétions dans mes textes précédents, et il y’en a beaucoup dans celui-ci. Mais pour que vous puissiez mieux saisir l’enjeu de ces répétions, je ne puis que vous offrir ces quelques mots :
"Un journaliste m’a fait remarquer", nous raconte l’auteur de ‘L’impunité des bourreaux’, Carlos Liscano, "qu’il y avait beaucoup de répétions dans mon texte, et il avait raison. Parce que, pour désarmer le discours de l’impunité, il faut travailler avec les mots, dans une rhétorique de
Je crois qu’il est nécessaire de répéter, ici aussi, que devant l’injustice, d’où qu’elle vienne, ‘faire le peu que je peux, ce que j’estime devoir faire, ce que j’estime juste de faire, et ce, sans le moindre souci de plaire à qui que ce soit, pour quoi que ce soit’ est un des principes, un des miens, qui balise chaque jour le chemin d’une existence vers l’infini : "Seul l’homme meurt, l’animal périt", dit Heidegger.
En ce sens, je répète également que pour transformer un homme en authentique aliéné, en pantin, il suffit, me semble-t-il, de le condamner à ‘vivre’, à périr, en exigeant de lui qu’il se plie à la loi du plus fort. Qu’il s’abandonne, et abandonne ce qu’il est, son individualité, et non ce qu’il a. Et qu’il tourne enfin la page pour mieux banaliser ce qui est - ou devrait être - intolérable.
De fait, l’aliénation, la vraie, n’est-elle pas celle qui ne dit si bien son nom que, lorsque la victime, elle-même, justifie l’oppression qu’elle subit, et rentre chez elle domptée ? Non ‘par la force des choses’, comme le dit le slogan présenté sous le dehors de sagesse populaire. Mais par un comportement réflexe soutenu par d’autres slogans plus pernicieux, dont celui qui dénigre ce qu’il identifie comme étant ‘des causes perdues d’avance.’ Parce que, chacune d’elles serait une entreprise engagée par ‘des pots de terre contre des pots de fer’.
Pots de fer ? Nos maîtres (représentants), ces dieux antiques avides de pouvoir et de gloire, que nous n’avons peut-être pas choisis ou que nous n’avons pas pu choisir. Ceux-là mêmes qui proclament par leurs agissements hors-la-loi et contre le droit, que le respect de la loi et du droit n’est que l’expression arbitraire de leur volonté, en vertu, sans doute, du pouvoir qu’ils détiennent - ou croient détenir - de leur abjection ...
Monsieur Cédric VISART de BOCARMé
Procureur Général près la Cour d’appel de Liège
Palais de Justice
Place Saint-Lambert, 16
4000 LIEGE
Liège, le 12 avril 2007
Monsieur le Procureur Général,
Concerne : ma décision définitive, fruit d’une longue réflexion, que j’assumerai en tendant l’oreille à Socrate : "Je préfère être en désaccord avec tout le monde, que l’être avec moi-même tout seul."
J’avoue que là où je continuais à m’opposer à cette idéologie, à cette pensée transformée en réflexe, j’avais l’impression d’être face à face, et au quotidien, avec des idéologues de goulag brusquement surgis du fond putride de la poubelle de l’Histoire. Des idéologues - parlementaires, médecins, psychiatres, magistrats, policiers, avocats, mandataires politiques, journalistes, simples citoyens - qui n’hésitaient vraiment pas à faire la démonstration de leur ignominie par tous les moyens. A un point tel qu’ils paraissaient suffisamment immoraux pour accepter et exécuter n’importe quel sale boulot.
Il m’a fallu alors prendre distance par rapport à ces agissements, et résister sur place, afin d’obtenir la confirmation politique de ce diagnostic psychiatrique par le ministre de
Ce jour-là, force m’a été de prendre acte de ce message d’inspiration divine : ‘ce qui ne peut pas être ‘en droit ne fut pas en fait’, selon le Gardien du Temple judiciaire du pouvoir exécutif, communément appelé le Ministère public. Puis, comme lui, me disais-je, je sais que le droit belge - et non l’organisation judiciaire du Royaume de Belgique -, s’oppose à ce que le mandat d’arrêt soit utilisé comme instrument de la pratique du terrorisme d’Etat. Mais en fait, comment l’aurait-il deviné sans enquêter, c’est-à-dire, sans contrôler la procédure ni les actes accomplis ni les décisions prises, sans poser des questions aux parties concernées, dont moi, sans examiner ni vérifier les faits ?
Hormis ce refus systématique d’enquêter, qui est l’élément essentiel de la politique de dissimulation de la vérité, ce qui mérite également d’être souligné ici, c’est la façon jubilatoire dont agissait le Gardien sous l’emprise de la sensation perverse de puissance. Exactement de la même façon dont vous avez agi, Monsieur le Procureur Général, au mois de
· Cinq mois plus tard, soit le 26 juin 2001, j’ai été emmené, suite à une audience pour le mois singulière devant le tribunal civil, à me constituer partie civile devant Madame la Juge d’Instruction M. RUSINOWSKI. Un deuxième dossier d’instruction a été ouvert. Le 04 juillet, un réquisitoire de mise à l’instruction a été pris du chef de faux, usage de faux et faux témoignages.
· Puis, ces deux dossiers ont été joints à mon insu et leur prétendue instruction a été confiée à Madame REYNDERS, seule. In fine, ils ont été transmis au Parquet général, agents du pouvoir exécutif, lequel les a classés sans suite le 18 novembre 2004.
La question
Le traitement de ces deux dossiers tant par les juges d’instruction concernés, que par les juridictions d’instruction, à savoir la Chambre du conseil et la Chambre des mises en accusation de Liège, ainsi que leur classement sans suite par le Parquet général, ont-ils été respectueux, en fait, de la loi et des règles et principes les plus élémentaires du droit ?
Remarques relatives à la question
Grâce à vous, Monsieur le Procureur Général, j’ai fait la connaissance avec votre aptitude à déformer la réalité des faits à votre meilleure convenance. J’ai découverts l’art de falsification, de désinformation, de la tromperie, du mensonge dans lequel vous excellez à merveille. J’ai pu évaluer votre capacité d’adapter l’interprétation du passé aux nécessités de vos désirs, en éliminant toutes les données qui ne cadrent pas avec vos aspirations. Pour que le vrai et le faux soient indiscernables. Et que les questions relatives à la recherche de la vérité soient transformées en problèmes de pouvoir et de rapports de force. Cette façon de faire a un nom politiquement incorrect : la perversion.
Précisément, la raison d’existence de la situation irréversible dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, ne s’explique que par votre volonté de prendre distance par rapport à la loi et au droit, et ce, afin de repousser toute demande et de dénigrer toute démarche ou entreprise visant la recherche de
La première remarque
Dans la formulation de la question, et en parlant du respect de la loi et du droit, j’ai tenu à préciser qu’il s’agit du respect ‘en fait’, et non ‘en droit’ seulement. J’ai voulu vous rappeler ainsi le constat que Hannah Arendt fait, dans son œuvre ‘Le système totalitaire’, en analysant les agissements des détenteurs et des exécutants du pouvoir totalitaire : "ils bravent toutes les lois positives mais on n’opérant jamais sans prendre pour guide la loi".
En lisant cette phrase, il y a longtemps, je me disais qu’il devrait y avoir une contradiction dans les termes. En effet, je me demandais comment on pourrait braver, ou violer, la loi tout en la prenant pour guide. Plus d’un trente ans plus tard, j’ai trouvé la réponse - et cela est démontré - lorsque je me suis vu forcé à faire face à la stratégie qui a été mise en œuvre lors du traitement desdits dossiers d’instruction. J’ai ainsi eu le triste privilège de voir agir, de concert, le représentant (un et indivisible) du pouvoir exécutif, le Parquet général, et les juges qui exercent le pouvoir judiciaire, notamment. Et ce, ‘en bravant toutes les lois positives mais on n’opérant jamais sans prendre pour guide la loi’. Peu leur importait donc ce qui reste du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs, dont ils ont, par ailleurs, les gorges pleines.
J’en reste là pour ce qui concerne ce point capital. Car je ne peux pas croire, Monsieur le Procureur Général, que vous ne compreniez pas ce que les mots utilisés expriment, et ce qu’exprime et vit celui qui les utilise. J’affirme qu’il est évident que vous ne pouvez pas ne pas les comprendre, compte tenu, par exemple, de votre qualité d’auteur et de compositeur du courrier terrifiant par sa médiocrité et vulgarité intrinsèques, que vous m’avez transmis, le 11 mai 2006, lors d’une grève de la faim.
La deuxième remarque
Comme je l’ai fait dans des nombreuses lettres que je vous ai adressées dans le passé proche ou lointain, je tiens à apporter ici aussi la précision suivante : d’une part, en parlant du traitement de deux dossiers d’instruction, je me réfère exclusivement au traitement desdits dossiers avant le dessaisissement de Madame la Juge d’instruction REYNDERS. Et d’autre part, en parlant du classement sans suite de ces mêmes dossiers par le Parquet général, je me réfère exclusivement au classement sans suite de ces mêmes dossiers après le dessaisissement du Juge d’instruction. Quant au reste, nous en discuterons au moment venu, et non avec vous, Monsieur le Procureur Général, mais devant les juridictions qui en ont la compétence en vertu du pouvoir qui leur est conféré par la loi.
La troisième remarque
A présent, l’objet de chacune de mes deux plaintes susmentionnées importe peu, comme le laisse sous-entendre d’ailleurs la question posée. Ce qui importe, par contre, c’est d’attirer l’attention sur le fait qu’en pénal, la première tâche assignée aux parties concernées en général, et à la partie civile en particulier, est de veiller à la régularité de
C’est aussi la raison pour laquelle nul n’a le droit, dans un Etat totalitaire, comme en démocratie d’impunité, de dénoncer les vices de procédure, c’est-à-dire les manœuvres - ou artifices - hors-la-loi introduits dans celle-ci. Dans ces Etats, nul n’a non plus le droit de contester l’issu de la procédure ainsi viciée comme ce fut le cas dans la situation qui me préoccupe depuis treize ans. Parce que, dans ce cas précis, ces manœuvres n’avaient pour seul but que de soustraire à la justice les actes délictueux ou criminels et en protéger les auteurs. Par l’empathie pour la solidarité du corps.
Conclusion
En espérant lire dans les meilleurs délais votre réponse à ‘la question’, je vous redis une dernière fois ma détermination à ne jamais me plier aux impératifs à caractère totalitaire de la loi d’impunité. Car, dans un Etat de droit, il ne peut y avoir de choix entre justice et impunité, comme il ne peut y avoir de concession, en ‘démocratie libre’, quand il s’agit des principes fondamentaux.
C’est ici, justement, que je souhaite tirer de l’ombre les propos que j’ai tenus au début de la présente, en faisant allusion aux idéologues de goulag. J’ai voulu vous rappeler par là, comme vous l’aurez compris, Monsieur le Procureur Général, le spectacle public d’inspiration stalinienne mis en scène, en Hors-Château, par ces mêmes idéologues, à savoir à ma mise en observation psychiatrique spectaculaire le 19 mars 1999.
J’ai voulu vous le rappeler en lisant dans ma mémoire ce qu’écrivait Vladimir Boukovski, en 1971, dans ‘La nouvelle maladie mentale en URSS : l’opposition’ : "Si l’utilisation abusive de la psychiatrie a commencé dans votre pays, il est déjà trop tard. Vous commenceriez à vous battre, mais il est probable que vous seriez tenu pour fou et enfermé."
En pensant qu’il n’est peut-être pas trop tard, et que notre devoir moral est de permettre aux générations futures d’inventer l’avenir, j’estime qu’il me faut agir ici et maintenant. Ne pas agir aujourd’hui alors que j’estime avoir la liberté de faire le nécessaire, ce serait la lâcheté nauséabonde que je n’ai jamais assumée, et que je ne pourrai assumer demain.
Il me faut donc agir quelques soient, pour moi, les conséquences de ma sensibilité politique, entendue dans le sens le plus large du terme, qui est un élément éthique auquel il m’est impossible de renoncer.
Pour terminer, je tiens à vous redire, en vous paraphrasant, qu’"il ne me paraît pas raisonnable d’en conclure à un quelconque complot dirigé contre vous", et vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur Général, mes salutations,
17:10
Écrit par Youri
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Lettre à José
Monsieur le Ministre d’Etat,
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le candidat Sénateur,
Bonjour José,
En te transmettant la lettre ouverte ci-jointe adressée à toi et à tes acolytes, je souhaite te rappeler, d’abord, ces quelques mots d’Emile Zola, que tu as sans doute lus dans ‘J’accuse’ : "Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion que, le jour qu’elle éclate, elle fait tout sauter avec elle."
Et te rappeler, ensuite, qu’une erreur ne devient une faute que, lorsqu’on ne veut pas en démordre, et ce, en croyant fermement qu’on peut réduire au silence toute opposition et toute résistance par le ‘rapport de force’ : par l’intimidation, la menace, la peur, ou le cas échéant, par l’usure du temps.
Je trouve en effet ‘anormal’, par exemple, que depuis le 19 mars 1999, tu ne t’inquiètes plus, de plus rien, même pas de ce que ‘je ne me suicide’ un jour et ‘que tu sois inculpé de non assistance à personne en danger’. A moins que tu aies compris, depuis lors, que tu n’es vraiment pas un ‘con’. Mais que tu t’es trompé sur toutes les lignes, en agissant sous l’emprise perverse de puissance, puissance que tu croyais détenir de ton abjection en ta qualité, indéniable, de ‘prince machiavélique’ avide de pouvoir et de gloire.
En ce sens, je ne résiste pas ici au plaisir d’évoquer cette histoire que tu nous racontais récemment dans ‘le Journal du Mardi’ : "Pour ma participation aux négociations de la réforme de l’Etat au début des années 90, Dehaene m’a proposé, avec d’autres, au Roi et peu après, je recevais un coup de fil d’une… délicatesse extraordinaire : « José ! C’est Jean-Luc. Je voulais te prévenir pour que tu ne sois pas surpris hein, je t’ai fait ministre d’Etat, le roi a signé hein ! Allez, j’ai pas le temps, félicitations ! ». Je me suis retrouvé là avec mon téléphone, en me demandant ce qu’il m’arrivait. Puis j’ai fait une blague à Jacky en lui disant que Dehaene m’avait fait ministre, sans préciser «d’Etat ». Il est devenu fou avant que je le rassure."
Ce qui me fait penser à ce que tu sois effectivement devenu fou, ce jour-là, en demandant à ton téléphone ce qui t’arrivait ! Et à présent, je comprends mieux ta façon d’agir, en Hors-Château, sous l’emprise de cette même folie ‘stalinienne’ sans cesse soutenue par ton désir de devenir non ministre d’Etat mais Ministre. Sans que tu aies, bien évidemment, un plan de carrière, comme tu le chantes depuis toujours.
Pour être Ministre - en 1999, l’occasion prévue était trop belle pour être saisie par tout opportuniste machiavélique - tu devais être crédible, c’est-à-dire, tu devais te débarrasser, par tous les moyens, de celui qui "te (vous) gênait, et qui gênait les autorités par sa présence devant ta (votre) porte", comme me le disait, le 16 juillet 2001, Madame Juge d’instruction Danièle REYNDERS. Ce qui m’amène, en guise de conclusion, à te poser ces questions :
1. As-tu compris, José, la gravité extrême d’un acte tel que la mise en cause - et par voie judiciaire, et publiquement -, de la santé mentale d’une personne qui serait gênante, à ton goût, pour s’en débarrasser ?
2. Si oui, n’estimes-tu pas, à présent, qu’il est de ton devoir de le reconnaître, et donc de l’assumer, en pensant qu’on s’approprie son crime - ce qui est très grave pour l’avenir - par sa volonté d’en effacer les traces, par tous les moyens ?
3. Si non, ne serait-il pas justifié que je me pose, et que je te pose encore aujourd’hui, la question que je me posais, et que je te posais en Hors-Château, à savoir ‘A quand l’ouverture des goulags écologiques ?’, et que j’agisse en conséquence, sans tarder, en pensant que notre devoir moral est de permettre aux générations futures d’inventer l’avenir ?
Je te souhaite bonne lecture, et surtout, une bonne réflexion pour la suite …
A très bientôt,
Mustafa Üner SARI.
Liège, le 19 avril 2007
16:42
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02.04.2007
Mes promesses
Mes promesses
Mustafa Üner SARI
Comme je l’écrivais dans une lettre ouverte récente, je suis parfaitement conscient d'être en un endroit d'où l'on ne voit plus la lumière de l'entrée et où la lumière de la fin est si imperceptible que le regard doit sans cesse la chercher et la reperd sans cesse, où le début et la fin ne sont même pas assurés. Ayant la ferme intention de quitter cet endroit dans les jours ou les semaines à venir, je n’ai pu résister à mon envie de vous parler, ici et maintenant, de mes promesses aux quelles j’ai tenté, malgré et contre tout, de rester fidèle durant les douze dernières années de combat.
Vous parlerai-je de toutes mes promesses ? Oui, sauf une. Il s’agit d’une promesse que je me suis faite lors d’une action que je menais en Hors-Château à Liège, et à la quelle je suis resté fidèle jusqu’à ce jour et le resterai jusqu’à mon dernier souffle. Une Amie, Elle seule, la connaît pour m’avoir entendu en parler durant plus de huit ans.
Mes promesses
Le 3 mai
« Monsieur SARI,
Je vous prie de vouloir bien vous présenter à l’annexe du palais de Justice, rue du Palais, no 11, le mercredi 3 mai 1995, à 09.00 heures, pour y être entendu par le soussigné, concernant l’ASBL
Les comptes de l’ASBL.
Le registre des procès-verbaux des assemblées générales des membres.
Les bilans de l’ASBL, de 1989 à ce jour.
Les budgets prévus par la loi, de 1989 à ce jour.
Les pièces justificatives des entrées et des sorties figurants sur le compte de l’ASBL, à la C.G.E.R, de 1989 à ce jour.
Les preuves du paiement (bulletins de versements) suite à l’achat de la mercedes 190, plaque CPK252.
Les preuves du paiement de l’assurance et de la taxe de circulation de ce véhicule, depuis son achat jusqu’à ce jour.
Officier de Police Judiciaire.
D. BOTSON. »
Il s’agissait là d’une sorte de réquisitoire qui exprimait à la fois l’arrogance des corrompus, la vulgarité du pouvoir et la médiocrité de l’arbitraire. Un ‘ordre’ qui exigeait mon adhésion individuelle à la soumission présentée sous le dehors d’une obligation légale collective. Un ‘billet’ qui annonçait l’exécution imminente d’une condamnation sans jugement, que la propagande diffusait dans tous les coins de rue, depuis le mois de mai 1994 : "Sari ira en prison un jour, mais il n’en devinera pas la raison jusqu’à son arrestation."
Il m’a fallu dire à ce terroriste de bas étage, Officier BOTSON, ainsi qu’à ses maîtres s’agitant dans les coulisses obscures, qu’il se trompait de porte. Mais le dire avec des termes bien choisis pour que le message soit compréhensible par lui et par ses maîtres. Avec des termes suffisamment imprudents et grossiers, voire même vulgaires, si les mots n’étaient pas galvaudés. Car le mot, ou les mots, la façon de nommer et de qualifier impliquent une certaine attitude devant les faits.
Ma première promesse
Dans ma lettre du 6 mai 1995, je lui ai fait savoir, en substance, que je ne me présenterai jamais dans son bureau, ni répondrai à sa convocation, ni lui communiquerai un quelconque document. Que, s’il insistait, j’irai extraire, et à la demande d’un magistrat instructeur, les documents demandés de l’endroit où je pourraient les trouver, à savoir dans son endroit le plus intime, et je les lui remettrai en main propre. Puis, en écoutant le bruit assourdissant du silence, ‘ayant pris acte de ma promesse, ils cherchent sans doute une voie royale pour m’atteindre’, me disais-je à l’époque.
Le 21 juin 1995, j'ai été convoqué par téléphone au palais de justice à Liège, sous prétexte de me faire confirmer une plainte que j’avais déposée, un an auparavant, en main d’un juge d’instruction. Cette plainte concernait des agissements répugnants d’une organisation turque d’extrême droite. A mon arrivée au Palais, j’ai été privé de liberté. Le lendemain, j’ai été mis sous mandat d'arrêt pour cause d’escroquerie et de détournement de fonds. J’ai ensuite été séquestré, durant quatre jours, dans un milieu carcéral appelé ‘maison d’arrêt’ dans sa version démocratique, pour mieux soustraire au regard sa vocation occasionnellement politique. Dès ma libération le 26 juin, j’ai engagé publiquement la lutte contre la politique du terrorisme d’Etat élaborée et exécutée par voie judicaire.
Le 31 juillet 1995, le juge d’instruction Fernand BRASSEUR, qui m’avait délivré ce mandat d’arrêt, a délibérément et volontairement transformé en faute ce qui aurait pu être considéré jusqu’à lors, et en son chef, comme une erreur, mais une erreur d’une gravité extrême. De fait, en faisant preuve de son arrogance nauséabonde, "il n’appartient pas encore à l’inculpé ou à son conseil, de choisir "son" juge ou "ses" enquêteurs", faisait-il remarquer, dans un courrier adressé à l’un de mes conseils, Julien PIERRE, l’autre étant Louis GENET, tous deux avocats au barreau de Liège.
Ce que je trouvais terrifiant dans ces propos, c’est que cet individu s’estimait encore comme un juge indépendant et impartial, et donc incontestable. De plus, il semblait exiger à son tour mon adhésion individuelle à la soumission présentée, et une fois encore, comme une obligation légale collective. Ce qui était le plus terrifiant encore, c’est qu’en me signifiant qu’il ne m’appartenait pas encore de choisir "mon" juge ou "mes" enquêteurs, il semblait croire qu’il appartenait à lui et à ses acolytes, de choisir leur cible, ainsi que les moyens hors-la-loi - dont la politique du terrorisme d’Etat - pour l’abattre.
Ma deuxième promesse
Il ne fallait surtout pas que je considère ‘mon’ Juge comme un interlocuteur (ou un adversaire) valable pour des raisons que je ne souhaite pas dévoiler ici par respect à mon étique personnelle. Il fallait qu’il se désiste volontairement et disparaisse de mon champ d’action. Pour ce faire, il m’a fallu prendre distance par rapport aux événements. Prendre le temps pour traverser les murs afin d’aller voir ce qui se tramait réellement dans les coulisses. Et en même temps, pour avaler le manuel de la procédure pénale et le Code d’instruction criminel pour m’occuper, moi-même, de ce qui me regardait de très près.
Le 2 janvier 1996, j’ai écrit à ‘mon’ juge une longue lettre ouverte où je lui disait : "Le 22 juin 1995, un vil corrompu contaminé par la folie terroriste d’un genre assez singulier, m’a en effet tendu un mandat d’arrêt. C’était réellement l’acte de la folie exécuté par des terroristes au stade de rage. Et ce vil corrompu contaminé par la folie terroriste, c’était vous Monsieur le Juge ..."
J’ai appris bien plus tard - le vieux secret d’instruction oblige - que l’Officier BOTSON avait terminé sa mission, le 31 janvier 1996, par un procès-verbal où il écrivait : "Exposons que les considération reprises au présent procès-verbal nécessitent évidemment l’interpellation de SARI Mustafa. Toutefois, l’intéressé ayant à diverses reprises fait savoir à Monsieur le Magistrats Instructeur, d’une manière ferme voir plus que déterminé, qu’il refusait de se présenter en nos services, nous renonçons à convoquer SARI Mustafa." Et il avait transmis son P.V. à ‘mon’ Juge, alors que celui-ci avait demandé et obtenu son dessaisissement trois semaines plus tôt, soit le 5 janvier 1996, pour des ‘raisons personnelles’. Force m’a alors été de constater que, suivi des incessantes menaces de mandat d’amener, de mandat de perquisition et de mandat d’arrêt, ils avaient enfin renoncé à me convoquer.
Comme je le leur avais promis dès le départ, "d’une manière plus que ferme, voir plus que déterminée", je ne me suis jamais présenté en leurs services, ni leur ai communiqué un quelconque document. J’ai ainsi tenu à être fidèle, jusqu’au bout, à ce principe gravé dans ma mémoire par mon père à l’âge de sept ans, comme s’il savait qu’il allait nous dire adieu trop tôt : "Vous n’avez de maître que votre raison, et votre conscience. Etre respectueux des autres, c’est avant tout refuser de respecter ce que vous estimerez indigne de votre respect. Et cela exige la séparation à la fois stricte et intelligente, de l’adhésion individuelle et de l’obligation collective dans tous les domaines."
Ma troisième promesse
Comme j’ai pu le constater et le comprendre par la suite, les magistrats et auxiliaires concernés ayant pris en charge l’élaboration et l’exécution de cette sale besogne, avaient pensé qu’il suffisait de me convoquer au palais de justice sous prétexte de me faire confirmer une plainte, et à mon arrivée, de me priver de la liberté discrètement. De me mettre le lendemain sous mandat d'arrêt sous prétexte de détournement de fonds, et en faire la publicité via la presse, pour me voir intimidé, discrédité et réduit au silence ?
En effet, selon les dires insistants de mes conseils (avocats), que j’ai d’ailleurs virés sans trop tarder, les mêmes magistrats et auxiliaires concernés non seulement y avaient fermement cru, mais aussi ils avaient cru qu’ils pouvaient traîner le dossier jusqu'à la prescription, en espérant consolider pour l'éternité le sceau judiciaire apposé sur mon front du ‘présumé coupable’. Bref, ce qu’ils visaient, c’était tout simplement ma mort civile.
Il me fallait sauver ce dossier de l’emprise du Parquet pour qu’il ne soit pas étouffé. Il fallait que je le porte devant les juridictions d’instruction pour ‘jugement’. J’ai alors engagé la résistance et l’ai assumée durant un an, en l’appuyant par deux grèves de la faim.
Au quarantième jour de la deuxième grève que j’avais engagée devant le palais de justice à Liège, j’ai eu la satisfaction d’apprendre que l’affaire allait être soumise à l'examen de la Chambre du Conseil dans les quinze jours. Ce qui fut fait le 7 juin 1996. Ladite Chambre prononça son ordonnance de non-lieu le 21 juin. Le parquet fit appel pour démontrer sans doute que la défaite, pour lui, était impossible. Appel qui fut suivi d’un arrêt de non-lieu rendu, le 17 avril 1997, par la Chambre des mises en accusations. J’ai ainsi été ‘blanchi’, comme ils le disent. Mais il me fallait désormais savoir pour quoi j’ai été ‘noirci’ au lieu de tourner la page, comme le veut et exige la loi d’impunité.
Ma quatrième promesse
La prétendue affaire judiciaire étant définitivement clôturée, il était temps de poser la question suivante et d’en obtenir réponse : le mandat d'arrêt, dont j’ai été l’objet le 22 juin 1995, concernait-il réellement une affaire judiciaire, ou a-t-il été conçu comme un instrument de pratique du ‘terrorisme d'Etat’ par voie judiciaire ? Autrement dit, ne s’agissait-il pas là, comme l’indique le terme ‘terrorisme d’Etat’, d’une action délictueuse ou criminelle à l’élaboration et à l’exécution de laquelle ont activement et principalement pris part notamment des représentants de l'Etat, à savoir les magistrats et auxiliaires concernés du Parquet de Liège ?
Et ce, et c’est fondamental - pour mieux discréditer et réduire au silence un combat, une association et un homme, que la tristement célèbre et très officielle mafia turco-belge n'avait pu ni intimider ni réduire au silence, durant dix-huit ans, et par tous les moyens.
C'est la question à laquelle il me fallait désormais obtenir réponse. Cette question ne pouvait être posée qu’au Procureur Général. Car, en ce qui concerne les personnes jouissant du privilège de juridiction - dont les magistrats du parquet et du tribunal de première instance - la mise en mouvement de l'action publique, soit l’engagement des poursuites, relève de la seule compétence du Procureur Général, comme prévu par l'article 479 du Code d'instruction criminelle.
Sa Majesté, Madame Anne Thily, alors Procureur Général, assise sur une chaise et non sur le Parquet au Palais des Princes Evêques, semblait décidée de ne réserver aucune suite à la plainte que j’avais déposée entre ses mains, en sollicitant l’ouverture d’une enquête afin de répondre à cette même question. Dans ce cadre, au terme de l'ultime entretien que je venais d'avoir avec Madame Andrée Spriesterbach, Avocat Général, j'ai entamé, le 17 septembre 1997, la résistance devant le palais de Justice à Liège.
Je l’ai menée durant quatre mois et demi, 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7, dans une cabane érigée contre la façade du palais de Justice. Le 27 janvier 1998, Madame le Procureur général me fit savoir ceci : "A la suite de la visite de Messieurs DECOLLE, Commissaire de Police et J. JAMART, Commissaire adjoint, de la 1ère Division de Police de la Ville de LIEGE, j’ai l’honneur de vous confirmer à nouveau que le non-lieu dont vous avez bénéficié (D2978/349/96) en date du 17.4.1997 résulte bien d’une affaire judiciaire. Pour le surplus, aucun élément ne me permet de penser qu’un acte quelconque que vous qualifiez de terrorisme d’état puisse être à la base de cette affaire."
Dès la réception de ce courrier, j’ai mis un terme à l’action et j’ai quitté les lieux. Car force m’a été de constater qu’enquêter, c’est-à-dire contrôler la procédure, poser des questions, examiner et vérifier les faits revenait, pour Madame le Procureur général, à ‘penser’ que toute affaire traitée par les agents de son administration ne pouvait être qu’une affaire judiciaire. Et que mettre en cause le bien fondé de cette déduction - basée sur un raisonnement logique à prémisse unique - reviendrait, pour elle, à prendre le risque inconsidéré de voir trembler le ciel du Royaume sous la colère stalinienne.
Le jour même, alors que je venais de mettre un terme à mon long séjour devant le palais de justice, j’ai commencé à rédiger une requête sur base de la réponse fournie par Madame Anne Thily. Je l'ai déposée, le 4 février 1998, entre les mains du Ministre de
Faut-il souligner aussi que l'engagement d'une action ou d'une procédure à l'encontre d'un Procureur général pour des crimes et délits qu'il aurait commis dans l'exercice de ses fonctions, relève de l’article 486, alinéa 1er, du Code d'instruction criminel qui prévoit à cet égard que "le crime sera dénoncé au ministre de la Justice qui donnera, s'il y a lieu, ordre au procureur général près la Cour de cassation, de le poursuivre".
Conformément aux prérogatives de la loi, le Ministre m’a fait savoir par son courrier du 9 avril 1998, que ma demande d’enquête avait été transmise aux autorités compétentes. Le Ministre avait estimé donc qu’il y avait lieu de le faire :
"Monsieur,
Mais à quelles autorités compétentes le Ministre disait avoir transmis la requête ? C’est cette question qui m’a conduit en Hors-Château à Liège, devant la porte de la Régionale liégeoise du parti Ecolo.
Ma cinquième promesse
Le 9 juillet 1998, j'ai entamé une grève de la faim devant les locaux de la régionale liégeoise du parti Ecolo. Au sixième jour de cette grève, soit le 15 juillet, Thierry Detienne, alors député fédérale, m'a transmis un courrier truffé de mensonges, de tromperies, de falsifications et de manipulations en tous genres. Le seul but poursuivi par DETIENNE et ses acolytes parlementaires et mandataires du même parti, était incontestablement de masquer la vérité en lui donnant l’éclairage qui la rend trompeuse, comme le ferait un pervers accompli.
Ce récit a été imaginé et construit afin de me surprendre, en espérant me faire douter de ce que je savais, de ce que je faisais, et du bien fondé de l’action que j’avais engagée six jours plus tôt. En effet, j’avais interpellé les parlementaires fédéraux écolos - et ce, en vertu de leur pouvoir, pour ne pas dire de leur devoir, de contrôle sur les actes de l’exécutif -, en les priant d’interroger le Ministre de la Justice pour savoir à quelles autorités compétentes celui-ci disait avoir transmis ma requête, comme il me l’avait fait savoir par son courrier susmentionné du 9 avril 1998. Et quelle était la suite réservée à ladite requête par ces mêmes autorités ?
L’enjeu était de taille : si la requête que j’avais déposée entre les mains du Ministre de la Justice heurtait, comme le député me le faisait savoir, le principe de séparation des pouvoirs, cela revenait à dire que je devais définitivement oublier ce pourquoi j’avais introduit cette requête.
Pour trouver réponse à cette question, il me fallait obtenir réponse aux trois autres questions que j’ai posées sans relâche durant trois ans et demi, du 16 juillet 1998 au 07 janvier
Trois jours plus tard, j’ai rejoint le front avec, sur les bras, une autre question dont je vous laisse apprécier la gravité : cette ordonnance de mise en observation psychiatrique concernait-elle réellement une affaire médicale ou a-t-elle été conçue comme un instrument d’intimidation et de menace, par voie juridico-psychiatrique, pour tenter de couvrir un acte terroriste par un autre ?
Ma sixième promesse
Je me contente ici de citer un passage de la lettre que j’ai adressée, le 20 décembre 2006, à Madame Laurette ONKELINX, Ministre de la Justice et à Monsieur Cédric VISART de BOCARMé, Procureur Général près la Cour d’appel de Liège :
"En ce qui vous concerne monsieur le procureur general
Les faits
En dernier recours et en pensant que "les plaintes suivies de constitution de partie civile devant le juge d’instruction ont pour but et pour effet de suppléer à l’inaction du ministère public et de mettre en mouvement l’action publique, l’article 63 (du Code d’instruction criminelle) ayant été spécialement inspiré par le désir de sauvegarder les libertés publiques et les droits des citoyens, et de les soustraire à l’omniprésence de fonctionnaires, agents du pouvoir exécutif." (Cass. 10 février 1913. Pas. p.103) :
- Je me suis constitué partie civile, le 26 janvier 2001, en main de Madame la Juge d’instruction REYNDERS. Un premier dossier portant le n° de notice 52.99.99/01, a été ouvert. Et le 2 février, un réquisitoire de mise à l’instruction a été pris du chef de calomnie, diffamation, injures et menaces.
- Cinq mois plus tard, soit le 26 juin 2001, je me suis également constitué partie civile en main, cette fois, de Madame la Juge d’Instruction RUSINOWSKI. Un deuxième dossier portant le n° de notice 21.99.503/01, a été ouvert. Et le 04 juillet, un réquisitoire de mise à l’instruction a été pris du chef de faux, usage de faux et faux témoignages.
- In fine, ces deux dossiers ont été joints avant d’être transmis au Parquet général, "agents du pouvoir exécutif", lequel les a classés sans suite.
La question
Le traitement de ces deux dossiers d’instruction tant par les juges d’instruction concernés, que par les juridictions d’instruction, à savoir la Chambre du conseil et la Chambre des mises en accusation de Liège, ainsi que leur classement sans suite par le Parquet Général, ont-ils été respectueux de la loi, et des règles et principes les plus élémentaires du droit ?
En ce qui vous concerne madame la ministre
Le 21 juin 1995, j'ai été privé de liberté entre les murs du palais de justice à Liège. Et le lendemain, j’ai été mis sous mandat d'arrêt pour cause d’escroquerie et de détournement de fonds, avant d’être séquestré dans un milieu carcéral appelé ‘prison’ ou ‘maison d’arrêt’ dans sa version démocratique pour mieux soustraire au regard sa vocation occasionnellement politique.
Puis j'ai été à nouveau privé de liberté, le 19 mars 1999, par une ordonnance de mise en observation psychiatrique délivrée par Madame le Procureur du Roi de Liège, et pour cause de maladie mentale, avant d’être séquestré cette fois dans un milieu thérapeutique appelé ‘hôpital psychiatrique’ dans sa version démocratique, pour ne pas dire goulag afin de mieux cacher sa vocation occasionnellement politique.
La première question
Selon vous, Madame la Ministre, ce mandat d'arrêt concernait-il réellement une affaire judiciaire, ou a-t-il été conçu comme un instrument de pratique du ‘terrorisme d'Etat’ par voie judiciaire ? Autrement dit, ne s’agissait-il pas là, comme l’indique le terme ‘terrorisme d’Etat’, d’une action délictueuse ou criminelle à l’élaboration et à l’exécution de laquelle ont activement et principalement pris part notamment des représentants de l'Etat, à savoir les magistrats et auxiliaires concernés du Parquet de Liège ?"
La deuxième question
Selon vous, Madame la Ministre, cette ordonnance de mise en observation psychiatrique concernait-elle réellement une affaire médicale ou a-t-elle été conçue comme un instrument d’intimidation et de menace, par voie juridico-psychiatrique, pour tenter de couvrir un acte terroriste par un autre ?
La troisième question
Dans les deux cas, et selon vous, Madame la Ministre, ne s’agissait-il pas, non d’erreurs judiciaires mais de fautes intentionnelles, volontaires et délibérées commises par des représentants de l’Etat pour atteindre le meurtre moral d’une personne d’abord, et son meurtre juridique ensuite, avant de viser la destruction totale de son individualité ?"
J’exigerai un jour réponse à ces questions, par tous les moyens que j’estimerai légitimes, et vous en serez informés par les évènements, Madame la Ministre, Monsieur le Procureur Général. En sachant que vous avez la manie perverse de ne jamais répondre à la question posée, pour lui donner « une réponse » nécessairement falsificatrice et mensongère parce qu’imaginaire". Je précisais également que leurs réponses devaient être dûment motivées et sur base exclusive des pièces des dossiers qui seraient, selon vous, judiciaires.
Dans l’attente de voir ce que le passé nous réserve, je tiens à souligner ici qu’exiger ces réponses revient, à mon estime, à exiger le respect de la loi et du droit, simplement. Exigence légitime jusqu’au bout de laquelle j’irai, quelles qu’en soient les conséquences. (…)"
Conclusion ou ma promesse
Quoi qu’il arrive, je tenterai d’obtenir réponse à toutes les questions restées sans réponse jusqu’à ce jour, et ce, sons aucune concession de quelque ordre que ce soit. Jamais, je ne laisserai ériger en loi ce que j’estime et juge intolérable, à savoir ce que Hannah Arendt nomme "la banalisation du mal" par le règne sans partage de la loi d’impunité.
Car "tout compromis repose sur des concessions, mais il ne peut y avoir des concessions quand il s’agit des principes fondamentaux", comme le disais jadis le Mahatma Gandhi. Oui mais, me diriez-vous, ‘quels sont ces principes fondamentaux, et dans quel contexte les placez-vous’ ?
Il s’agit d’abord d’un principe relatif à la protection de notre liberté en tant que réalité politique vivante. Ce qui m’inquiète à ce propos, c’est que dans le traitement des dossiers concernant la politique du ‘terrorisme d’Etat’ mise en œuvre à deux reprises - le mandat d’arrêt et la mise en observation psychiatrique, les représentants concernés de l’Ordre judiciaire et du Corps politique ont supprimé toutes les barrières de la loi - et du droit - dressées par la législateur entre les citoyens et l’Etat. Ce qui équivaut à détruire la liberté en tant que réalité politique vivante, car l'espace entre les citoyens et l’Etat tel qu'il est délimité par la loi - et le droit - est l'espace vital de la liberté.
Il s’agit ensuit d’un autre principe relatif, lui, à la protection de notre Etat de droit et de notre démocratie. En effet, depuis le temps des Lumières, c’est-à-dire depuis l’essor de L’Etat de droit, le respect de la loi et du droit n’est plus l’expression arbitraire de la volonté d’un quelconque représentant de l’autorité publique, qu’elle soit judiciaire, politique ou autre, et de quelque niveau que ce soit. Depuis ces temps lointains, nul n’a donc de pouvoir qu'en vertu du droit, et chacun est soumis à l'obligation de respecter une loi qui le précède. Sans oublier évidemment les règles les plus élémentaires de la morale publique, consubstantielle à la démocratie et à l’Etat de droit démocratique.
Mustafa Üner SARI
21:46
Écrit par Youri
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Lettre à Gerkens
Liège, le 29 mars 2007
A vous entendre dire que "quand on demande aux gens de voter pour moi, eh bien, on doit dire à ces gens-là … j’irai vous représenter (...)" (Voir les informations régionales, R.T.C., le mercredi 28 mars 2007), et que ce serait, si je vous ai bien comprise, un principe d’étique politique chez-vous, chez Ecolo, je n’ai pu m’empêcher de me demander si vous n’êtes pas devenue une malade mentale incurable, à savoir une paranoïaque pathologique souffrant d’une psychose de persécution aigue.
Une malade "qu’il faut", selon votre collègue Ecolo Philippe DUTILLEUX, "hospitaliser quasi de force et de lui imposer un traitement neuroleptique qui casse son système de raisonnement", car, "il est très difficile voir impossible de la ramener à la raison".
Ceci étant dit, je ‘promets’ que ‘je voterai, le 10 juin prochain, pour vous et pour Monsieur le ministre d’Etat José DARAS’. Et je confirme que je vous interpellerai prochainement pour vous inviter à assumer ici et maintenant votre rôle de représentante, qui consiste, notamment, à assumer votre devoir (ou pouvoir) de contrôle sur les actes de l’exécutif, comme je fis en Hors-Château durant trois ans et demi à partir du 9 juillet 1998.
Dans l’attente, je vous propose de méditer la question de savoir si le silence est le plus haut degré de la sagesse ou un simple aveu, ou bien le plus haut degré de la lâcheté, ou bien encore le plus cruel des mensonges, pire que ce qu’il couvre ou dissimule, et vous prie d’agréer, Madame la Députée, mes salutations,
Mustafa Üner SARI
21:40
Écrit par Youri
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Silence !
Le dernier message
Ministre de la Justice
Procureur Général près la Cour d’appel de Liège

SILENCE !
Oui Chef ! Mais peut-on néanmoins savoir si le silence est le plus haut degré de la sagesse ou un simple aveu d’obéissance et de soumission aveugle, ou bien le plus haut degré de la lâcheté face à l’arbitraire, ou bien encore le plus cruel des mensonges, pire que ce qu’il couvre ou dissimule ?
Avertissement
A propos de l’alibi de la forme
"S’il peut y avoir la moindre chance d’atteindre l’oreille de l’autre, ce n’est qu’en donnant le plus de tranchant possible à son propos. Les temps heureux où l’on pourra s’en dispenser, où l’on pourra éviter l’outrance et faire dans la sobriété, ne sont pas encore venus". G. Gunter
Lors d’une grève de la faim, j’ai eu le privilège de lire dans un article de presse cette sentence sans appel me concernant : "Avec Sari, il n’y a rien à redire sur le fond, mais il reste un problème de forme. Mettre des gants dans sa liberté d’expression, ce n’est pas faire des compromissions." Ces propos très poétiques d’Alain Lallemand, journaliste du Soir, me rappelèrent ce que disais Picasso à ce sujet : "La forme, c’est le fond qui remonte à la surface."
A l’époque, je me suis contenté de dire au journaliste que peu m’importe la forme qui met l’accent sur l’apparence sous laquelle se présente un mot (polis, beau, bien choisi, châtié, politiquement correct, etc.). Ce qui m’importe, par contre, c’est la forme qui met l’accent sur le sens du mot dans un contexte bien précis. Sens qui fait monter à la surface ce qui est le plus fondamental, à savoir le fond qui vise à mettre en évidence ce qu’il y a de plus caché, de plus secret, de plus essentiel dans les faits. Dans l’écriture, mon souci principal est avant tout de lever les ambiguïtés, les non-dits et les sous-entendus. Je prends ainsi distance par rapport à la perversion ordinaire, notamment, et j’accède à la liberté.
Ce qui m’amène ici à porter l’éclairage sur quelques mots relatifs à la lettre ouverte (voir la page suivante) : lorsque j’utilise le mot ‘corrompu’, je précise toujours que ce mot qualifie les attitudes et comportements de quelqu’un engagé ou qui s’engage par la solidarité, la persuasion, l’indifférence intéressée, des promesses ou des dons à agir personnellement ou à faire agir un tiers contre sa conscience et surtout son devoir.
Quand j’utilise le terme ‘terrorisme d’Etat’, je précise également qu’il s’agit d’une action délictueuse ou criminelle dans l'élaboration et l'exécution de laquelle prennent part aussi les représentants de l'Etat. Je qualifie alors de ‘terroriste d’Etat’ tout individu ayant volontairement et délibérément pris part dans l'élaboration et l'exécution de tel acte abominable et intolérable parce que hors-la-loi et contre le droit.
Et enfin, pour ce qui est de la différence entre une ‘erreur’ et une ‘faute’, je crois juste de dire qu’une erreur ne devient une faute que lorsqu’on veut pas en démordre afin de favoriser la perpétuation de la loi de l’impunité. C’est précisément pour désarmer le terrifiant discours de l’impunité, que je travaille avec les mots visant à mettre en évidence, je le répète, ce qu’il y a de plus caché, de plus secret, de plus essentiel, de plus fondamental dans les faits. Faits qui sont sacrés, alors que les opinions sont libres.
Salut au bon entendeur.
Lettre ouverte
Liège, le 23 mars 2007
Madame la Ministre,
Monsieur le Procureur Général,
Concerne : une seule question que je vous poserai un jour
Dans un courriel que j’ai adressé à une amie le 18 mars courant, j’écrivais ces quelques mots de circonstance, que je souhaite vous transmettre : "Demain, c'est le 19 mars. J'ai l'impression de me préparer déjà pour fêter mon anniversaire dans un asile psychiatrique, comme ce fut le cas le 20 mars 1999. La mémoire se réveille en faisant surgir la révolte humaine qu'il me faut porter jusqu'à ce que la vérité soit reconnue, et que la justice soit rendue, au risque sinon de courir vers ma propre défaite, la défaite de mon être."
Ce qui m’amène, Madame la Ministre, Monsieur le Procureur Général, à remonter à l’origine de l’affaire qui me préoccupe depuis bientôt douze ans, afin de vous entretenir de la question que je vous poserai prochainement. Question qui concerne l’élaboration et l’exécution du ‘terrorisme d’Etat’ par lequel j’ai été visé le 21 juin 1995.
Les faits liés à la question
Dans son procès-verbal du 30 juin 1994 - procès-verbal ayant servi de base à l’initiation du dossier du ‘terrorisme d’Etat’ -, Jean-Marie Gehasse, officier de la section financière de la police judiciaire - un pitoyable lampiste, un vil porteur de valise marchant sur les ombres en rasant les murs - faisait le constat suivant :
"
Il y aurait donc, au Parquet Général de Liège, ‘un volumineux dossier’ dont je ferais l’objet. Et ce dossier concernerait - comme le laissait sous-entendre l’officier dans son fatras suscité - mes incessants agissements hors-la-loi. Et chaque fois, c’est-à-dire face à chaque démarche judiciaire visant ces agissements du délinquant récidiviste que je serais, je me serais présenté comme victime d'une ‘justice partiale et corrompue’. Et ce, en mettant en doute (impunément) le bien-fondé de ces mêmes démarches judiciaires.
La question
Selon vous, Madame la Ministre, Monsieur le Procureur Générale, ne serait-il pas plus que temps de sortir des placards ces ‘volumineux dossiers’, et de voir si le seul but poursuivi par les magistrats et auxiliaires concernés qui ont volontairement et délibérément pris en charge l’élaboration et l’exécution dudit acte terroriste, n’était pas de tenter, cette fois, de dissimuler ces mêmes ‘volumineux dossiers’ derrière un mandat d’arrêt, en oubliant sans doute qu’une feuille de papier, un torchon de format A4, ne pouvait les couvrir malgré la virtuosité technique des maîtres de cérémonie tirant les ficelles dans les coulisses ?
Je vous redis à très bientôt, et vous prie d’agréer, Madame la Ministre, Monsieur le Procureur Général, mes salutations,
Mustafa Üner SARI
21:32
Écrit par Youri
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Félicitation publique
Félicitation publique
Liège, le 1er avril 2007
Madame
Madame le Procureur du Roi,
Concerne : votre prestation de serment en tant que procureur du Roi
Ce jour, le 3 avril 2007, je n’aimerais pas être à votre place. C’est la place d’une personne qui arrive à l’avant dernière étape de sa course effrénée vers la conquête puérile de pouvoir et de gloire. Une personne sans le moindre scrupule, avec la conscience noire, qui a mutilé la décence, anéanti l’honnêteté, bafoué
Je vous plains.
Eu regard à mes intentions concernant l’avenir proche, il ne serait pas inutile de préciser ici, que ‘la loi d’impunité’ - ou ‘la loi de caducité de la prétention punitive des représentant de l’Etat’, qu’ils soient en fonction, pensionnés ou morts -, ne sera certainement pas adoptée par le législateur lors de la prochaine révision de la Constitution, ou ‘de l’organisation judiciaire’, du Royaume de Belgique. Je vous prie de bien vouloir en prendre acte, et d’en aviser Monsieur le Procureur Général,
Mustafa Üner SARI
21:05
Écrit par Youri
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13.02.2007
Lettre ouverte à la bande des 6
Lettre ouverte
Louis GENET, Bernard WESPHAEL
Je souhaite entamer la présente en vous adressant la question suivante :
La première question
Comprenez-vous aujourd’hui la gravité extrême d’un acte tel que la mise en cause, et par voie judiciaire, de la santé mentale d’une personne gênante pour s’en débarrasser ?
Et je souhaite continuer comme suit : dans sa lettre du 23 septembre 2006, Monsieur Bernard Wesphael m’écrivait : "Concernant le courrier du 13 janvier 2004 dont nous avons aujourd’hui eu l’occasion de discuter, je te confirme qu’à l’époque pour des raisons que je n’ai pas à juger il n’y a pas eu consensus sur le contenu de la lettre dont question." (Vous trouverez en annexe la copie dudit courrier du 13 janvier 2004)
La deuxième question
"Il y a deux histoires, l’une aussi vraie que l’autre." M. Gerkens
Qui parmi vous aurait contesté les faits décrits (une histoire ?) dans ce courrier, et selon les contestataires, quelle en serait alors la réalité (l’autre histoire ?), en sachant que les ‘faits’, sur base desquels ce courrier a été élaboré, sont sacrés et ne peuvent être confondus avec des (vos) ‘opinions’ qui sont libres ?
Quant à la suite dont je souhaite vous entretenir ici, elle est relative à l’ordonnance de soit communiqué - dont copie ci-jointe - prise le 4 septembre 2002 par Madame la Juge d’Instruction Danièle REYNDERS. Ordonnance au terme de laquelle Madame la Juge estimait que l’enquête échappait à sa compétence en ce qu’elle concernait des magistrats bénéficiant d’un privilège de juridiction. Et elle constatait :
" A ce stade de l’enquête, le dossier n° de notice 52.99.99/01 concerne des magistrats : Madame A. THILY, Madame A. SPRIESTERBACH, Monsieur P. WILMART, Monsieur SCHOLTES, Madame SCHAAPS, un sieur DETAILLE à mieux identifier, et des mandataires politiques : Messieurs JAMART et MOHR, Monsieur José DARAS, Monsieur Thierry DETIENNE, Madame Muriel GERKENS, Monsieur Bernard WESPHAEL." (Je souligne)
Puis, elle communiquait les pièces de la procédure à charge de GENET Louis, DUTILLEUX Philippe et PINTO Emmanuel, à Madame le Procureur du Roi pour être par elle requis ce qu’il appartiendra (je souligne).
Pour le surplus, je ne peux que vous conseiller de lire la lettre ci-jointe que j’ai adressée, le 29 août 2005, à Madame la Juge d’instruction et à Monsieur Cédric VISART de BOCARME, Procureur Général près la Cour d’appel de Liège.
La troisième question
Avez-vous été informés en son temps de l’existence de ce dossier d’instruction ? Savez-vous à présent pour quel motif Madame la Juge d’instruction vous estimait concernés par ce dossier judiciaire, et quelle a été la suite qui lui a été réservée par le Parquet Général ? Et enfin, en vous proclamant hier ‘victimes’ des agissements inconsidérés d’un paranoïaque, vous sentez-vous ‘blanchis’ aujourd’hui, et partant, estimez-vous que vous n’avez ni le devoir ni l’obligation de rendre compte de vos actes ?
Vous ne pouvez évidemment pas répondre à cette question sans avoir en main les réponses aux questions que j’ai posées à Monsieur Cédric VISART de BOCARME et à Madame Laurette ONKELINX, Ministre de la Justice, dans la lettre ouverte que je leur ai adressée le 20 décembre 2006, dont copie ci-jointe.
Conclusion
Ici et maintenant, j’exige les réponses aux trois questions posées ci-dessus, ainsi qu’aux questions posées à Madame la Ministre de la Justice et à Monsieur le Procureur Général. Et ce, je le précise, sur base exclusive des pièces des dossiers judiciaires, telles que celles concernant le mandat d’arrêt dont j’ai été l’objet le 21 juin 1995, et la mise en observation dont j’ai été l’objet le 19 mars 1999, comme je l’ai souligné dans la lettre ouverte susmentionnée du 20 décembre 2006 (voir conclusion, page 7, paragraphe 2).
Mustafa Üner SARI
11:58
Écrit par Youri
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Lettre à Gerkens
Liège, le 1er février 2007
Madame la Députée,
Avant tout, je tiens à redire et à souligner, avec force et conviction, que "tout compromis repose sur des concessions mais (qu’)il ne peut y avoir de concession quand il s’agit des principes fondamentaux", comme le disait et le soulignait jadis le Mahatma Gandhi. Oui mais, me diriez-vous, ‘quels sont ces principes fondamentaux, et dans quel contexte les placez-vous’ ?
La protection de notre liberté
Il s’agit d’abord, Madame la Députée, d’un principe relatif à la protection de notre liberté en tant que réalité politique vivante. Ce qui m’inquiète à ce propos, c’est que dans le traitement des dossiers concernant la pratique du ‘terrorisme d’Etat’ par laquelle j’ai été visé le 21 juin 1995 (le mandat d’arrêt) et le 19 mars 1999 (la mise en observation psychiatrique), les représentants concernés de l’Ordre judiciaire et du Corps politique à la fois, ont supprimé toutes les barrières de la loi - et du droit - dressées par la législateur entre les citoyens et l’Etat. Ce qui équivaut en effet à détruire la liberté en tant que réalité politique vivante, car l'espace entre les citoyens et l’Etat tel qu'il est délimité par la loi - et le droit - est l'espace vital de la liberté.
En ce qui concerne votre collaboration active à cette destruction de la liberté, je ne prendrais ici, pour exemple, que vos agissements hors-la-loi et contre le droit lors de la longue élaboration ‘secrète’, et de la mise en scène publique, d’un acte d’inspiration purement stalinienne, à savoir ma mise en observation psychiatrique le 19 mars 1999. Dans ce cas, comme dans le cas du mandat d’arrêt, il ne s’agissait pas d’une erreur politico judiciaire mais d’une faute grave. Faute commise dans l’intention délibérée d’atteindre le meurtre juridique d’une personne (la mise en observation psychiatrique), après avoir visé son meurtre moral et social (le mandat d’arrêt), et ce, avant de viser la destruction totale de son individualité à travers la diffusion d’une vile propagande digne des représentants d’un régime d’une époque que nous voudrions voir révolue.
La protection de notre Etat de droit et de notre démocratie
Il s’agit ensuit d’un autre principe relatif, lui, à la protection de notre Etat de droit et de notre démocratie. En effet, depuis le temps des Lumières, c’est-à-dire depuis l’essor de L’Etat de droit, le respect de la loi et du droit n’est plus - contrairement à ce que vous semblez croire fermement -, l’expression arbitraire de la volonté d’un quelconque représentant de l’autorité publique, qu’elle soit judiciaire, politique ou autre, et de quelque niveau que ce soit. Depuis ces temps lointains, nul n’a donc de pouvoir qu'en vertu du droit, et chacun est soumis à l'obligation de respecter une loi qui le précède. Sans oublier évidemment les règles les plus élémentaires de la morale publique, consubstantielle à la démocratie et à l’Etat de droit démocratique.
Une ligne de conduite
A coté de mon attachement sans concession à ces deux principes, notamment, il ne me paraît pas inutile de mettre ici en exergue mon imperturbable attachement à une ligne de conduite que je résumerais comme suit : dire ce que je fais, faire ce que je dis. Faire ce que j’estime devoir faire, ce que j’estime juste de faire dans le strict respect des lois, du droit et des règles et principes visant la pérennité d’une société régie par un Etat de droit démocratique. Sans peur ni crainte donc de quelque autre ordre que ce soit, et ce, sans le moindre souci de plaire à qui que ce soit pour quoi que ce soit.
Fidèle à cette ligne de conduite, et mû exclusivement par mon refus catégorique de faire des concessions sur les principes fondamentaux, dont les deux principes évoqués plus haut, nous serons un jour à nouveau face à face dans les semaines qui viennent, comme vous pouvez le comprendre à la lecture de la lettre ouverte ci-jointe que j’ai l’honneur et le privilège de vous transmettre.
Si je vous transmets cette lettre maintenant, c’est parce que j’ai une sainte horreur de prendre mes interlocuteurs par surprise, de fondre sur eux afin de les surprendre. Parce que cela caractérise, à mon estime, les agissements insipides, inodores et incolores qui sont propres aux pervers accomplis pour lesquels ‘la fin justifie les moyens’ et pour lesquels ‘la seule loi valide est celle du plus fort’.
Le refus de reconnaître ses fautes
Que dire de plus si ce n’est pour souligner une fois encore que "le refus de reconnaître ses fautes", comme l’écrit Michel Schneider, "est le plus grand crime intellectuel selon l’épistémologue Karl Popper, et Freud estimait que le crime ne commençait psychiquement qu’avec l’effacement de ses traces car on s’approprie son acte. Alors comme l’inconscient, le mensonge court toujours". Mensonge, cet art dans lequel vous excellez à merveille en espérant forcer l'oubli par la résignation et par l’usure du temps. Alors que l’oubli est une illusion. Il est l’autre face du mensonge, comme la vérité et la mémoire sont celles de
Et de laisser le mot de la fin à Marie-France Hirigoyen qui remarque que "dans la mesure où la victime s'est jusqu'alors montrée trop conciliante, il lui faut changer de stratégie et agir fermement sans craindre le conflit. En se plaçant à l'origine de la crise ouverte, elle peut paraître être l'agresseur, mais c'est un choix qu'il faut assumer car de lui seul peut venir un changement. La crise permet à la vie de renaître. Plus la crise est retardée, plus elle sera violente."
Choix que j’assumerai avec la détermination qui est la mienne, en espérant voir la vie renaître, et ce, en allant jusqu’au bout de mon exigence légitime du respect de la loi et du droit, ainsi que du respect de la dignité, de l’intégrité morale et étique, de l’estime et de la fierté de soi de tout un chacun parmi nous.
Je préfère ce choix à la lâcheté et à
Dans l’attente, je vous propose, dans les pages qui suivent, ‘une invitation à la méditation’, et vous prie d’agréer, Madame la Députée, mes salutations,
Mustafa Üner SARI
Invitation à la méditation
"Mû par ce que nous pensons être une maladie que nous imaginons être proches d'une paranoïa, le sieur SARI ne pouvant plus harceler le parquet général qui lui avait donné une réponse, il s'est alors tourné vers son « supérieur », le Ministre de la Justice qu'il a interpellé par une lettre du 3 février 1998 (…)."
Louis GENET.
Je vous offre ici, Madame la Députée, le courrier ci-dessous afin de vous permettre de méditer sur la pratique au quotidien du ‘fascisme ordinaire’ au sein de votre parti. Et je vous laisse deviner ce que l’auteur du courrier, Philippe Dutilleux, tente de justifier par sa fatwa nauséabonde.
« Bonjour,
(…) Je suis conseiller communal écolo à malmedy (sic) et médecin généraliste depuis 1977. Par solidarité pour écolo, je me permets de vous livrer mon sentiment par rapport aux écrits de mr sari (sic) : pour moi, il s'agit d'un cas flagrant de délire paranoïaque tel que décrit dans tous les livres de psychiatrie et tel que j'ai eu l'occasion d'en observer dans ma pratique.
Ces cas sont les plus dangereux car sous couvert d'une logique implacable, ils développent une interprétation de leur perception des choses complètement rigide et imperméable à toute critique : tous ceux qui mettraient en doute son point de vue sont automatiquement mis dans le lot des comploteurs.
Il est très difficile voir impossible de les ramener à la raison et effectivement ce genre de personne est susceptible de passer à l'acte, suicide théâtral ou agression physique. Un psychiatre ou un médecin peut se rendre compte de la situation en quelques secondes et en quelques questions. (Je souligne)
Il n'y a pas d'alternative, si on veut être efficace et protéger le malade contre lui-même que de l'hospitaliser quasi de force et de lui imposer un traitement neuroleptique qui casse son système de raisonnement.
Cela peut paraître barbare mais c'est la seule méthode qui ait une chance d'être efficace (…) »
Les nostalgiques du Goulag
En lisant ces propos insolents, j’avais l’impression d’entendre hurler dans la rue où je vivais, l’acolyte de Staline, Beria, dans les couloirs d’un goulag quelque part en Sibérie, en disant : "Il n'y a pas d'alternative, si on veut être efficace et protéger le malade contre lui-même que de l'hospitaliser quasi de force et de lui imposer un traitement neuroleptique qui "casse" son système de raisonnement."
Comment est-il possible, me dis-je encore aujourd’hui, de vivre dans une société où on ne pourrait obtenir réponse à la question de savoir combien de fois ce pitoyable charlatan de culture germanique, avait déjà "cassé" de raisonnements à l’aide d’un traitement neuroleptique. Et de savoir combien il en a "cassé" depuis par le même moyen.
Onze mois plus tard, lors de son audition par l’enquêteur de la Juge d’instruction, ce même charlatan déclarait au sujet de sa réaction : "Je n’ai jamais rencontré monsieur SARI. (…) Ce courrier du 12 janvier 2001 était une tentative d’utilisation de ma fonction de mandataire ECOLO pour soutenir monsieur SARI dans son combat pour défendre ce qu’il estime être ses droits."
Heureux d’être défendu, devrais-je me dire, avant de le remercier pour son soutien. Je me suis abstenu de le faire parce que, me suis-je dit, cela reviendrait à oublier que le Führer aussi liquidait - défendait - les "aliénés" par compassion pour eux-mêmes et leurs familles "saines". "Aliénés" sélectionnés, faut-il le souligner, par des médecins (politiques) appartenant à la S.S.
L’aliénation
L’aliénation, la vraie, n’est-elle pas, Madame la psychologue, Madame la Députée, celle qui ne dit si bien son nom que lorsque la personne visée en arrive à justifier, elle-même, l’humiliation qu’elle subit, et rentre chez-elle domptée, parce qu’acculée à tourner la page ‘par la force des choses’, comme on dit ?
Guérir pour normaliser ou l’inverse ?
Vous n’ignorez point, Madame la Députée, que les pouvoirs investissent méthodiquement, et par de multiples chemins, les aires libres, les cerveaux. Pour y tuer angoisse, inadaptations, agressivités, déviations et autres ‘maladies’ qu’ils veulent guérir "efficacement", c’est-à-dire sans trop de casse, comme le suggérait précisément votre coreligionnaire Philippe Dutilleux, afin d’appuyer vos propres agissements.
Vous n’êtes pas sans savoir non plus que cette croisade est prêchée et poursuivie par des forces de maintien de l’ordre, en blouse blanche, dans la plupart des hôpitaux et des lieux de santé mentale, que ce soit par la force ou par
Parce qu’à notre époque, la normalisation de nos conduites, de notre être, par la médecine et par la psychiatrie importe plus, a plus de poids que les idéologies politiques. De fait, étroitement contrôlé de l’extérieur, autocontrôlé de l’intérieur, l’homme de ‘la modernité’ n’est-il pas de plus en plus l’image même de l’homme administré dont le seul désir est de couler une existence paisible dans nos sociétés d’abondance qui dissimulent mal leur caractère totalitaire à bien des égards ?
Les idéologies primitives assignaient l’ordre individuel à l’ordre social, par le biais de ses règles thérapeutiques. De nos jours, tant l’ordre politique, que l’ordre économique et financier tendent à déclarer ‘malades’ ceux qui ne souffrent que d’eux. Dans nos sociétés, les pouvoirs "laïcs" ont besoin de la ruse des dieux. Leur idéologie commune, comme toute idéologie, tend à faire accepter à l’individu comme naturelle leur loi, sociale ou autre.
Et si les dieux sont morts, la nature du pouvoir peut-il émaner d’une autre source que de la nature de l’individu ? Mais si cette nature est malade et coupable, l’Etat n’a-t-il pas encore une chance de se diviniser et cette chance ne passerait-elle pas, entre autre, par la médicalisation, voire la psychiatrisation de la société ?
Quant à moi, je reste persuadé et convaincu de ce que le jour où les guérisseurs en blouse blanche seraient chargés du maintien de l’ordre, le totalitarisme ordinaire sera la loi pour tous.
A bientôt.
11:55
Écrit par Youri
dans Général |
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